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samedi, 31 mai 2008
Energie : le point de non-retour est proche, selon Kofi Annan
Le changement climatique, une menace complexe
« L'échelle de nos actions est sans précédent », a jugé l'ancien secrétaire général des Nations Unies et lauréat du prix Nobel, Kofi Annan. Selon ses mots, le changement climatique n'est pas seulement un problème environnemental, c'est aussi une menace complexe pour la paix et la sécurité : « Le réchauffement climatique doit être considéré comme une menace politique au même titre que les conflits, la pauvreté, le terrorisme ou les armes ».
Ne pas agir maintenant serait un désastre économique, a-t-il averti : « l'économie mondiale pourrait diminuant de 20% et cela pourrait mener à une destruction économique et sociale comparable aux deux guerres mondiales ». Le point de non-retour est donc proche ? Oui, selon Kofi Annan. Si nous continuons de consommer l'énergie comme nous le faisons aujourd'hui, nous aurons besoin de 50% en plus pour 2020. « J'espère que nous n'en n'arriverons pas là », a-t-il ajouté.
Un peu d'espoir tout de même
Bonne nouvelle : il est encore possible d'agir ! Kofi Annan a rappelé l'importance d'une meilleure utilisation des combustibles fossiles, de rendre disponible et à des prix concurrentiels les énergies renouvelables. « Personne n'a le droit de dire qu'il est inutile d'agir », a-t-il lancé, « car cela nous coûte moins cher de diminuer maintenant les émissions que de devoir résoudre les problèmes ensuite ».
Rappelant que des émissions réduites ne signifiaient pas une croissance basse, il a appelé à la responsabilité de chacun : « Il ne s'agit pas des politiciens ou de comportement social, mais il s'agit de nous changer, nous-mêmes, rapidement. Les individus comme les entreprises doivent changer de comportement ».
Une Glasnost en faveur de l'environnement
C'est ensuite l'ancien dirigeant de l'URSS, Mikhail Gorbachev, qui a pris la parole pour expliquer le pourquoi de son engagement. Jeune homme, a-t-il raconté, il travaillait dans les steppes et les terres, même fertiles, souffraient de la sécheresse et de tempêtes de poussière qui effaçaient toutes les récoltes.
Plus tard, de son poste de ministre soviétique de l'agriculture, Mikhail Gorbatchev a pu réaliser l'ampleur des dégâts environnementaux causés, qui pourtant étaient cachés à la population. Le désormais président de Green Cross International et de la Fondation Gorbachev a conclu en appelant à une Glasnost environnementale, en référence à celle qu'il a initiée en URSS : « Une Glasnost implique de la transparence et une mobilisation des gouvernements et des peuples ».
Parce que nous vivons dans un monde globalisé, Mikhail Gorbatchev a appelé à la coopération, en particulier envers les pays en voie de développement : « Si nous agissons envers eux comme d'autres nations ont agi face à la Russie pendant la perestroïka, ce sera une catastrophe », a expliqué l'ancien dirigeant russe, qui considère que son pays a été abandonné par l'Europe occidentale à l'époque de la perestroïka.
La responsabilité de chacun : économiser l'énergie
Angelika Niebler, la présidente de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'energie (ITRE) et organisatrice de cette conférence, a évoqué le plan énergie de l'Union européenne pour l'année 2020. « Nous voulons nous assurer qu'il n'y aura aucun perdant. Pour cela, nous devons investir massivement dans les technologies innovantes ». Une politique de transports et des produits moins gourmands en énergie seraient efficaces, a-t-elle ajouté, avant d'appeler les pays en dehors de l'Europe à s'engager : « l'Europe ne peut pas le faire seule ».
