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dimanche, 11 mai 2008

Les mutins de la guerre 14-18 réhabilités ?

<< Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux anciens combattants, a déclaré être en train d'examiner le cas de ces soldats qui furent exécutés pour avoir refusé de combattre.

Jean-Marie Bockel réfléchit à une réhabilitation, «au cas par cas», de mutins de la Première Guerre mondiale. «Nous sommes en train d’examiner l’ensemble du dossier de façon extrêmement précise» afin «de prendre une orientation» d’ici le 11 novembre, a affirmé le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants. L'objectif est de permettre à Nicolas Sarkozy de «prendre une orientation» d’ici le 11 novembre, jour du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, a-t-il affirmé samedi sur RTL.

«Sur les 600 personnes condamnées à mort, toutes ne l’ont pas été pour l’exemple. Il y a eu un certain nombre de droits communs et tous ceux qui l’ont été pour des raisons de refus de combattre ou de mutinerie n’ont pas été des mutins de 1917. Il y en a qui l’ont été dès 1914», a-t-il ajouté.

«Donc, il y a des situations extrêmement diverses et il faut que nous puissions apporter tous les éléments permettant en cours d’année au président de la République, s’il décide de faire ce geste de réconciliation», de prendre une décision.

Quant à savoir si les noms de ces soldats pourraient figurer sur les monuments aux morts, M. Bockel a répondu: «Ce sont des décisions qui seront prises au plus haut niveau. A chaque jour suffit sa peine. Je n’en suis pas encore au stade des propositions et le président n’en est pas encore au stade de définir précisémment quelles décisons il sera amené à prendre.»

En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, avait proposé la réhabilitation des mutins, mais Jacques Chirac, alors président, avait jugé ses déclarations «inopportunes». >>

http://www.liberation.fr/actualite/societe/325685.FR.php
 
© Libération, 11-V-2005

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Commentaires

J'aimerais que 2008, anniversaire de l'armistice de cette boucherie que fut la première guerre soit aussi l'année de la réhabilitation ou réintégration dans la mémoire collective de ces pauvres types fusillés pour l'exemple.

Passionné par la grande guerre depuis de nombreuses années, je viens de terminer un roman dans lequel j'évoque le quotidien de ces pauvres types (Roman « LES BLESSURES DE L'AME, édité par Société des écrivains).

A mi-chemin entre le roman et le journal intime, cet ouvrage présente le quotidien d’un instituteur pacifiste engagé dans cette « boucherie » que fut la première guerre mondiale et qui, blessé dans son âme, ne sera plus jamais le même. D’une lecture aisée, il se veut accessible au plus grand nombre et prend racine dans une documentation solide et manifeste sur ce conflit.

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J’ai voulu aborder dans ce roman des sujets qui me révoltent et mettre en avant le fait que bien souvent des vies auraient pu être épargnées :
Nos généraux ont consommé sans modération dans des offensives suicidaires, des milliers d’hommes sont morts sur le terrain par manque de soins, d’autres ont été exécutés juste pour l’exemple …

Le débat concernant les « mutins » de 1917 et plus largement les fusillés pour l’exemple oppose toujours la classe politique. L’Angleterre est en train de réhabiliter l’ensemble de ses soldats victimes de ces tribunaux improvisés.

N’est-il pas temps de faire la même chose en France ?

Au travers de cet ouvrage, on croise des hommes victimes de ces parodies de procès, bien souvent des hommes courageux qui un moment donné ont dit non à la folie d’une poignée de généraux aussi avides de promotions que désintéressés quant à la survie de leurs hommes.

Ce n’est pas la « grande » histoire, celle des grandes batailles, de Nivelle, Foch, Joffre, Pétain ou d’autres personnages illustres qui me passionne, non, c’est celle de Georges, François, Arsène et tous leurs camarades qui alimentent les listes gravées dans la pierre des monuments aux morts.
Ce sont ces ouvriers ou paysans qui sont morts loin de chez eux et pour un grand nombre, l’ennemi n’est pas l’unique responsable de leurs disparitions …


Modeste démarche à la mémoire de ces hommes qui, j'espère un jour, seront reconnus.

Cordialement

Eric Viot

Ecrit par : viot | lundi, 12 mai 2008

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