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vendredi, 09 mai 2008
Lobbying européen : le parlement européen demande davantage de transparence
<< Un registre public obligatoire pour les lobbyistes, commun au Conseil, à la Commission et au Parlement, et comprenant la totalité de leurs sources financières a été proposé par le Parlement européen ce jeudi. Les lobbyistes devraient également se conformer à un code de conduite et encourir des sanctions en cas de non respect.
Le lobbying vise à influencer non seulement les décisions politiques et législatives mais également l'attribution de fonds communautaires, ainsi que le contrôle et l'application de la législation. Le rapport d'initiative de Ingo Friedrich (PPE-DE, DE), adopté à une large majorité ce jeudi, par 547 voix pour, 24 contre et 59 abstentions, propose un ensemble de mesures destinées à introduire plus de transparence dans les activités des lobbyistes.
Le rapporteur a souligné l'importance de parvenir à une plus grande transparence permettant de savoir "qui, où et quand peut exercer en tant que lobbyiste". Il a ensuite insisté sur l'intérêt d'un guichet unique permettant d'avoir un registre de lobbyistes commun aux trois institutions.
Un registre commun obligatoire
Les députés se sont prononcés en faveur d'un registre public obligatoire des lobbyistes. Ils approuvent également la proposition de la Commission d'ouvrir un "guichet unique" où les lobbyistes devraient s'enregistrer seulement une seule fois pour avoir accès au Parlement, à la Commission et au Conseil. De plus, des sanctions devraient être imposées aux lobbyistes qui ne respectent pas le code de conduite.
A cet effet, les députés ont proposé que les trois institutions créent un groupe de travail mixte sans tarder, pour préparer une proposition sur un registre commun à la fin de 2008. Un amendement visant à ce que ce registre et le code de conduite "puissent entrer en vigueur avant les élections de 2009" n'a pas recueilli une majorité suffisante.
Qu'est-ce qu'un lobbyiste ?
Les députés reconnaissent que les lobbyistes peuvent fournir une compétence utile mais estiment essentiel de pouvoir identifier les organisations représentées par les groupes de pression.
Selon le rapport, tous les acteurs "qui visent à influer sur l'élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions européennes" sont concernés. Qu'il s'agisse des "lobbyistes professionnels, de représentants internes d'une entreprise, d'ONG, de groupes de réflexion, de groupements professionnels, de syndicats, d'organisations d'employeurs ou d'avocats, dès lors que ces derniers ne fournissent pas des conseils ou une assistance juridiques".
Un amendement du groupe démocrate et libéral destiné à inclure les églises dans la liste, a été rejeté par l'Assemblée (177 voix pour, 316 contre et 125 contre). A ce propos, le rapporteur avait précisé lors du débat que les églises étaient, selon les Traités, "des partenaires et non des lobbyistes".
"Révélation financière complète" et sanctions prévues
Selon la résolution, les lobbyistes seront tenus de respecter un code de conduite. Un mécanisme devrait être prévu pour expulser ceux qui violent les règles. Les députés demandent également un suivi attentif de la conduite des lobbyistes, des sanctions en cas de mauvaise conduite et des ressources humaines et financières suffisantes pour vérifier les informations incluses dans le registre.
En outre, les députés proposent que le registre obligatoire comprenne la "révélation financière complète" des lobbyistes. Les consultants professionnels et les cabinets juridiques en particulier devraient révéler le poids relatif de leurs principaux clients et les coûts liés au lobbying. Les ONG et les groupes de réflexion seraient invités à déclarer leurs budgets globaux et leurs principales sources de financement.
Le groupe de travail interinstitutionnel devrait également proposer des critères spécifiques pour la révélation financière.
L'''empreinte législative''
Une nouveauté a été introduite dans le rapport : chaque député auteur d'un rapport pourra y joindre une "empreinte législative", c'est-à-dire une liste indicative des groupes d'intérêts qui ont été consultés lors de la préparation du rapport. Les députés européens encouragent fortement la Commission européenne à faire de même lorsqu'elle présente ses propositions législatives.
Le nom des groupes de pression qui soutiennent les intergroupes - ces groupes de députés européens trans-partis rassemblés autour d'un même thème, par exemple le bien être animal -, devra également être divulgué.