Le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering a conclu la conférence : « Beaucoup de nos efforts se concentrent sur la diminution de CO2 et sur les énergies renouvelables, mais nous oublions de nous concentrer sur ce qui nous est le plus accessible : économiser l'énergie. C'est pourtant la manière la plus efficace et la plus facile de réduire nos émissions de gaz à effet de serre ». >>
22:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : energie, kofi annan, crise énergétique, parlement européen
Jeux olympiques de 2016 : Le CIO sélectionne les villes candidates
Le président du CIO, Jacques Rogge, annoncera les villes candidates retenues lors d'une conférence de presse à 16.30 (GMT).
* Les villes sont citées dans l'ordre du tirage au sort
De villes requérantes à villes candidates
Les villes qui seront sélectionnées le 4 juin seront invitées à soumettre un dossier de candidature exposant leur projet olympique dans les moindres détails. Elles se prépareront en outre à la visite de la commission d'évaluation du CIO. Cette dernière procédera à une analyse technique approfondie de chaque candidature et rédigera un rapport, lequel sera publié un mois avant l'élection de la ville hôte et transmis aux membres du CIO pour examen. Ci-dessous, calendrier de la phase de candidature officielle :
8 - 24 août 2008
Participation au programme des observateurs à l'occasion des Jeux Olympiques de 2008 à Beijing
12 février 2009
Remise du dossier de candidature au CIO
Un mois avant l'élection
de la ville hôte
Rapport de la commission d'évaluation du CIO
Élection de la ville hôte le 2 octobre 2009
L'élection de la ville hôte des Jeux Olympiques de 2016 aura lieu le 2 octobre 2009 durant la 121e Session du CIO à Copenhague. Les membres voteront jusqu'à ce qu'une ville obtienne une majorité. >>
20:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cio, villes candidates, jeux olympiques 2016
Internet, un nouveau continent à évangéliser
D’un bout à l’autre de la Toile, des internautes, croyants ou non, déposent dans l’univers virtuel questions existentielles et interrogations spirituelles. Ainsi, en 2007, aux États-Unis, la question la plus tapée dans le moteur de recherche Google était : « Qui est Dieu ? » Une soif spirituelle dont l’Église catholique prend de plus en plus conscience : en Italie, un cardinal encourageait récemment les religieuses à débattre sur les forums, tandis que le jésuite Antonio Spadaro exhortait les catholiques à devenir missionnaires virtuels sur « Second Life ».
« Les groupes ecclésiaux qui n’ont pas encore pris de mesures pour entrer dans l’espace cybernétique sont encouragés à étudier l’éventualité de le faire au plus tôt, insistait déjà le Vatican en 2002 dans le document Église et Internet du Conseil pontifical pour les moyens de communication sociale. Rester timidement en arrière par peur de la technologie ou pour d’autres raisons n’est pas acceptable, étant donné les innombrables possibilités positives qu’offre Internet. »
Pourtant, lorsqu’on tape « Dieu » dans Google, il faut attendre la deuxième page pour voir apparaître le premier site catholique. Si Internet est un territoire à part entière, comme s’accordent à le décrire les spécialistes de la blogosphère, il ne suffit pas pour autant d’y planter une croix pour évangéliser. Accrocher l’internaute demande de bien connaître les ressorts du Web pour retenir l’attention. Or, les sites catholiques ont plutôt tendance à fonctionner en réseaux plus ou moins clos.
Ce sont finalement les sites des diocèses qui font office de portes sur ce monde. « À l’inverse des sites des conférences épiscopales, qui sont de plus en plus dans une démarche informative, les sites diocésains ont une approche davantage pastorale. Ils sont le reflet de la vie locale avec qui ils établissent de nombreuses passerelles, par exemple dans le domaine du tourisme », explique Sœur Catherine Sesboüé, religieuse de l’Assomption, chef de rubrique à croire.com et pionnière de l’Internet catholique en France.
Le Web 2.0, qui met en avant l’oralité et l’interactivité, est de ce point de vue une chance pour une Église qui, depuis deux mille ans, transmet son message dans la rencontre et l’expérience personnelles. C’est grâce à la diffusion de courriels et aux forums de discussion que les « cercles de silence », une initiative de protestation contre les centres de rétention des étrangers en situation irrégulière lancée en octobre par des franciscains de Toulouse, ont essaimé dans plusieurs villes.
