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mercredi, 07 mai 2008

La Région Champagne-Ardenne lance son plan climat régional !

<< La Région s'engage avec ses partenaires, l'ADEME et l'Etat, dans l'élaboration d'un plan climat régional, pour mieux maitriser les émissions de gaz à effets de serre et économiser les ressources.

La volonté de la Région et de l'ADEME :

A partir d'un état des lieux des sources d'émissions de CO2, ouvrir le débat, avec les partenaires privés et les territoires ( départements , pays, parcs naturels régionaux, agglomérations et grandes villes ) , dégager des pistes d'actions adaptées au contexte régional et favoriser la mise en place de plans climat au niveau local.

Des outils seront proposés :

- un diagnostic et un atlas régional,
- un guide opérationnel pour aider chaque territoire à élaborer son propre plan d'actions,
- un observatoire du plan climat pour le suivi des actions à l'échelle de la région et des territoires.
Les finalités du plan climat régional :

- mobiliser les acteurs autour d'un enjeu économique et sociétal majeur
- créer une dynamique collective autour d'actions de prévention du changement climatique,
- affirmer le rôle d'éco-Région de la Champagne-Ardenne. >>
 
La Région Champagne-Ardenne, 07-V-2008 

Menaces sur la vie culturelle pragoise

<< Le monde culturel pragois réclame le départ de l'adjoint au maire en charge des affaires culturelles, Milan Richter, et du chef de la commission des subventions, Ondrej Pecha. Quelque cinq cents directeurs de théâtre, acteurs, artistes, galeristes associatifs et organisateurs de festivals ont manifesté, le 24 avril, sur le parvis de la mairie de Prague pour dénoncer les coupes brutales dans les subventions qui menacent l'existence de nombreuses scènes et institutions indépendantes.

 


MM. Richter et Pecha ont en effet changé les règles d'attribution des financements sans consultation. Ils ont décidé d'accorder un soutien de 42 couronnes (1,80 euro) par billet vendu au minimum 150 couronnes (6 euros), quel que soit le statut du postulant. Ce qui a permis de favoriser les producteurs privés de comédies musicales au détriment des petites scènes, galeries d'art et spectacles de danse contemporaine.

"La situation est grave, explique Yvonna Kreuzmannova, fondatrice du Festival de danse contemporaine Tanec Praha, dont la 20e édition est prévue en juin. La subvention de la mairie ne représente cette année que 18 % de celle de 2007 : nous avons été obligés d'annuler plusieurs invitations de troupes étrangères et de réduire le nombre de représentations pour d'autres." L'une des "victimes" de cette réduction drastique de l'aide au principal festival de danse contemporaine en Europe centrale est la compagnie française Käfig installée à Bron qui ne pourra se produire à Prague.

En butte depuis plusieurs années aux autorités locales ou nationales - le ministère de la culture ne soutient quasiment pas les arts vivants -, les gens du spectacle ne sont plus seuls dans leur combat pour maintenir une politique culturelle digne de ce nom.

Près de 15 000 personnes ont signé en quinze jours une pétition "pour une Prague culturelle" et les différentes initiatives civiques du monde de la culture se sont rapprochées pour dénoncer le repli nationaliste des responsables politiques et la confusion entre culture, show-business et divertissement.

Alors que la mairie de Prague s'apprête à enterrer le projet de bibliothèque nationale de l'architecte britannique d'origine tchèque Jan Kaplicky, qui mobilise depuis un an les intellectuels praguois, les artistes ont aussi dénoncé la gestion égocentrique de la Galerie nationale à Prague.

Son directeur depuis huit ans, le créateur Milan Knizak, proche du président ultralibéral Vaclav Klaus et de son Parti démocratique civique (ODS) qui détient la mairie de la capitale, refuse d'impliquer la première institution tchèque consacrée aux arts plastiques dans les échanges internationaux. Ainsi, aucune oeuvre tchèque n'est exposée à l'étranger et aucune oeuvre étrangère des grands musées internationaux à Prague. >>

Martin Plichta, Le Monde daté du 06-V-2008 

Un brevet français plus attractif pour les entreprises de moins de 1 000 salariés

<< Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi, Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la consommation, porte-parole du gouvernement et Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'artisanat, des PME, du tourisme et des services, se félicitent des mesures prises pour inciter les entreprises de moins de mille salariés à déposer des brevets en France.