Le Parlement européen a mis en place un registre volontaire des lobbyistes et un code de conduite de lobbying ces dix dernières années. Selon le rapporteur, il y aurait environ 15.000 lobbyistes et 2.500 groupes de pression à Bruxelles. Le comptage des laissez passer et badges "express" délivrés aux visiteurs permanents permet d'estimer qu'il y aurait, approximativement, 5.000 lobbyistes au PE. >>
Le lobbying vise à influencer non seulement les décisions politiques et législatives mais également l'attribution de fonds communautaires, ainsi que le contrôle et l'application de la législation. Le rapport d'initiative de Ingo Friedrich (PPE-DE, DE), adopté à une large majorité ce jeudi, par 547 voix pour, 24 contre et 59 abstentions, propose un ensemble de mesures destinées à introduire plus de transparence dans les activités des lobbyistes.
Le rapporteur a souligné l'importance de parvenir à une plus grande transparence permettant de savoir "qui, où et quand peut exercer en tant que lobbyiste". Il a ensuite insisté sur l'intérêt d'un guichet unique permettant d'avoir un registre de lobbyistes commun aux trois institutions.
Un registre commun obligatoire
Les députés se sont prononcés en faveur d'un registre public obligatoire des lobbyistes. Ils approuvent également la proposition de la Commission d'ouvrir un "guichet unique" où les lobbyistes devraient s'enregistrer seulement une seule fois pour avoir accès au Parlement, à la Commission et au Conseil. De plus, des sanctions devraient être imposées aux lobbyistes qui ne respectent pas le code de conduite.
A cet effet, les députés ont proposé que les trois institutions créent un groupe de travail mixte sans tarder, pour préparer une proposition sur un registre commun à la fin de 2008. Un amendement visant à ce que ce registre et le code de conduite "puissent entrer en vigueur avant les élections de 2009" n'a pas recueilli une majorité suffisante.
Qu'est-ce qu'un lobbyiste ?
Les députés reconnaissent que les lobbyistes peuvent fournir une compétence utile mais estiment essentiel de pouvoir identifier les organisations représentées par les groupes de pression.
Selon le rapport, tous les acteurs "qui visent à influer sur l'élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions européennes" sont concernés. Qu'il s'agisse des "lobbyistes professionnels, de représentants internes d'une entreprise, d'ONG, de groupes de réflexion, de groupements professionnels, de syndicats, d'organisations d'employeurs ou d'avocats, dès lors que ces derniers ne fournissent pas des conseils ou une assistance juridiques".
Un amendement du groupe démocrate et libéral destiné à inclure les églises dans la liste, a été rejeté par l'Assemblée (177 voix pour, 316 contre et 125 contre). A ce propos, le rapporteur avait précisé lors du débat que les églises étaient, selon les Traités, "des partenaires et non des lobbyistes".
"Révélation financière complète" et sanctions prévues
Selon la résolution, les lobbyistes seront tenus de respecter un code de conduite. Un mécanisme devrait être prévu pour expulser ceux qui violent les règles. Les députés demandent également un suivi attentif de la conduite des lobbyistes, des sanctions en cas de mauvaise conduite et des ressources humaines et financières suffisantes pour vérifier les informations incluses dans le registre.
En outre, les députés proposent que le registre obligatoire comprenne la "révélation financière complète" des lobbyistes. Les consultants professionnels et les cabinets juridiques en particulier devraient révéler le poids relatif de leurs principaux clients et les coûts liés au lobbying. Les ONG et les groupes de réflexion seraient invités à déclarer leurs budgets globaux et leurs principales sources de financement.
Le groupe de travail interinstitutionnel devrait également proposer des critères spécifiques pour la révélation financière.
L'''empreinte législative''
Une nouveauté a été introduite dans le rapport : chaque député auteur d'un rapport pourra y joindre une "empreinte législative", c'est-à-dire une liste indicative des groupes d'intérêts qui ont été consultés lors de la préparation du rapport. Les députés européens encouragent fortement la Commission européenne à faire de même lorsqu'elle présente ses propositions législatives.
Le nom des groupes de pression qui soutiennent les intergroupes - ces groupes de députés européens trans-partis rassemblés autour d'un même thème, par exemple le bien être animal -, devra également être divulgué.