De la même manière, au moment du Da Vinci Code, une équipe de jeunes laïcs a lancé le site Da Vinci Codex pour répondre aux questions suscitées par le livre et le film. De mai à décembre 2006, 150 000 internautes, dont beaucoup de non-croyants, y ont consulté les questions-réponses sur Marie Madeleine ou Jésus. « Les laïcs ont beaucoup de liberté sur Internet, mais ils s’en servent encore peu pour évangéliser », déplore Mathilde Henry, chef du projet Da Vinci Codex et dirigeante de l’agence Bonne Nouvelle, spécialisée dans la conception de sites Internet d’évangélisation.
« Une fois, j’ai reçu une lettre d’injures incroyable. Je lui ai souhaité malgré tout un “Joyeux Noël” et l’ai encouragé à s’adresser à ce Dieu qui le faisait “ch…”. » Deux jours plus tard, le P. Bériault reçoit des excuses et entame une correspondance avec un couple en souffrance qui avait « l’impression que Dieu les avait toujours lâchés ». « Internet est comme une cathédrale, résume-t-il. On y trouve des visiteurs juste là en touristes, des gens en recherche, d’autres qui songent au suicide, des graffitis injurieux… » Un lieu public dont l’anonymat propre au Web offre à chacun la liberté d’évoquer des questions très personnelles.
« Pour moi, c’est plutôt un outil de “pré-évangélisation”, estime Sœur Catherine Sesboüé. Internet permet de faire tomber un certain nombre d’idées reçues ou de colères contre l’Église. » « C’est une porte ouverte vers l’Église, renchérit Mathilde Henry. Il s’agit de lui donner un visage accueillant, ouvert, chaleureux, qui donne envie d’entrer. » Mais, pour la conceptrice du nouveau site du diocèse de Toulon, Internet ne se suffit pas à lui-même. Il faut encore proposer à l’internaute un groupe qui sache l’accueillir : « L’évangélisation est communautaire et doit renvoyer vers le terrain. » >>
Céline HOYEAU et Nicolas SENEZE, La Croix, 30-V-2008
18:30 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eglise catholique, web, internet, évangélisation
ACF : L'agriculture est un levier incontournable mais pas suffisant pour enrayer la faim
Des populations déjà précarisées mises en danger par la hausse des prix
La hausse des prix est internationale, elle est visible notamment dans les pays où intervient Action contre la Faim, et semble risquer de perdurer. Au-delà des études de prix sur les marchés, c'est surtout dans l'augmentation des cas de malnutrition et dans la vulnérabilité grandissante des bénéficiaires de nos programmes, que nos équipes constatent ce phénomène.
En effet, avant cette hausse des prix, 854 millions de personnes étaient déjà dans une situation d'insécurité alimentaire, c'est-à-dire, avec un accès difficile à une nourriture en quantité et en qualité suffisante. Aujourd'hui ce sont donc ces personnes qui se retrouvent dans une vulnérabilité grandissante voire en danger de mort.
Par exemple, à Monrovia, au Libéria, Action contre la Faim s'inquiète des taux de malnutrition aigue alarmants chez les enfants de moins de 5 ans. Dans les provinces de Day Kundi et Ghor, au centre de l'Afghanistan, les prix des denrées ont augmenté en moyenne de 85%. Conséquence directe de cette augmentation fulgurante, les stocks de nourriture sont presque vides. Pour faire face à cette urgence, Action contre la Faim a modifié son programme d'aide et prévoit de distribuer de la nourriture au lieu de distribuer de l'argent, dont le montant serait insuffisant face aux prix démesurés des denrées.
Liée à de nombreux autres facteurs, la hausse des prix a donc une répercussion directe sur la vie des populations les plus vulnérables. Action contre la Faim souhaite mobiliser la communauté internationale sur la réponse à apporter à la malnutrition en parallèle du traitement des causes profondes de la crise.