Pour les entreprises, le brevet est un levier de croissance qui permet de conquérir des marchés. Il soutient l'innovation et par conséquent notre économie nationale.

C'est pourquoi le gouvernement a prévu un ensemble de mesures en faveur de la propriété intellectuelle qui entrent en application le 1er mai 2008.

Ainsi, l'Institut national de la propriété industrielle double la réduction qui est accordée aujourd'hui aux PME sur les principales redevances liées au dépôt de brevets français, ce taux de réduction passant de 25 à 50 %.

Il l'étend désormais aux entreprises employant moins de 1 000 salariés, et non seulement aux PME de moins de 250 salariés.

Cette mesure en faveur des entreprises moyennes pour les inciter à protéger et valoriser leurs innovations s'ajoute à celles qui ont été prises par la France pour promouvoir le brevet européen.

En effet, l'accord de Londres ratifié par la France entre en vigueur le 1er mai 2008 dans 13 états européens*. A dater de ce jour, toutes les entreprises déposant un brevet européen bénéficieront du nouveau régime simplifié de traduction des brevets européens qui continueront à pouvoir être déposés dans l''une des trois langues de l''Office européen des brevets (OEB) : français, anglais, allemand, mais sans obligation de traduire les descriptions de l''invention dans chacune des langues européennes. Les entreprises feront ainsi une économie de 25 à 30 % sur les traductions de leurs brevets européens.

En allégeant le coût du brevet national pour les PME de moins de 1 000 salariés et celui du brevet européen pour toutes les entreprises, le gouvernement soutient l'innovation en France, par le développement des outils de propriété intellectuelle. >>
 
Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, 06-V-2008

« Un fruit pour la récré », pour donner aux jeunes le goût des fruits

<< En participant à un goûter à base de fruits organisé dans le groupe scolaire THIERS, à Bordeaux, aux côtés d'Alain JUPPE, maire de Bordeaux, et de Cyril LIGNAC, Chef cuisinier, Michel BARNIER, Ministre de l'agriculture et de la pêche, annonce aujourd'hui le lancement à la rentrée 2008 de l'opération « Un fruit pour la récré », distribution gratuite d'au moins un fruit par semaine, en plus des repas, aux enfants des écoles primaires et maternelles ou fréquentant les centres aérés.

La consommation moyenne de fruits et légumes est en France très inférieure aux préconisations du PNNS (1), fixées à 5 fruits et légumes différents par jour pour une ration globale de 400 grammes. Elle est particulièrement insuffisante chez les jeunes et chez les populations les plus défavorisées. Au-delà des messages d'information déjà bien connus, Michel BARNIER souhaite la généralisation d'actions concrètes. Ainsi, il diffuse à partir d'aujourd'hui un « cahier des charges » élaboré pour les communes volontaires pour s'engager à organiser, à compter de la prochaine rentrée scolaire, des distributions hebdomadaires de fruits dans les écoles et les centres aérés. Le Ministre s'engage à cofinancer l'achat des fruits pour les 1.000 premières écoles situées en zone d'éducation prioritaire qui seront engagées dans l'opération. Par ailleurs, Michel BARNIER souhaite mobiliser des sponsors privés, et il s'attachera également, pendant la Présidence française de l'Union européenne, à faire avancer le projet de la Commission de mobiliser des fonds communautaires au profit de telles opérations.

Le projet « Un fruit pour la récré » a été préparé depuis 4 mois par l'ensemble des acteurs de la filière des fruits et légumes frais ou transformés, les ministères chargés de l'Agriculture, de l'Education Nationale, des Finances, de la Santé, les nombreuses communes déjà investies sur le sujet, les syndicats de restauration collective en gestion directe et les sociétés de restauration collective concédées, les fédérations de fonctionnaires territoriaux chargés de la restauration collective, les parents d'élèves, les associations de consommateurs...