Le Parlement européen a mis en place un registre volontaire des lobbyistes et un code de conduite de lobbying ces dix dernières années. Selon le rapporteur, il y aurait environ 15.000 lobbyistes et 2.500 groupes de pression à Bruxelles. Le comptage des laissez passer et badges "express" délivrés aux visiteurs permanents permet d'estimer qu'il y aurait, approximativement, 5.000 lobbyistes au PE. >>
Parlement Européen, 09-V-2008
L'euro : dix ans déjà !
<< À l'heure où l'UE fête les dix ans de la monnaie unique, la Slovaquie reçoit le feu vert pour rejoindre la zone euro en 2009.
Cela fera dix ans ce mois-ci que les responsables européens ont pris la décision historique de lancer l'euro. L'introduction de la monnaie unique, en 1999, consacrait la naissance de l'Union économique et monétaire (UEM).
Aujourd'hui, 320 millions d'Européens vivant dans 15 pays, soit plus que la population des États-Unis, utilisent la même monnaie et profitent des avantages apportés par le marché unique.
L'euro a en outre permis d'assainir les finances publiques et d'améliorer les politiques macro-économiques, et donc de créer des emplois.
Le déficit public moyen dans l'UE a atteint le record historiquement bas de 0,6 % du PIB en 2007 (contre 4 % dans les années 1980 et 1990). La Commission a pris acte de cette évolution et invité le Conseil à clore les procédures de surveillance qui avaient été engagées à l'encontre de la République tchèque, de l'Italie, du Portugal et de la Slovaquie en raison de leurs déficits excessifs.
Soucieuse de poursuivre sur cette lancée, la Commission a adopté aujourd'hui une communication English dans laquelle elle fait le bilan des résultats atteints depuis le lancement de l'euro et interroge les parties prenantes sur la marche à suivre pour les années à venir.
Événement charnière de l'intégration européenne, l'UEM doit aujourd'hui être remodelée pour affronter les grands enjeux du siècle que sont la mondialisation, la raréfaction des ressources naturelles, le changement climatique et le vieillissement de la population.
Selon un rapport English publié ce jour, la Slovaquie remplit les critères d'adhésion à la zone euro, à savoir des prix et des taux de change stables, des taux d'intérêt peu élevés, un déficit et un endettement publics faibles, ainsi qu'une législation compatible avec le droit communautaire. La Commission va ainsi recommander aux États membres de l'UE d'approuver l'adhésion de la Slovaquie à la zone euro à compter du 1er janvier 2009.
Les autres pays dont la candidature a été examinée (principalement des nouveaux États membres, mais aussi la Suède) ne remplissent pas encore les critères d'adhésion à la zone euro. >>
Cela fera dix ans ce mois-ci que les responsables européens ont pris la décision historique de lancer l'euro. L'introduction de la monnaie unique, en 1999, consacrait la naissance de l'Union économique et monétaire (UEM).
Aujourd'hui, 320 millions d'Européens vivant dans 15 pays, soit plus que la population des États-Unis, utilisent la même monnaie et profitent des avantages apportés par le marché unique.
L'euro a en outre permis d'assainir les finances publiques et d'améliorer les politiques macro-économiques, et donc de créer des emplois.
Le déficit public moyen dans l'UE a atteint le record historiquement bas de 0,6 % du PIB en 2007 (contre 4 % dans les années 1980 et 1990). La Commission a pris acte de cette évolution et invité le Conseil à clore les procédures de surveillance qui avaient été engagées à l'encontre de la République tchèque, de l'Italie, du Portugal et de la Slovaquie en raison de leurs déficits excessifs.
Soucieuse de poursuivre sur cette lancée, la Commission a adopté aujourd'hui une communication English dans laquelle elle fait le bilan des résultats atteints depuis le lancement de l'euro et interroge les parties prenantes sur la marche à suivre pour les années à venir.
Événement charnière de l'intégration européenne, l'UEM doit aujourd'hui être remodelée pour affronter les grands enjeux du siècle que sont la mondialisation, la raréfaction des ressources naturelles, le changement climatique et le vieillissement de la population.
Selon un rapport English publié ce jour, la Slovaquie remplit les critères d'adhésion à la zone euro, à savoir des prix et des taux de change stables, des taux d'intérêt peu élevés, un déficit et un endettement publics faibles, ainsi qu'une législation compatible avec le droit communautaire. La Commission va ainsi recommander aux États membres de l'UE d'approuver l'adhésion de la Slovaquie à la zone euro à compter du 1er janvier 2009.
