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mardi, 01 juillet 2008
« Perrier c'était fou ? »
« Le village Perrier »
Cette histoire, c'est d'abord celle du choc des cultures. Jusque dans les années 1980, l'entreprise connaît un succès fulgurant, notamment aux Etats-Unis, qui permet à l'ancien patron, Gustave Leven, de se voir décerner le titre de « meilleur entrepreneur de l'année » par « L'Usine nouvelle » en 1989. Sa gestion sociale, en « bon père de famille », permet aux salariés d'obtenir des conditions de travail bien plus avantageuses que toutes les entreprises du bassin d'emploi, avec des pratiques RH très « locales » : dans le « village Perrier » d'avant Nestlé, un recrutement de l'été était toujours une promesse d'embauche future et les fils et filles de salariés faisaient naturellement partie des candidats prioritaires.
Le tournant débute en février 1990 : des traces de benzène sont retrouvées dans un échantillon soumis à analyse aux Etats-Unis. En un an, la marque perd 70 % de son chiffre d'affaires outre-Atlantique. C'est dans ce contexte que l'entreprise est rachetée, en 1992, par Nestlé.
Contrats d'objectifs, exigence d'une meilleure rentabilité, réduction d'effectifs drastique (un millier d'emplois en dix ans) : la refonte de l'organisation de l'entreprise n'est pas seulement managériale, elle est vécue, par les ouvriers notamment, comme une remise en cause identitaire. La CGT, alors syndicat majoritaire avec plus de 80 % des voix aux élections en entreprise, entame une résistance musclée. Un nombre croissant de conflits se règlent devant le tribunal, aboutissant à une judiciarisation croissante des relations sociales.
Remise en cause identitaire
Tout oppose les deux univers, jusque dans le vocabulaire employé. Chez Nestlé, on parle de « benchmarking », de « supply chain ». Pour les salariés de Perrier, on traduit par « dégraissage des effectifs ». Mais l'auteur ne tombe pas pour autant dans le piège de l'opposition binaire de deux systèmes, dont l'un serait forcément positif et l'autre intrinsèquement destructeur. L'analyse des témoignages de salariés montre bien à quel point le passé, l'ère « Leven », est largement mythifié. Et comment le culte du passé répond avant tout à l'incertitude vis-à-vis de l'avenir et à l'absence de projet collectif dans le présent. « Le rôle joué par Nestlé est en partie représentatif de l'évolution des stratégies managériales depuis les années 1970 », souligne Irène Favier. Mais il est aussi symptomatique de la perte d'une identité collective, pas seulement ouvrière, mais tout simplement salariale. >>
Jean-Marie Colomb, Les Echos, 01-VII-2008
« Perrier-Nestlé, histoire d'une absorption (1990-2000) », Irène Favier, Editions de l'Atelier, 196 pages, 22 euros.
Les pays émergents exportent difficilement leur management
Au rythme où vont les choses, votre prochain patron sera sûrement indien ou chinois. Les pays dits émergents, Chine et Inde en tête, ne se contentent en effet plus d'être les ateliers du monde et d'exporter textile et téléphones portables pour les uns, logiciels et services informatiques pour les autres. Aujourd'hui, ces pays sont dotés de capacités d'investissement telles que le rachat d'entreprises occidentales n'est plus un problème. Quelques cas emblématiques ont déjà défrayé la chronique : l'indien Tata s'est ainsi offert le luxe cette année d'absorber deux marques phares de son ancien colonisateur britannique, Jaguar et Land Rover. Le chinois Lenovo a également racheté en 2004 la division PC d'IBM. La France n'est pas en reste : Arcelor a été absorbé il y a tout juste deux ans par Mittal (lire ci-contre) ; Thomson a revendu son activité téléviseurs en 2004 au chinois TCL Multimedia. Sans compter la chaîne de parfumerie Marionnaud passée sous le contrôle du groupe hong-kongais AS Watson en 2005.
Les autorités chinoises multiplient d'ailleurs les aides aux entreprises qui se lancent sur le marché international. Mais leur succès reste mitigé. Parfois mal conseillées, les entreprises chinoises, et indiennes dans une moindre mesure, se heurtent surtout à des problèmes de management.