Aider la production agricole locale, une solution nécessaire mais pas suffisante au problème de la faim
Les discussions actuelles sur les solutions à apporter à la crise alimentaire portent principalement sur la déficience de l'agriculture. Or ce problème n'est qu'une cause partielle de la flambée des prix et de l'insécurité alimentaire.
S'ajoutent à cette cause, l'augmentation du prix du pétrole, la pauvreté, les aléas climatiques, des contextes locaux instables, la spéculation ...
L'Afghanistan subit, par exemple, sa septième année de sécheresse, réduisant fortement les capacités de récolte.
Le Libéria sort d'une guerre civile de 15 ans qui a ravagé le pays, son économie et les infrastructures, nécessaires au développement du pays en général.
Les prises de position sur une aide supplémentaire pour relancer l'agriculture ou, à plus long terme, une réforme des politiques agricoles au niveau international et national, sont donc une initiative incontournable, pouvant améliorer la situation à long terme et éviter une catastrophe de plus grande ampleur. Mais cette réponse n'est pas suffisante pour résoudre tous les problèmes de la faim, et notamment ses conséquences immédiates.
Appel à une solution globale pour lutter contre la faim et la malnutrition
La lutte contre la faim recoupe de multiples aspects : la production agricole mais aussi la relance de l'économie, l'accès à l'eau et à l'assainissement, la mise en place d'infrastructures de santé, ou encore la réduction de la pauvreté endémique.
Les acteurs qui interviennent dans la lutte contre la faim et la malnutrition sont nombreux, chacun d'entre eux intervenant dans un domaine d'expertise bien identifié. Résoudre durablement la crise alimentaire et ainsi prévenir l'augmentation du nombre des victimes de la malnutrition requiert une approche intégrée.
Action contre la Faim constate tous les jours que cette approche fonctionne sur le terrain et appelle à une coordination en ce sens de tous les acteurs. Il manque aujourd'hui un organisme international capable de coordonner des financements additionnels qui permettraient de réduire fortement la malnutrition et de traiter en profondeur les causes de la faim.
ACF demande donc la création d'un Fonds mondial dédié à la lutte contre la faim et la malnutrition regroupant les moyens et les expertises au sein d'une même entité. >>
16:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : action contre la faim, agriculture, sous-nutrition, malnutrition
Sauvegarde des forêts tropicales : Jean-Louis BORLOO appelle à une mobilisation internationale
A cette occasion, Jean Louis BORLOO précise : « je soutiendrai la mise en place rapide d'un marché européen du bois accessible uniquement aux produits certifiés, dont le lieu et les modes d'exploitation sont parfaitement connus. De plus, je souhaite que les États Membres s'accordent rapidement sur un mécanisme de financement de la déforestation évitée, afin de soutenir les initiatives exemplaires ».
Le Ministre d'État s'est rendu récemment en République Démocratique du Congo et en République du Congo afin d'examiner comment mettre en oeuvre les décisions du Grenelle sur la lutte contre la déforestation, le commerce de bois illégaux et le développement d'une exploitation durable des forêts. Il a remis au Président de la RDC, un message de la part du Président de la République. Le bassin du Congo est en effet le second poumon de la planète et immense réservoir de biodiversité et notamment des Gorilles de plaine et des Bonobos.
Il appelle à ce que les pays du Nord développent une coopération forte en faveur des trois grands massifs forestiers mondiaux de l'Amazonie, du Bassin du Congo, et de l'Asie du Sud-Est : gestion planifiée des ressources naturelles, développement des plans d'aménagement forestier durable, accompagnement de la certification, rénovation des codes forestiers, soutien à la société civile et à l'administration technique forestière, mise en place d'aires protégées, et développement de l'agroforesterie familiale pour la production de bois énergie et la lutte contre la pauvreté et pour la sécurité alimentaire.