Les autres pays dont la candidature a été examinée (principalement des nouveaux États membres, mais aussi la Suède) ne remplissent pas encore les critères d'adhésion à la zone euro. >>
Commission Européenne,09-V-2008
Le 9 mai, l'Europe fête sa diversité culturelle !
<< «Ce n'est pas eux et nous, c'est toi et moi»: le 9 mai, des milliers de personnes vont fêter la diversité culturelle de l'Europe
Dans chaque État membre de l'Union, les Représentations de la Commission européenne et les centres d'information Europe Direct organisent plus de 500 manifestations à l'occasion du 9 mai, Journée de l'Europe. Le thème principal de cette année est le dialogue interculturel. Ces célébrations vont permettre à des milliers de citoyens de découvrir les nombreuses facettes de l'Union européenne.
Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré: «La Journée de l'Europe est l'occasion, pour les institutions de l'Union, de montrer un visage humain et, pour les citoyens, de découvrir que l'Europe s'occupe réellement d'eux et pas uniquement de questions législatives ou institutionnelles.»
Célébrer l'unité et la diversité
Ce 9 mai, pour la vingt-deuxième année consécutive, des milliers de citoyens des États membres de l'Union fêteront la Journée de l'Europe, un symbole qui rappelle la progression de la paix, de la démocratie et de l'unité sur notre continent.
Cette date est importante, car c'est en effet le 9 mai 1950 que le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, a prononcé la déclaration qui porte aujourd'hui son nom. Il y exposait un projet d'Europe plus unie et décrivait les institutions à créer pour le concrétiser.
Les manifestations de ce 9 mai s'inscriront dans le cadre de l'Année européenne du dialogue interculturel sous le thème: «Ce n'est pas eux et nous, c'est toi et moi». Elles feront honneur aux nombreuses facettes de son riche héritage culturel et encourageront le dialogue entre les représentants des différentes cultures vivant en Europe.
Plus de 500 manifestations
Au programme, toute une série d'activités allant des festivals en plein air à la projection de films en passant par des concerts, concours, débats et tables rondes avec des hommes politiques. Au total, plus de 500 manifestations seront organisées dans les Représentations de la Commission européenne et les centres d'information Europe Direct.
En 2007, des centaines de milliers de personnes ont pris part aux festivités. Le programme de cette année est encore plus chargé et varié.
Parmi les temps forts, on notera:
* en Grèce, un concert en plein air avec des chanteurs et musiciens internationaux sur le thème du changement climatique;
* en Allemagne, une conférence internationale sur la musique juive comme force d'intégration en Europe;
* en Espagne, le festival «Madrid in Dance»;
* en Pologne, un cortège pour la Journée de l'Europe dans les rues de Varsovie;
* à Malte, les étudiants de l'enseignement secondaire suivront des cours de cuisine de différents pays européens et non européens. >>
Dans chaque État membre de l'Union, les Représentations de la Commission européenne et les centres d'information Europe Direct organisent plus de 500 manifestations à l'occasion du 9 mai, Journée de l'Europe. Le thème principal de cette année est le dialogue interculturel. Ces célébrations vont permettre à des milliers de citoyens de découvrir les nombreuses facettes de l'Union européenne.
Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré: «La Journée de l'Europe est l'occasion, pour les institutions de l'Union, de montrer un visage humain et, pour les citoyens, de découvrir que l'Europe s'occupe réellement d'eux et pas uniquement de questions législatives ou institutionnelles.»
Célébrer l'unité et la diversité
Ce 9 mai, pour la vingt-deuxième année consécutive, des milliers de citoyens des États membres de l'Union fêteront la Journée de l'Europe, un symbole qui rappelle la progression de la paix, de la démocratie et de l'unité sur notre continent.
Cette date est importante, car c'est en effet le 9 mai 1950 que le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, a prononcé la déclaration qui porte aujourd'hui son nom. Il y exposait un projet d'Europe plus unie et décrivait les institutions à créer pour le concrétiser.
Les manifestations de ce 9 mai s'inscriront dans le cadre de l'Année européenne du dialogue interculturel sous le thème: «Ce n'est pas eux et nous, c'est toi et moi». Elles feront honneur aux nombreuses facettes de son riche héritage culturel et encourageront le dialogue entre les représentants des différentes cultures vivant en Europe.