Les communes volontaires pour s'engager dans de telles opérations peuvent à partir de ce jour télécharger le cahier des charges disponible sur le site internet du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche (www.agriculture.gouv.fr), sous la rubrique « un fruit pour la récré ».

Au-delà du bienfait de la consommation régulière de fruits, il s'agit aussi de donner aux jeunes du goût et de l'appétit pour les fruits, de les accompagner pédagogiquement à la découverte du fruit, en contribuant par là à modifier durablement les habitudes alimentaires. Dès juillet 2008 des actions d'animation seront proposées dans les centres de vacances et de loisirs à 3,5 millions d'enfants. >>

(1) Programme national nutrition santé

Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, 07-V-2008

Un an de sarkozysme, la Ligue des droits de l'homme s'alarme

Le rapport de la Ligue des droits de l'homme, rendu public aujourd'hui, dresse un tableau alarmant de la situation en France après un an sous le régime Sarkozy. Document.

Libération du mardi 6 mai 2008

Téléchargez le rapport au format PDF

Pour la cinquième année consécutive, la Ligue des droits de l’Homme publie le mercredi 7 mai son rapport sur «L’état des droits de l’homme en France» (La Démocratie asphyxiée, La Découverte, 128 pp., 10 €). En six chapitres précis et documentés, les militants de la LDH y dressent un tableau particulièrement alarmant des atteintes aux libertés et aux droits sociaux par la «République selon Sarkozy», alors que le Président fête son premier anniversaire à l’Elysée. En exclusivité pour Libération, ils ont rédigé la synthèse de leur travail et livrent leurs conclusions.

Une démocratie exemplaire ? «Rupture»…  avec les valeurs  républicaines

On peut rompre avec tous et avec tout, sauf avec sa propre politique: les "lois Sarkozy" du précédent quinquennat sont toujours là. Pourtant, le 6 mai 2007 a constitué un saut qualitatif dans la forme du politique, comme sur nombre de points fondamentaux. L’Etat est désormais géré comme une entreprise personnelle par un "président-Soleil", dans une ambiance jet-set décomplexée. Le présidentialisme a muté en "monarchie élective", à laquelle aucune institution ne résiste : ni le gouvernement de "collaborateurs" à faire noter par un cabinet privé, ni le Parlement paraphant sa dose hebdomadaire de "réformes" ficelées, ni la justice dont la ministre explique qu’elle est rendue "au nom de la légitimité suprême des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l’autorité". "Ainsi veut le roi, ainsi veut la loi" ? Et le peuple français se réduit-il à la majorité présidentielle ? Rupture, oui, dans la désinstitutionnalisation du pouvoir, l’autoritarisme personnalisé et la privatisation du politique. Rupture, au bout du compte, avec les valeurs républicaines.»
 
 Le droit à l’éducation et à la sûreté pour nos enfants ? Fichons ces graines de délinquants !

«Le fichier "Base-élèves" est un bon exemple des pratiques de fichage systématisé et du nouveau contrôle social. Tandis que le ministère de l’Education nationale fait le forcing pour convaincre les directeurs d’école de ses mérites, les parents d’élèves découvrent avec stupeur que ce fichier permettra de conserver pendant quinze ans quantité d’informations sur leurs enfants. Les décrets relatifs à la loi "de prévention de la délinquance" commencent à sortir et les maires sont désormais habilités à se constituer une base de données à partir des informations qu’ils auront récoltées auprès des directeurs d’école, des caisses d’allocations familiales et des inspecteurs d’académie.
La LDH et ses partenaires demandent que les différents fichiers qui relèvent de l’Education nationale fassent l’objet d’une information préalable aux parents, d’un débat démocratique sur leur contenu et présentent des garanties quant à la confidentialité et aux possibilités de centralisation ou d’interconnexion des données enregistrées. Une exigence minimale.»