Concernant le financement de la déforestation évitée, toutes les options pour abonder un tel mécanisme doivent être explorées à ce stade : taxe sur les transactions de quota carbone, nouvelle génération de projet du mécanisme de développement propre, fond carbone abondé par des contributions volontaires etc.
« Je souhaite que la France soit attentive pendant sa présidence de l'Union Européenne à ce que les textes relatifs aux compléments législatifs de la certification européenne FLEGT et à la déforestation évités trouvent le meilleur consensus et aboutissent rapidement. » précise Jean Louis BORLOO. Il rappelle qu'en matière de biodiversité, les priorités du second semestre 2008 concerneront l'agenda international avec la préparation du bilan 2010 sur l'arrêt de la perte de biodiversité et la mise en place d'une plateforme intergouvernementale d'expertise mondiale sur la nature, comme cela existe pour le climat. >>
14:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : forêts tropicales, sauvegarde, environnement, jean-louis borloo
L'AFSSA apporte des faits nouveaux en matière d'obésité infantile
Organisé à Genève du 14 au 17 mai, le congrès européen sur l'obésité (ECO) réunit les meilleurs spécialistes du domaine. Présentant ses travaux récents issus de l'enquête INCA 2, l'Afssa (observatoire des consommations alimentaires-épidémiologie nutritionnelle du Pôle d'appui scientifique à l'évaluation des risques de la direction des risques nutritionnels et sanitaire) y présente deux posters.
Portant sur l'évolution du surpoids infantile en France entre 1999 et 2007, l'un de ces travaux a particulièrement attiré l'attention. Comparant les prévalences du surpoids infantile entre les enquêtes INCA 1 et INCA 2, cette analyse suggère, en effet, une stabilisation de ces prévalences entre 1999 et 2007. Concordants avec les résultats d'une autre étude française, réalisée cette fois-ci par l'Institut national de veille sanitaire (InVS) (et qui ont également été présentés lors du congrès ECO 2008), ces résultats sont inédits que ce soit en Europe ou dans le monde. La France serait ainsi le premier pays européen à connaître une stabilisation du surpoids infantile.
Bien qu'encourageants, ces résultats restent toutefois préliminaires et doivent encore être confirmés. Ils sont tempérés par les prévalences observées dans les catégories sociales les plus basses. Les résultats de l'Agence soulignent en effet la persistance de très grandes disparités entre les classes sociales, les enfants issus des familles les plus défavorisées restant les plus touchés par l'obésité. >>
Journée Nationale de la Pêche le dimanche 1er juin 2008
Ce moment unique est le fruit du long travail des élus de la FNPF, puisqu'il s'agit du seul jour dans l'année où il est autorisé de pêcher sans carte. Seule condition : se trouver dans l'un des lieux d'animations prévus par les pêcheurs. Précédemment, rien n'existait dans la loi. Résultat ? Certains participants, lors de précédentes manifestations, pouvaient se trouver en porte à faux vis à vis des gardes pêche. Pour résoudre cet épineux problème, la Fédération Nationale de la Pêche en France a demandé au ministère de l'Ecologie et de l'Aménagement durable d'acter cette manifestation. Le 30 octobre 2007, un arrêté a été pris par le ministère, conformément aux termes de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (loi du 30 décembre 2006).
Désormais la journée de la pêche est une journée nationale. Aux pêcheurs de créer une véritable émulation en transmettant leur savoir. Aujourd'hui, avant même le lancement de ce moment convivial, le pari est déjà gagné. La quasi totalité des fédérations départementales y participent. Les pêcheurs, adhérents d'une association de pêche, quant à eux attendent le public afin de transmettre... leur passion. >>
10:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pêche, journée nationale, 1er juin, passion
Monument à la mémoire des victimes homosexuelles du nazisme
Le 27 mai, Bernd Neumann, délégué du gouvernement fédéral à la Culture et aux Médias, a inauguré le nouveau mémorial. Celui-ci rend hommage aux homosexuels persécutés et assassinés sous le nazisme et entretient la mémoire de l'injustice.