Plus de 500 manifestations
Au programme, toute une série d'activités allant des festivals en plein air à la projection de films en passant par des concerts, concours, débats et tables rondes avec des hommes politiques. Au total, plus de 500 manifestations seront organisées dans les Représentations de la Commission européenne et les centres d'information Europe Direct.
En 2007, des centaines de milliers de personnes ont pris part aux festivités. Le programme de cette année est encore plus chargé et varié.
Parmi les temps forts, on notera:
* en Grèce, un concert en plein air avec des chanteurs et musiciens internationaux sur le thème du changement climatique;
* en Allemagne, une conférence internationale sur la musique juive comme force d'intégration en Europe;
* en Espagne, le festival «Madrid in Dance»;
* en Pologne, un cortège pour la Journée de l'Europe dans les rues de Varsovie;
* à Malte, les étudiants de l'enseignement secondaire suivront des cours de cuisine de différents pays européens et non européens. >>
Présidence de l'Union Européenne, 09-V-2008
Union européenne : les enjeux de la présidence française
<< La présidence française du Conseil de l'Union européenne au second semestre 2008 ne sera pas une présidence tout à fait comme les autres. Elle devrait être la dernière (ou l'une des toutes dernières) du genre avant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. La présidence semestrielle tournante sera alors remplacée par un président du Conseil européen élu pour deux ans et demi.
Dès l'été 2007, la France, l'un des pays fondateurs du projet européen, a fait connaître les quatre grandes priorités qui marqueront sa présidence : l'énergie, l'environnement, l'immigration, la sécurité et la défense. Un article est consacré à l'analyse de chacune de ces orientations.
À ces quatre priorités s'ajoute le projet d'Union pour la Méditerranée (UPM) du président Sarkozy qui implique tous les États membres de l'Union et non les seuls riverains de la Méditerranée. La France souhaite aussi amorcer le débat sur la réforme d'une politique agricole commune prenant mieux en compte la préférence communautaire, la sécurité alimentaire européenne et mondiale et la contribution de l'agriculture à la sauvegarde de l'environnement et à l'aménagement du territoire.
Enfin, la présidence française de l'Union européenne devra préparer l'entrée en vigueur, prévue au 1er janvier 2009 si le processus de ratification par les 27 États membres est achevé, du « traité simplifié » signé à Lisbonne le 12 décembre 2007. Elle sera évaluée non seulement à sa capacité de faire avancer ces dossiers, mais à celle de se mettre au service de l'intérêt européen et à dégager des compromis équitables.
Union européenne : les enjeux de la présidence française, Collection Regards sur l'actualité n° 340, La Documentation française, 120 pages, 7,80 euros. >>
Dès l'été 2007, la France, l'un des pays fondateurs du projet européen, a fait connaître les quatre grandes priorités qui marqueront sa présidence : l'énergie, l'environnement, l'immigration, la sécurité et la défense. Un article est consacré à l'analyse de chacune de ces orientations.
À ces quatre priorités s'ajoute le projet d'Union pour la Méditerranée (UPM) du président Sarkozy qui implique tous les États membres de l'Union et non les seuls riverains de la Méditerranée. La France souhaite aussi amorcer le débat sur la réforme d'une politique agricole commune prenant mieux en compte la préférence communautaire, la sécurité alimentaire européenne et mondiale et la contribution de l'agriculture à la sauvegarde de l'environnement et à l'aménagement du territoire.
Enfin, la présidence française de l'Union européenne devra préparer l'entrée en vigueur, prévue au 1er janvier 2009 si le processus de ratification par les 27 États membres est achevé, du « traité simplifié » signé à Lisbonne le 12 décembre 2007. Elle sera évaluée non seulement à sa capacité de faire avancer ces dossiers, mais à celle de se mettre au service de l'intérêt européen et à dégager des compromis équitables.
Union européenne : les enjeux de la présidence française, Collection Regards sur l'actualité n° 340, La Documentation française, 120 pages, 7,80 euros. >>
La Documentation française
29 quai Voltaire
75344 PARIS CEDEX 07
Tél : 01 40 15 71 00
Portable : 06 32 87 92 92
Fax : 01 40 15 67 85
Site internet: www.ladocumentationfrancaise.fr
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1931. Les étrangers au temps de l'exposition coloniale
<< Première exposition temporaire produite par la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, 1931, Les étrangers au temps de l'Exposition coloniale sera visible au Palais de la Porte Dorée du 6 mai au 7 septembre 2008.