« Les Indiens, mais surtout les Chinois, souffrent d'un net déficit de managers internationaux capables de diriger des équipes multiculturelles », analyse Bernard Gainnier, responsable des relations entre la Chine et l'Europe pour PwC. D'après les chiffres d'une étude Accenture, la Chine va avoir besoin dans les cinq prochaines années de 75.000 à 100.000 cadres disposant d'une expérience internationale. Ils seraient pour l'instant à peine 5.000 à 6.000. Du coup, la plupart des entreprises rachetées se trouvent livrées à elles-mêmes, sans encadrement chinois, sans lien direct avec l'actionnaire. Une situation qui leur donne une fausse impression d'autonomie et qui finit généralement mal lorsque l'actionnaire vient aux nouvelles. « Idéalement, il faut avoir sur place un DG ou un directeur financier pour pouvoir être au courant de ce qui se passe dans l'entreprise et instaurer un dialogue », indique Nicolas Granier, avocat chez Landwell.
Changements répétés
Une condition nécessaire mais pas suffisante, surtout si elle intervient tardivement, comme l'a expérimenté l'entreprise Le Cabanon, premier transformateur français de tomates (300 salariés au moment du rachat). Rachetée par le chinois Chaklis fin 2004, la société a vu son dirigeant français d'abord remplacé par un Luxembourgeois, pour finalement être reprise en main par un directeur général chinois ayant fait ses armes en Hollande et en Allemagne. Des changements de direction répétés qui n'ont pas aidé à surmonter les graves difficultés financières de l'entreprise depuis son rachat. L'aventure chinoise s'est d'ailleurs soldée par un plan social.
Chez Marionnaud, la situation est moins alarmante mais, là encore, la société n'en finit pas de réorganiser sa ligne hiérarchique depuis qu'elle est passée dans le giron chinois. Un nouveau directeur général, venu cette fois de Belgique, vient d'ailleurs d'être nommé il y a quelques jours pour redéployer les activités de l'enseigne.
« En réalité, les Chinois ont exactement les mêmes problèmes que les Occidentaux en Chine, ils ne comprennent pas les règles de fonctionnement du pays et les comportements des Français », poursuit Bernard Gainnier. Croyant bien faire, ils tentent parfois maladroitement de plaquer leurs méthodes, comme ce manager chinois qui avait imposé à ses salariés français sur leur lieu de travail une séance de gymnastique le matin avant de commencer leur journée. Le quart d'heure sportif du matin n'a pas fait long feu mais il a marqué les esprits. Pas forcément dans le sens souhaité par les Chinois.
Accéder à une technologie
Un fossé culturel qui se double aussi d'une incompréhension profonde dans le domaine social. RTT, diversité, dialogue social : des concepts bien souvent étrangers aux dirigeants chinois. Liu Chuanzhi, cofondateur de Lenovo, continue de s'étonner que ses managers étrangers préfèrent des congés payés aux bonus privilégiés par les cadres chinois (« Les Echos » du 27 février 2007). Difficile aussi de faire comprendre à un dirigeant de l'empire du Milieu la complexité du droit français : « Pour les Chinois, un contrat peut se renégocier en permanence, on peut toujours s'arranger avec les règles, rien n'est figé », estime Bernard Gainnier.
Malgré tout, les exemples de réussite existent, notamment lorsque l'investissement est motivé par l'accès à une technologie bien spécifique. Le groupe chinois Bluestar a ainsi fait l'acquisition de l'activité silicones de Rhodia en janvier 2007 (800 salariés en France) pour pouvoir maîtriser des procédés de fabrication très pointus. Une centaine de personnes ont été embauchées sur les douze derniers mois, notamment pour assurer les services supports. « Ils ont tout à apprendre de nous, du coup, ils sont très à l'écoute, pas du tout arrogants. Et il nous font totalement confiance. La preuve, l'intégralité des anciennes équipes est en place, PDG compris. Ils ont confiance dans l'avenir de notre industrie et cela se sent », explique Jean-Michel Stein, délégué CFE-CGC. Certaines difficultés commencent pourtant à préoccuper la direction, notamment la hausse des matières premières et l'envolée du prix du pétrole qui pèse sur les coûts de fabrication : « On serre les boulons bien sûr, mais, pour l'instant, on ne touche pas au personnel. Dans le même contexte avec Rhodia, on serait déjà en train de faire un plan social », témoigne Jean-Michel Stein.