Ce mémorial est en même temps un symbole contre l'intolérance, la discrimination et l'exclusion. Dans l'Allemagne de l'après-guerre, les hommes homosexuels continuaient d'être considérés comme des criminels. Jusqu'en 1969, ils étaient condamnés en République fédérale d'Allemagne en vertu du droit nazi.
Lutter contre les préjugés et les ressentiments
Dans son discours, Bernd Neumann rappelle que ces victimes ont pendant longtemps été pratiquement ignorées de l'opinion publique. Le fait qu'un monument national aux homosexuels persécutés vienne d'être inauguré n'illustre pas seulement une prise de conscience historique avancée.
"C'est aussi et surtout le signe d'une société démocratique mûre et l'expression de notre conviction qu'il ne doit pas y avoir de place dans notre pays pour les préjugés et les ressentiments vis-à-vis des homosexuels des deux sexes, des mode de vie homosexuels et de tous ceux qui pensent et vivent différemment. Ce mémorial a pour mission de nous le rappeler en permanence", a déclaré M. Neumann.
Une réalisation de la Fédération et du Land de Berlin
Le Bundestag avait décidé en 2003 d'ériger à Berlin un monument en l'honneur des homosexuels persécutés et assassinés sous le nazisme. L'idée avait été lancée par l'Association pour le souvenir des victimes homosexuelles du nazisme ("Der homosexuellen NS-Opfer bedenken") et la Fédération des gays et lesbiennes d'Allemagne (LSVD).
Le mémorial a été conçu et construit par le Land de Berlin qui a également fourni le terrain dans le parc du Tiergarten. La Fédération a financé cet édifice dont le coût total se chiffre à 600 000 euros.
Un projet d'Ingar Dragset et de Michael Elmgreen
Le mémorial qui vient d'être réalisé avait gagné le concours organisé en 2006. Le jury avait choisi le projet du duo d'artistes scandinaves Michael Elmgreen (Danemark) et Ingar Dragset (Norvège) associant la mémoire des victimes homosexuelles du nationalisme à la réflexion sur la situation actuelle des homosexuel(le)s. Ainsi est née une oeuvre qui parle de façon intelligente et nuancée du passé et du présent, s'est réjoui M. Neumann à Berlin.
Le mémorial a la forme d'un cube tout simple. Il reprend le thème des stèles du Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe situé en face. Une fenêtre découpée dans un coin du cube s'ouvre sur une projection en continu de deux hommes en train de s'embrasser.
Afin de rendre également hommage aux lesbiennes persécutées, la séquence sera remplacée dans deux ans par une scène de baiser entre deux femmes. Bien que les femmes homosexuelles n'aient pas fait l'objet de poursuites pénales sous le nazisme, elles étaient néanmoins victimes de répressions, leur univers était détruit et leur mode de vie réprimé.
À côté du monument, un texte informe sur les persécutions nazies contre les homosexuels.
Texte du mémorial:
L'Allemagne nazie a été le théâtre d'une persécution des homosexuels sans précédent dans l'Histoire. En 1935, les nationaux-socialistes ont ordonné la criminalisation générale de l'homosexualité masculine.
Les dispositions de l'article 175 du code pénal allemand relatives au comportement homosexuel ont été à cet effet considérablement durcies et étendues. Un simple baiser entre deux hommes pouvait désormais déclencher des poursuites.L'article 175 signifiait la prison ou les travaux forcés. Il y a eu plus de 50 000 condamnations. Les autorités nazies pouvaient en partie décréter la castration des condamnés. Plusieurs milliers d'homosexuels ont été déportés en camp de concentration à cause de leur orientation sexuelle. Un grand nombre d'entre eux n'y ont pas survécu. Ils sont morts de faim, de maladie ou de mauvais traitements ou ils ont été victimes de meurtres ciblés. Les nazis ont anéanti les milieux homosexuels. Mis à part dans l'Autriche annexée, l'homosexualité féminine ne faisait pas l'objet de poursuites pénales. Les nazis la considéraient comme moins dangereuse. En revanche, si des lesbiennes se retrouvaient en conflit avec le régime, elles étaient elles aussi victimes de répressions.