L'exposition « 1931 » évoque la situation des immigrants étrangers et coloniaux en France métropolitaine, en 1931. Dans cette période de l'entre-deux guerres, deux images contrastées s'imposent : la glorification de l'Empire colonial français et de sa « mission civilisatrice » avec l'exposition coloniale du bois de Vincennes d'une part ; la présence de 3 millions d'étrangers en France qui en font le premier pays d'immigration au monde, d'autre part.
Le visiteur est immergé dans « l'air du temps » pour questionner les liens, ou non-liens, entre étrangers et coloniaux en France, en 1931. À la manière d'un théâtre, il est invité à découvrir l'envers du décor de l'exposition coloniale. Il pénètre dans les coulisses de l'exposition, pour découvrir une réalité sociale française bien éloignée du spectacle qui se donne à voir au bois de Vincennes.
1931 : exposition coloniale et envers du décor
Interroger les représentations, confronter immigration et colonisation, croiser l'histoire des migrants coloniaux et celle des immigrés venus de l'étranger, pour essayer d'en dessiner les traits communs et les singularités sont les lignes directrices de cette exposition qui les abordent par des éclairages thématiques : le travail, la politisation des étrangers, leurs statuts, leur vie en France et les représentations qu'en véhiculent les médias...
Le travail
Avec la question du travail, on observe d'un côté la diversité des emplois occupés par les étrangers et les migrants coloniaux (les usines, les mines, l'artisanat, les petits commerces, les professions libérales, les artistes et les intellectuels) et, de l'autre, les difficultés que pose, pour ces travailleurs immigrants, un contexte de crise économique.
La politisation des immigrants étrangers et coloniaux
Avec la question du rapport des immigrants étrangers et coloniaux au politique, on entr'aperçoit un contexte riche en débats et en mouvements, où les immigrants sont tantôt tournés vers la situation politique française, tantôt vers celle de leur pays d'origine. On retient notamment l'exemple des antifascistes italiens et des premières contestations de l'ordre colonial dans l'immigration (Ho Chi Minh, Leopold Sedar Senghor, Messali Hadj)...
L'Etat, les étrangers et les coloniaux
En contrepoint de la politisation des migrants, vient leur évocation dans les discours politiques français (à la fois par l'Etat, par les partis politiques et par les syndicats) et, au-delà, la façon dont ils sont appréhendés par l'administration : quels sont les termes, les catégories et les dénominations utilisées pour parler des étrangers et des coloniaux ? quels sont leurs différents statuts (notamment entre étrangers et coloniaux) ? quel est l'arsenal des mesures coercitives mises en place à cette époque et quels groupes touchent-elles plus particulièrement ?
La vie en France
La question de leur vie en France et de leur présence dans la société française vient terminer ce tableau via des thèmes comme les mariages mixtes, l'école, l'armée, les lieux de sociabilité (associations, cafés, fêtes...) mais également leurs pratiques culturelles au sens large (bals musette, chansons populaires, sport, radio, cinéma...).
Le rapport à l'Autre
Tout cela, par la scénographie de l'exposition, est mis en parallèle avec la question des représentations et notamment celles véhiculées par l'exposition coloniale qui sont à l'antipode de cette réalité sociale : mise en scène démesurée de l'Empire, sa glorification, le rappel de la « mission civilisatrice » de la France outre mer et de l'« exotisme des populations indigènes »... Cette exposition qui a été vue par des millions de visiteurs a suscité un réel engouement. La question du rapport aux autres est également abordée à travers les marques de xénophobie de l'époque et leur diffusion par les médias (presse, tracts, affiches, caricatures, cinéma) comme, par exemple, l'utilisation de faits divers par la presse grand public pour associer étrangers, coloniaux et délinquants.
