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jeudi, 08 mai 2008
Lancement par le Ministère de la Culture d'un prix "musée en famille"
Doté de 20 000 euros et remis en juin 2008, il permettra de distinguer le musée qui prendra la meilleure initiative pour favoriser la découverte de ses collections par les familles.
L'objectif ainsi poursuivi par les deux ministres est de démocratiser l'accès au patrimoine et aux institutions muséales, de renforcer les liens entre les familles et le monde de la culture. >>
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Travaillant à l'étranger, les hommes envoient moins d'argent à leur famille que les femmes
<< Une nouvelle étude menée par l'OIM (Organisation Internationale des Migrations) et l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme des Nations Unies (INSTRAW) révèle que les hommes qui migrent sans leur famille ont tendance à créer une nouvelle famille dans le pays de destination et cessent d'envoyer de l'argent à leur famille restée au pays.
Cette étude, intitulée « Género y Remesas: Migración colombiana del AMCO hacia España » (Remises de fonds en fonction du genre des migrants : migrants colombiens de la zone métropolitaine centre-ouest partis en Espagne), confirme que lorsque les femmes migrent, les enfants restent généralement au pays et sont confiés à leur grand-mère. La réunification familiale s'effectue généralement dans le pays de destination et peu de femmes rentrent au pays.
Cette étude a été menée en Espagne et en Colombie, dans la zone métropolitaine centre-ouest (AMCO en espagnol), une zone de culture du café comptant 1,2 million d'habitants, bordée par le triangle économique colombien comprenant les villes de Bogota, de Medellín et de Cali.
Bien que l'expérience de la migration et sa finalité soient différentes selon les sexes, les tendances en matière de remises de fonds sont très similaires si l'on prend compte des sommes envoyées par les migrants.
Cette étude révèle cependant que bien que les sommes envoyées soient similaires, elles représentent une charge plus lourde pour les femmes dont les salaires sont bien inférieurs à ceux des migrants hommes. En dépit de ces disparités en termes de revenus, les femmes envoient de l'argent plus souvent et sur de plus longues périodes. Les remises de fonds des femmes migrantes de la région AMCO représentent 54 pour cent des remises de fonds dans cette région. En 2006, les migrants colombiens ont envoyé 4,2 milliards de dollars dans leur pays d'origine au travers des remises de fonds.
Cette étude révèle par ailleurs que lorsque les femmes migrent et envoient de l'argent au pays, on constate une nette amélioration des stratégies familiales en termes d'investissements, en particulier en matière de logement. Les auteurs expliquent cependant que ce phénomène n'est pas lié aux sommes envoyées, mais au fait que les maris restés au pays contribuent également aux finances familiales. En revanche, concernant les femmes dont les maris ont migré, les investissements sont considérablement moins importants et les sommes envoyées sont dépensées pour subvenir aux besoins les plus élémentaires. En effet, les hommes disent pour la plupart avoir migré pour que leur femme arrête de travailler et reste à la maison pour s'occuper de la famille.
Cette étude souligne par ailleurs que les femmes migrent pour améliorer la vie de leur famille. Cependant, elles migrent souvent pour échapper aux problèmes domestiques, en particulier aux violences physiques.
« Lorsque j'ai décidé de migrer, j'ai préféré mentir. J'ai dit à mon mari que je le ferai venir dès que possible. Mais je savais que je lui mentais : j'avais décidé qu'il fallait mettre un terme à cette situation. Je ne supportais plus notre vie. Il était violent. J'ai très peu de bons souvenirs de notre vie commune » a déclaré une femme migrante interviewée en Espagne.
D'après le Département des statistiques colombien (DANE en espagnol), 3,3 millions de Colombiens vivaient à l'étranger en 2005, soit 7,3 pour cent de la population. Les principaux pays de destination sont les Etats-Unis (35,4%), l'Espagne (23,3%) et le Venezuela (18,5%).
Cette étude est basée sur une étude sur les migrations internationales et une étude sur les remises de fonds de l'OIM, ainsi que sur des interviews de migrants (hommes et femmes) en Espagne et de familles de la région AMCO. >>
08:31 Publié dans Vie universitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