Dans l'Allemagne nazie, les homosexuel(le)s étaient en proie à l'intimidation et ils étaient constamment contraints de se cacher. Pendant longtemps, les homosexuels victimes du national-socialisme ont été exclus de la culture de la mémoire, aussi bien en République fédérale d'Allemagne qu'en RDA. En Allemagne de l'Ouest comme de l'Est, les homosexuels masculins ont continué pendant longtemps à faire l'objet de poursuites pénales. L'article 175 du code pénal est resté en vigueur en République fédérale d'Allemagne sans aucune modification jusqu'en 1969.
De par son histoire, l'Allemagne a la responsabilité particulière de lutter fermement contre les violations des droits humains des homosexuel(le)s.Dans de nombreuses régions du monde, des hommes et des femmes sont persécutés aujourd'hui encore en raison de leur identité sexuelle, l'amour homosexuel est passible de poursuites et un baiser peut être dangereux.
Par ce mémorial, la République fédérale d'Allemagne souhaite rendre hommage au souvenir des victimes persécutées et assassinées, entretenir la mémoire de l'injustice commise et ériger un symbole durable contre l'intolérance et la discrimination à l'égard des homosexuel(le)s et leur exclusion. >>
09:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : victimes du nazisme, monuments, homosexuels
Le MRAP porte plainte contre le groupe musical « JUSTICE »
<< Le MRAP, dans un communiqué de presse du 15 mai 2008, a exprimé son inquiétude devant le message véhiculé par le clip musical « Stress », du groupe Justice, réalisé par le collectif « Kourtrajmé ».
Le MRAP constate encore une fois que le message du clip est porteur de stéréotypes et de clichés racistes et participe à une vision caricaturale de la réalité des quartiers populaires et de leurs habitants.
Le MRAP avait estimé que le seul moyen pour les auteurs du clip de démontrer leur bonne foi était de mettre immédiatement un terme à l'absence de discernement qui a présidé à cette diffusion en ligne, en arrêtant immédiatement toute diffusion commerciale de ce clip. Le MRAP a mis, le 25 mai 2008, en demeure la maison de disques « Because Music » afin d'agir vigoureusement auprès des hébergeurs pour obtenir le retrait immédiat des vidéos en ligne et de renoncer par avance à toutes les retombées commerciales, attendues ou non, de cette désastreuse opération.
Le MRAP a également constaté que le site internet Kourtrajme.com a repris le clip « Stress » et que dans une de ses pages du site, le numéro de téléphone du standard affiché n'est autre que celui du Front national (Standard Kourtrajmé 01.41.12.10.00)
Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et devant le silence des auteurs de ce clip face à la mise en demeure de notre mouvement, le MRAP considère que l'intention raciste est avérée et décide de déposer plainte contre les responsables de cette immonde production.
Maître SEBAN, avocat au Barreau de Paris, représentera le MRAP dans cette affaire. >>
08:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mrap, justice, stress, plainte
vendredi, 30 mai 2008
Vacances : les Européens privilégient l'Europe et le littoral
<< Réalisée par Ipsos à la demande du Groupe Europ Assistance auprès d'un échantillon de 3.506 Européens (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens), cette enquête de référence vise à estimer chaque année les intentions de départ des ressortissants des pays concernés, leurs motivations, les destinations et les types de séjours privilégiés. Comme l'année dernière, deux Européens sur trois comptent partir en vacances cet été, le plus souvent en Europe, au bord de la mer, pour des séjours un peu plus long que ces dernières années.