Par le biais de photographies, d'extraits de films, de documents d'archives, le tout scénographié par l'architecte Massimo Quendolo, cette exposition rend compte de la complexité de cette époque que porte en lui le Palais de la Porte Dorée, vestige de l'exposition coloniale de 1931 et désormais Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Commissariat
L'exposition est produite par la Cité nationale de l'histoire de l'immigration
Commissaire général :
- Jacques Hainard est directeur du Musée d'ethnographie de Genève (MEG), conservateur du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) d'octobre 1980 à janvier 2006, chargé de cours d'ethnomuséographie à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel d'octobre 1980 à septembre 2006
Commissaires associées :
- Laure Blévis est sociologue, maître de conférence à l'université de Paris X-Nanterre et membre de l'Institut des Sciences sociales du Politique (ISP, CNRS). Elle est l'auteur d'une thèse de science politique portant sur le droit de la nationalité et de la citoyenneté dans l'Algérie coloniale (1865-1947). Ses recherches actuelles se concentrent sur les usages du droit en contexte colonial, en particulier sur les questions électorales. Elle mène parallèlement une réflexion sur l'écriture d'une histoire sociale de la colonisation rendant compte des pratiques quotidiennes et complexes à l'oeuvre dans les sociétés coloniales.
- Nanette Jacomijn Snoep est depuis plusieurs années responsable au musée du quai Branly de l'unité patrimoniale Histoire. Cette unité comprend entre autres les peintures et sculptures en provenance de l'Exposition coloniale de 1931 transférées après sa clôture au musée des Colonies. Anthropologue de formation, elle enseigne l'histoire de l'art africain et l'histoire des collections extra-européennes à l'université de Paris X et à l'Ecole du Louvre.
- Hélène Lafont-Couturier aujourd'hui à la tête de la direction muséographique de la Cité, elle a été successivement conservateur au musée des Beaux-Arts de Bordeaux de 1983 à 1990 puis du musée Goupil de cette même ville de 1990 à 1997, et enfin du musée d'Aquitaine de 1998 à 2004.
- Claire Zalc est chargée de recherche au CNRS, à l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (ENS-Ulm). Elle travaille sur l'histoire de l'immigration au XXe siècle, ainsi que sur l'histoire sociale et économique de l'entreprise et des entrepreneurs. Ses recherches portent notamment sur l'histoire des artisans et commercants à Paris pendant l'entre-deux-guerres, les relations entre juifs et catholiques polonais dans la région lensoise des années 30 aux années 70 et la politique d'identification et d'aryanisation visant les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle mène parallèlement une réflexion sur les manières de faire et d'écrire l'histoire.
Scénographie : Massimo Quendolo. >>
L'exposition « 1931 » évoque la situation des immigrants étrangers et coloniaux en France métropolitaine, en 1931. Dans cette période de l'entre-deux guerres, deux images contrastées s'imposent : la glorification de l'Empire colonial français et de sa « mission civilisatrice » avec l'exposition coloniale du bois de Vincennes d'une part ; la présence de 3 millions d'étrangers en France qui en font le premier pays d'immigration au monde, d'autre part.
Le visiteur est immergé dans « l'air du temps » pour questionner les liens, ou non-liens, entre étrangers et coloniaux en France, en 1931. À la manière d'un théâtre, il est invité à découvrir l'envers du décor de l'exposition coloniale. Il pénètre dans les coulisses de l'exposition, pour découvrir une réalité sociale française bien éloignée du spectacle qui se donne à voir au bois de Vincennes.
1931 : exposition coloniale et envers du décor
Interroger les représentations, confronter immigration et colonisation, croiser l'histoire des migrants coloniaux et celle des immigrés venus de l'étranger, pour essayer d'en dessiner les traits communs et les singularités sont les lignes directrices de cette exposition qui les abordent par des éclairages thématiques : le travail, la politisation des étrangers, leurs statuts, leur vie en France et les représentations qu'en véhiculent les médias...
Le travail
Avec la question du travail, on observe d'un côté la diversité des emplois occupés par les étrangers et les migrants coloniaux (les usines, les mines, l'artisanat, les petits commerces, les professions libérales, les artistes et les intellectuels) et, de l'autre, les difficultés que pose, pour ces travailleurs immigrants, un contexte de crise économique.
La politisation des immigrants étrangers et coloniaux
Avec la question du rapport des immigrants étrangers et coloniaux au politique, on entr'aperçoit un contexte riche en débats et en mouvements, où les immigrants sont tantôt tournés vers la situation politique française, tantôt vers celle de leur pays d'origine. On retient notamment l'exemple des antifascistes italiens et des premières contestations de l'ordre colonial dans l'immigration (Ho Chi Minh, Leopold Sedar Senghor, Messali Hadj)...