Et les droits universels pour les migrants ? La traque et la peur pour des «sans-droits»

«Baba Traoré, qui s’enfuit à la vue d’un contrôle de police et qu’on retrouve noyé : voilà le dernier mort de la guerre que le gouvernement mène contre les sans-papiers. Préférant ignorer qu’une partie de l’économie repose sur l’exploitation au travail de ces hommes et femmes de l’ombre, cette guerre est conduite au nom d’une idéologie, celle de la "menace" que ferait peser l’immigration sur l’"identité nationale". Et d’un projet politique : fidéliser sur cette base l’électorat d’extrême droite. Cette idéologie mobilise comme jamais les préfectures, encouragées à faire du chiffre au détriment de l’examen des situations humaines, et les forces de police, entraînées vers des dérives qui traumatisent nombre de fonctionnaires : arrestations au domicile et en préfecture, rafles, brutalités dans les centres de rétention…
Mais elle suscite aussi ses objecteurs de conscience et ses résistants : les sans-papiers eux-mêmes, qui luttent pour leurs droits, et les citoyens, ces "innombrables" qui refusent la xénophobie d’Etat et dont la solidarité dessine un autre visage de notre société.»

La sûreté pour tous ? La prison pour toute réponse !

«Nicolas Sarkozy, chantre de la réforme, a échoué sur l’économique et le social. Alors il alourdit la politique sécuritaire qu’il développait depuis 2002. Ça coûte moins cher et ça paie plus. En cinq ans, quarante lois ont bouleversé le Code de procédure pénale et trente ont désarticulé le Code pénal. Les principes fondamentaux de la responsabilité pénale et des garanties judiciaires s’estompent. Au point que, lorsque le timide Conseil constitutionnel ose rappeler cette pierre angulaire de notre droit qu’est le principe de non-rétroactivité des lois, le Président s’en offusque et tente de le contourner.
Rien ne prouve que cette frénésie législative ait fait baisser la délinquance ; mais depuis l’élection présidentielle, le nombre de détenus est passé de 60 571 à 63 211 - pour toujours 50 207 places. Le contrôleur général des prisons n’est toujours pas nommé et la loi pénitentiaire s’éloigne. Mais on construit de nouvelles prisons, y compris pour les enfants.»


La France des droits de l’homme dans le monde ? Atlantisme et ethnocentrisme

«En fait de droits de l’homme, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy mêle un immobilisme qui l’entraîne à choyer les "amis" habituels, fussent-ils peu fréquentables, et une démarche qui le rapproche de la thématique de la guerre des civilisations. Derrière la façade des états d’âme de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, rien n’a changé dans les rapports entre Paris et les vieux clients-fournisseurs de la France que sont Ben Ali, Bongo, Sassou Nguesso et tant d’autres. En revanche, le retour dans le giron atlantiste s’accompagne d’un discours sur le monde musulman qui le désigne comme l’ennemi des valeurs du monde occidental, et d’un discours sur l’Afrique qui reproduit les clichés coloniaux les plus éculés. Le choc des civilisations et le complexe de supériorité résument la vision de Nicolas Sarkozy, comme son ministère de l’Identité nationale en fait foi, jusqu’à la nausée : politique étrangère et politique intérieure se rejoignent dans l’inacceptable.»
 
Le droit à l’éducation et à la sûreté pour nos enfants ? Fichons ces graines de délinquants !

«Le fichier "Base-élèves" est un bon exemple des pratiques de fichage systématisé et du nouveau contrôle social. Tandis que le ministère de l’Education nationale fait le forcing pour convaincre les directeurs d’école de ses mérites, les parents d’élèves découvrent avec stupeur que ce fichier permettra de conserver pendant quinze ans quantité d’informations sur leurs enfants. Les décrets relatifs à la loi "de prévention de la délinquance" commencent à sortir et les maires sont désormais habilités à se constituer une base de données à partir des informations qu’ils auront récoltées auprès des directeurs d’école, des caisses d’allocations familiales et des inspecteurs d’académie.
La LDH et ses partenaires demandent que les différents fichiers qui relèvent de l’Education nationale fassent l’objet d’une information préalable aux parents, d’un débat démocratique sur leur contenu et présentent des garanties quant à la confidentialité et aux possibilités de centralisation ou d’interconnexion des données enregistrées. Une exigence minimale.»