Deux Européens sur trois comptent partir en vacances cet été, confirmant la tendance constatée en 2007
Les deux tiers des Européens (67%, soit une hausse d'un point par rapport à 2007) partiront cet été, dont 24% plusieurs fois. L'Italie, largement au-dessus de la moyenne, devient le pays dans lequel la déclaration d'intentions de départ, en forte hausse, est la plus importante (77%, +9 points), devant la France, qui enregistre la même progression (74%, +9 points). C'est peut-être lié à l'organisation du championnat d'Europe de football, toujours est-il que l'Autriche enregistre cette année une diminution importante des intentions de départ (62%, - 8 points). Comme l'année dernière, l'Allemagne reste en queue de peloton (57%, - 3 points). Dans la majorité des cas (39%), la durée des vacances est de deux semaines. On note par ailleurs une diminution des courts séjours au profit des séjours plus longs : 36% partiront une semaine et moins (-5 points), 39% partiront 2 semaines, mais 29% (+4 points) partiront 3 semaines et plus. Ce changement de comportement s'observe tout particulièrement chez les Britanniques, les Français et les Espagnols, avec près d'un tiers à chaque fois qui comptent partir 3 semaines et plus (+ 13 points pour les Britanniques, + 6 points pour les Français, + 5 points pour les Espagnols).
L'Europe reste la destination préférée des Européens
L'Europe, qui recueille 76% des intentions de départ, constituera encore à l'été 2008 la destination favorite des Européens. On doit surtout ce taux aux 45% des Européens (-2 points) qui passeront leurs vacances dans leur propre pays. C'est notamment le cas, comme en 2007, des Français (63%), des Espagnols (59%, stable) et des Italiens (58%, - 8 points). Ces trois destinations sont particulièrement privilégiées au sein de l'Europe : la France (18%, +1 point), l'Italie (18%, stable), et l'Espagne (16%, stable). Dans le choix de la destination, le budget (82%, + 3 points), le climat (79%, + 1 point), les risques sanitaires (73%, + 2 points), la qualité des infrastructures sur place (73%, stable) et les possibilités d'activités de loisirs ou culturelles (70%, + 1 point) constituent comme en 2007 les critères décisifs. Les risques d'attentats jouent quant à eux un rôle « essentiel » ou « important » pour 64% des Européens (+ 3 points). On parle un peu moins des risques de troubles sociaux (55%, + 3 points, des risques de catastrophe naturelle (52%, - 3 points) ou du temps de trajet vers le lieu de vacances (49%, - 4 points).
L'augmentation du prix du pétrole influence le choix du mode de transport pour un tiers des vacanciers européens
Le budget prévisionnel consacré par les Européens à leurs vacances sera de 2.206 euros en moyenne par foyer (contre 2.145 euros en moyenne en 2007), avec cependant de fortes variations en fonction des pays. Ainsi les Britanniques conservent leur première position en termes de dépenses, avec un « budget vacances » de 2 584 euros (+ 5 euros). L'écart se creuse avec les Espagnols, qui demeurent (budget de 1 764 euros, - 146 euros) et des Français (1 934 euros, - 72 euros), les seuls pays à voir ce budget diminuer par rapport à l'année dernière. L'augmentation du prix du pétrole impacte ainsi pour 34% des vacanciers européens le mode de transport, la destination choisie pour 29% d'entre eux, et la durée des vacances pour 23%.
La hiérarchie des préoccupations à l'égard des risques encourus en vacances demeure proche de celle observée en 2007 et confirme la prédominance des inquiétudes relatives à la santé (74% des Européens se sentent concernés), qu'il s'agisse de sa santé personnelle ou de celle d'un proche, accompagnant ou non. Ensuite, la perte des effets personnels (bagages, vêtements, argent) est redoutée par 68% des personnes (- 4 points). Suivent les préoccupations relatives aux accidents de transport (60%, - 5 points), celles qui concernent le domicile (dégât des eaux, incendie, cambriolage...), redoutées par 58% des vacanciers européens (- 2 points). Enfin un peu mois d'une personne interrogée sur deux (49%) craint la panne de leur véhicule. >>
IPSOS, 30-V-2008
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