L'Etat, les étrangers et les coloniaux
En contrepoint de la politisation des migrants, vient leur évocation dans les discours politiques français (à la fois par l'Etat, par les partis politiques et par les syndicats) et, au-delà, la façon dont ils sont appréhendés par l'administration : quels sont les termes, les catégories et les dénominations utilisées pour parler des étrangers et des coloniaux ? quels sont leurs différents statuts (notamment entre étrangers et coloniaux) ? quel est l'arsenal des mesures coercitives mises en place à cette époque et quels groupes touchent-elles plus particulièrement ?
La vie en France
La question de leur vie en France et de leur présence dans la société française vient terminer ce tableau via des thèmes comme les mariages mixtes, l'école, l'armée, les lieux de sociabilité (associations, cafés, fêtes...) mais également leurs pratiques culturelles au sens large (bals musette, chansons populaires, sport, radio, cinéma...).
Le rapport à l'Autre
Tout cela, par la scénographie de l'exposition, est mis en parallèle avec la question des représentations et notamment celles véhiculées par l'exposition coloniale qui sont à l'antipode de cette réalité sociale : mise en scène démesurée de l'Empire, sa glorification, le rappel de la « mission civilisatrice » de la France outre mer et de l'« exotisme des populations indigènes »... Cette exposition qui a été vue par des millions de visiteurs a suscité un réel engouement. La question du rapport aux autres est également abordée à travers les marques de xénophobie de l'époque et leur diffusion par les médias (presse, tracts, affiches, caricatures, cinéma) comme, par exemple, l'utilisation de faits divers par la presse grand public pour associer étrangers, coloniaux et délinquants.
Par le biais de photographies, d'extraits de films, de documents d'archives, le tout scénographié par l'architecte Massimo Quendolo, cette exposition rend compte de la complexité de cette époque que porte en lui le Palais de la Porte Dorée, vestige de l'exposition coloniale de 1931 et désormais Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Commissariat
L'exposition est produite par la Cité nationale de l'histoire de l'immigration
Commissaire général :
- Jacques Hainard est directeur du Musée d'ethnographie de Genève (MEG), conservateur du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) d'octobre 1980 à janvier 2006, chargé de cours d'ethnomuséographie à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel d'octobre 1980 à septembre 2006
Commissaires associées :
- Laure Blévis est sociologue, maître de conférence à l'université de Paris X-Nanterre et membre de l'Institut des Sciences sociales du Politique (ISP, CNRS). Elle est l'auteur d'une thèse de science politique portant sur le droit de la nationalité et de la citoyenneté dans l'Algérie coloniale (1865-1947). Ses recherches actuelles se concentrent sur les usages du droit en contexte colonial, en particulier sur les questions électorales. Elle mène parallèlement une réflexion sur l'écriture d'une histoire sociale de la colonisation rendant compte des pratiques quotidiennes et complexes à l'oeuvre dans les sociétés coloniales.
- Nanette Jacomijn Snoep est depuis plusieurs années responsable au musée du quai Branly de l'unité patrimoniale Histoire. Cette unité comprend entre autres les peintures et sculptures en provenance de l'Exposition coloniale de 1931 transférées après sa clôture au musée des Colonies. Anthropologue de formation, elle enseigne l'histoire de l'art africain et l'histoire des collections extra-européennes à l'université de Paris X et à l'Ecole du Louvre.
- Hélène Lafont-Couturier aujourd'hui à la tête de la direction muséographique de la Cité, elle a été successivement conservateur au musée des Beaux-Arts de Bordeaux de 1983 à 1990 puis du musée Goupil de cette même ville de 1990 à 1997, et enfin du musée d'Aquitaine de 1998 à 2004.
- Claire Zalc est chargée de recherche au CNRS, à l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (ENS-Ulm). Elle travaille sur l'histoire de l'immigration au XXe siècle, ainsi que sur l'histoire sociale et économique de l'entreprise et des entrepreneurs. Ses recherches portent notamment sur l'histoire des artisans et commercants à Paris pendant l'entre-deux-guerres, les relations entre juifs et catholiques polonais dans la région lensoise des années 30 aux années 70 et la politique d'identification et d'aryanisation visant les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle mène parallèlement une réflexion sur les manières de faire et d'écrire l'histoire.
Scénographie : Massimo Quendolo. >>
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