Le Forum des écrivains serbes s’invite dans la campagne électorale

Danas 
 
http://balkans.courriers.info/article10388.html
 
traduit par Christine Chalhoub
Publié dans la presse : 29 avril 2008
  

<< Devant la grave crise politique et institutionnelle qui touche la Serbie, le Forum des écrivains lance un appel au sursaut civique et démocratique contre la résurgence de discours et de méthodes fascisantes au sein même du pouvoir. Huit jours avant les élections du 11 mai, le quotidien Danas publie ce manifeste qui regroupe un grand nombre d’écrivains serbes inquiets pour l’avenir du pays.

Ce qui s’est passé dans les rues de Belgrade et des autres villes du pays entre le 17 et le 21 février dernier a prouvé sans ambiguïté que l’élite politique serbe, réactionnaire jusqu’à l’arrogance et toute « technique » qu’elle soit désormais, est prête dès que l’occasion se présente à jeter l’oripeau du nationalisme de salon pour se livrer ouvertement à des manœuvres politiciennes de bas étage et aux récupérations partisanes les plus abjectes. De toute évidence, « l’avènement du peuple » rejoué le 21 février a été le premier épisode, agrémenté de prises à partie et de menaces clérico-fascistes, de la campagne électorale en cours.

S’il est resté jusqu’ici plutôt discret et tacite, le soutien qu’une composante essentielle de l’élite au pouvoir apporte à l’extrême droite serbe n’en est pas moins constant. Il a culminé le 21 février, au terme d’un irrésistible crescendo : déclarations violentes de diverses organisations de droite, mots d’ordre et marches de groupes néonazis, stigmatisation des adversaires politiques et appels à leur régler leur compte, propositions de restreindre la liberté de parole, agressions physiques contre les personnes, démolition des biens, destruction des œuvres d’art, interruption violente des débats publics, cas de discrimination nationale et religieuse et accrochages armés provoqués au Kosovo. Tous ces événements ont été systématiquement relativisés dans les médias. L’« état d’urgence » qui prévaut aujourd’hui est la conséquence logique de trois facteurs : remise à l’ordre du jour de la prétendue révolution antibureaucratique ; renforcement du populisme et du nationalisme ; retour des forces antiréformatrices, réhabilitées après l’attentat contre le Premier ministre Đinđić, qui occupent désormais le devant de la scène politique.

Nous, écrivains de diverses générations regroupés autour du Forum des écrivains, rejetons un modèle culturel fondé sur le nationalisme, reflet d’une conscience totalitaire, sur la démagogie et les manipulations, le détournement de la démocratie et du pluripartisme, la violence dans la vie politique. Nous appelons nos collègues du secteur culturel et tous ceux qui veulent un véritable avenir pour la Serbie à se joindre à nous, à exprimer publiquement leur désaccord et leur refus, à dénoncer l’état d’esprit qui règne aujourd’hui parmi les élites politiques et intellectuelles en Serbie, conduisant à un nationalisme toujours plus agressif, à l’auto-isolation du pays.

Invoquer les fantômes du passé, recourir aux idées de Nikolaj Velimirović et de Dimitrije Ljotić, comme on le fait actuellement, c’est retourner à cette matrice funeste et si reconnaissable dans laquelle s’est inscrite plus d’une fois l’histoire récente de la Serbie. Élevons-nous contre la mainmise des partis sur l’État et la culture, contre l’invention des ennemis extérieurs et intérieurs. Dénonçons l’inertie des opportunistes et les intentions destructrices de la droite agressive. Disons-le avant qu’il ne soit trop tard : nous n’acceptons pas !

Vladimir Arsenijević, Laslo Vegel, Mirko Đorđević, Predrag Čudić, Ibrahim Hadžić, Milan Đorđević, Filip David, Borka Pavićević, Nenad Prokić, Mirjana Miočinović, Mileta Prodanović, Borivoje Adašević, Bojan Tončić, Milica Jovanović, Vladimir Arsenić, Ivan Potić, Mića Vujčić, Dragoljub Stanković, Srđan V. Tešin, Siniša Tucić, Miloš Živanović, Saša Ilić, Tomislav Marković, Saša Ćirić. >>

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