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samedi, 24 mai 2008
Cette horreur-là est-elle une spécialité autrichienne ?
Bien sûr, les autres littératures ne sont pas avares de telles perversions ; il n’est que de citer The Collector du britannique John Fowles, roman dans lequel le personnage principal, un sympathique collectionneur de papillons, kidnappe une femme et l’enferme dans sa cave où elle finira par mourir des suites d’une pneumonie. Mais selon Ritchie, dans la littérature autrichienne, non seulement c’est une vieille tradition mais ça se passe toujours en famille. A l’appui de sa démonstration, il cite notamment Adalbert Stifter (Tourmaline, 1853), Ludwig Anzengruber (Das Vierte Gebot,1877), Franz Nabl (Das Grab des Lebendigen, 1917), Elias Canetti (Auto Da fé,1935) ainsi que les nombreux faits divers criminels commentés par Karl Kraus dans son Journal et le Freud de l’Homme aux rats, autant de textes dans lesquels l’autorité du père est centrale.“Josef Fritzl a existé en littérature avant d’exister dans la vie” assure ce spécialiste de littérature autrichienne dans un long article, particulièrement riche et informé, que publie le Times Literary Supplement. C’est Elfriede Jelinek qui va être contente car c’est ce qu’elle ne cesse de répéter. D’ailleurs, il termine son article sur son roman Lust. >>
Sur le blog de Pierre Assouline, samedi dernier.
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