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mardi, 13 mai 2008
Résultats des élections en Serbie : les députés européens restent prudents
Selon des estimations préliminaires, la coalition Pour une Serbie européenne, menée par le président Boris Tadic, remporterait 38,75% des voix contre 29,2% pour le Parti radical serbe de Tomislav Nikolic.
Pour le député européen Hannes Swoboda (Parti Socialiste Européen), ce résultat « est d'abord un signal positif que les démocrates pro-européens sont en tête. Mais il reste de nombreux obstacles à surmonter pour la majorité pro-européenne en Serbie », tempère-t-il, avant d'ajouter que « l'Union Européenne doit continuer à développer avec courage et patience les relations avec la Serbie, dans l'intérêt d'une stabilité de la région ».
Le député allemand Bernd Posselt (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens) juge que « le résultat des élections n'est pas très clair : je crois qu'il faut attendre de voir comment les négociations de coalition vont évoluer ». Il estime néanmoins que « nous devons faire tout ce que nous pouvons pour renforcer les mouvements pro-européens », mais en restant équitable : « nous devons considérer la région dans son ensemble : on ne peut pas offrir à la Serbie des possibilités qu'on n'accorderait pas à d'autres pays ». Bernd Posselt se dit par exemple favorable à un régime d'abolition des visas, mais « cela doit être mis en place pour tous les pays des Balkans de l'Ouest ».
Le Slovène Jelko Kacin (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe) s'interroge : « La Serbie doit-elle et veut-elle tenir le rôle de meneur dans l'adhésion de la région à l'UE ou non ? Les résultats de ces élections montrent qu'un grand nombre de citoyens sont pro-européens et favorables aux réformes. Mais les négociations pour former un gouvernement stable et compétent décideront du chemin que la Serbie suivra. Le gouvernement devra être composé le plus vite possible pour régler les différents problèmes en souffrance ». >>
L'Institut de la gestion publique et du développe économique consacre ses prochaines « Rencontres économiques » à la question des soutiens à la croissance
« Quels leviers pour renforcer la croissance ? »
Parce qu'elle traduit la capacité d'une économie à produire de la richesse et à créer des emplois, la croissance économique fait l'objet de toutes les attentions. Malgré les efforts déployés, un taux annuel de croissance du PIB de 2% constitue-il un horizon indépassable pour la France ?
La Stratégie de Lisbonne devait permettre aux Etats membres de l'Union européenne de bâtir un modèle de croissance économique basé sur l'économie de la connaissance. Si les objectifs restent encore aujourd'hui pertinents, il n'en demeure pas moins que l'Union européenne connaît des difficultés à mener une action coordonnée en matière de levier de la croissance économique, renvoyant les Etats membres à leurs stratégies nationales.
Dans ce cadre, le Président de la République s'est donné comme objectif d'obtenir un point annuel de croissance supplémentaire. Alors que les marges de manoeuvre budgétaire sont réduites tant par la situation actuelle des finances publiques qu'en raison des règles de l'Union européenne, quels sont les outils, les pistes d'actions pour favoriser cette fameuse croissance et faire en sorte de l'enrichir en emplois ?
Les Rencontres économiques 2008
Le programme 2008 entend enrichir la réflexion sur la capacité de notre pays à s'adapter aux mutations économiques en abordant des sujets d'actualité développés selon des approches complémentaires en fonction des intervenants provenant d'horizons variés : élus, décideurs publics, dirigeants d'entreprise, universitaires, représentants d'organisations non-gouvernementales.
Pour en savoir plus sur les « Rencontres économiques », le programme du cycle 2008 et les modalités d'inscription :
Pour vous inscrire aux « Rencontres économiques » : brigitte.le-roch@finances.gouv.fr
IGPDE : opérateur de formation permanente des ministères économique et financier ; acteur de la modernisation du service public ; espace de recherche et d'études en économie et en gestion publique
Pour joindre Martin Pietri, responsable de l'évènement : 06 62 18 27 48
Contact Presse :
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Tel : 01 58 64 83 94
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«Ça a été ?»
Il ne semble plus possible de se nourrir désormais dans un restaurant moyen sans que le personnel (serveur, serveuse) s’enquiert avec une plus ou moins grande désinvolture de votre sentiment après la dégustation du/des plat(s) d’un retentissant «Ça a été ?»
Comme nombre de formules formelles, le code social implicite indique que la question n’appelle pas de réponse. Le passé composé introduit illico à l’oreille un léger déphasage temporel, qui téléporte le repas sitôt consommé dans une espèce d’arrière-monde déjà inaccessible : car ce qui a été ne sera plus. C’est sans doute que manger est tout à la fois une action positive qui permet de reconstituer des forces physiologiques et un processus de destruction qui dévore (néantise, dirait Sartre, qui adorait les haricots verts) des éléments existants, les fait disparaître.
Par métonymie, il est possible d’assimiler le mangeur aux instruments de table, comme lorsque que l’on dit qu’un tel, en léger surpoids, est une sacrée fourchette. Généralement, les convives, polis ou fatalistes, expriment un satisfecit de façade («- Ça aaah étééééééh ??? - Oui, oui, très bien, merci. Vous avez de la Boldoflorine ?») quand il faudrait en réalité dire que non, pas du tout, que le gigot était mort depuis trop longtemps sur son lit de carottes mauves et que la nage de fruits frais semblait surtout un raccourci efficace en direction de l’hépatite A. Parmi les variantes de «sahahété», il faut citer le non moins menaçant «Tout s’est bien passé ?» qui assimile peu ou prou le repas à une opération chirurgicale. Si l’on veut bien accepter que le client occupe alors la place du praticien, ayant avec sa bouche, arraché de l’assiette une horrible tumeur à base de boudin-purée, et le serveur celle d’un proche tenaillé par l’angoisse essayant de se rassurer sur l’ampleur des dégâts après ablation. Souvent, aussi, en cours de repas, on entend à la volée : «bonne continuation !»
Les plus paranos, qui hésitent toujours entre l’appétit et l’écœurement, iront jusqu’à imaginer le rire collectif en cuisine d’une équipe d’empoisonneurs professionnels. Le festin en cours est probablement le dernier et au prochain menu, on mangera les pissenlits par la racine. Avec «ça a été ?» le mangeur est tout bonnement prié de la fermer. On ne lui demande pas son avis, qui n’intéresse personne, et la maison pose elle-même le couvercle sur l’orifice dûment rempli. Tout irait donc pour le mieux dans le bon sens du tube digestif s’il ne fallait encore payer l’addition. Elle est souvent (et de plus en plus) «salée», doux euphémisme pour signifier l’amertume du gourmet qui, non content d’avoir mal mangé et de n’avoir pu se plaindre, doit maintenant avaler une ultime couleuvre : l’évidente disproportion entre la qualité des denrées servies et le prix exigé à la sortie que rien ne saurait justifier, et surtout pas le salaire de l’esclave pakistanais sans papiers qui fait la plonge au sous-sol.
Il faut dire qu’ici, l’on se goberge, mais les récentes émeutes de la faim (en Afrique, en Indonésie, à Haïti) ont montré qu’au terme d’une dispersion aberrante des fruits d’une agriculture libéralisée, ça n’allait déjà pas fort, mais là, ça ne va plus du tout.
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/au_mot/325559.FR.php
08:30 Publié dans A partager | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