Un succès qui s'explique aussi par l'expérience acquise. Déjà, en janvier 2006, le même groupe chinois BlueStar s'était porté acquéreur d'Adisseo, ancienne filiale d'Aventis rachetée en 2002 par CVC Capital Partners sous forme de LBO et spécialisée dans les compléments nutritionnels pour animaux d'élevage. Avec 1.300 salariés, dont la majorité est répartie sur 3 sites industriels en France, Adisseo s'est révélé une très belle opération, vu la croissance de la consommation de viande dans les pays asiatiques, Chine en tête. Quatre managers de Bluestar, dont un siège au comité de direction, sont venus travailler en France. « Les résultats financiers sont là, ça aide à bien s'entendre. La seule difficulté avec les Chinois, c'est qu'ils ne vous posent pas les questions directement. C'est à nous de deviner et d'anticiper s'ils voient un problème quelque part », explique Gérard Deman, PDG d'Adisseo. Une difficulté accrue par le fait qu'aucun des managers chinois ne parle le français et très peu d'entre eux utilisent l'anglais.
Exigence et maturité
Pour les Indiens, ces problèmes de communication, au moins, sont résolus puisque la langue de travail est naturellement l'anglais. « C'est pour les cadres français que la situation est parfois délicate car leur niveau d'anglais n'est pas toujours suffisant pour exprimer toutes leurs idées ou certaines nuances, témoigne Anne Baille, PDG de Ranbaxy France (80 salariés). Cette ancienne filiale d'Aventis, spécialisée dans la commercialisation de médicaments génériques, a été rachetée en 2004 par l'indien Ranbaxy. Depuis cette date, l'entreprise n'a cessé de perdre de l'argent, sauf l'an passé : « Les Indiens sont très exigeants sur les résultats. Ils veulent que ça marche tout de suite. Ça n'a pas été facile de leur expliquer que le marché ne fonctionnait pas forcément comme ils l'avaient imaginé », continue Anne Baille.
Les Indiens, par rapport aux Chinois, ont néanmoins un atout de taille : leur « middle management » est souvent mieux formé et plus ouvert sur l'international. Il n'y a qu'à regarder les efforts déployés en termes de formation par des grands groupes tels qu'Infosys, Tata ou Wipro dont les campus ultra-modernes situés à Bangalore n'ont rien à envier aux grandes écoles et universités européennes. Preuve de cette maturité : des chercheurs indiens, tels que C. K. Prahalad, Ram Charan ou Vijay Govindarajan, font désormais partie des gourous de management les plus respectés au niveau mondial.
Cette exigence et cette maturité vont d'ailleurs de pair avec une grande ambition, selon Anne Baille : « Leur vision du monde est sans limite. C'est un peu comme s'ils étaient devant un champ de fleurs qui sont toutes en train d'éclore sans savoir laquelle cueillir. Ils sont au printemps et nous sommes en automne. » Pour éviter de passer le cap de l'hiver, il ne reste plus aux managers français qu'à s'initier à la culture indienne. >>
Marie Bellan, Les Echos, 01-VII-2008
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pays émergents, chine, inde, brésil, management, techniques de managements, exemples
La flambée des prix pourrait inverser la croissance agricole dans les pays en transition
En réaction à la hausse des prix des denrées alimentaires, a ajouté M. Diouf, les gouvernements n'ont pas toujours encouragé l'investissement nécessaire à l'accroissement de la production et de la productivité, préférant adopter des mesures, notamment des limitations à l'exportation, qui ont donné lieu à l'annulation des contrats d'exportation et à une baisse des prix versés aux agriculteurs.
Tendances positives
"Comme dans la plupart des régions du monde touchées par l'insécurité alimentaire, la faim en Europe et en Asie centrale tient à la pauvreté rurale, aux catastrophes naturelles et à celles provoquées par l'homme, plutôt qu'à une pénurie absolue d'aliments au niveau macro économique", a affirmé M. Diouf.
"Depuis dix ans, on enregistre dans certains pays parmi les plus pauvres le taux le plus élevé de croissance du revenu national par habitant, notamment dans les pays de Transcaucasie et d'Asie centrale, tandis que les pays d'Europe occidentale et orientale ont une croissance moindre", a-t-il ajouté, notant que la production agricole par habitant a également progressé plus rapidement dans ces pays.
Mais cette tendance positive des dix dernières années pourrait s'arrêter à moins que des mesures politiques audacieuses ne soient prises pour contenir la hausse des prix, a dit en substance M. Diouf, reprenant ainsi les conclusions d'une conférence sur la flambée des prix organisée en mars 2008 par la FAO et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Potentiel inexploité
"Il y a un potentiel significatif de production agricole au Kazakhstan, en Russie et en Ukraine", a indiqué le Directeur général de la FAO. "Avec un environnement de politiques favorables et des investissements dans les infrastructures, on pourrait remettre en culture au moins 13 millions d'hectares, sans coût environnemental majeur."
Et M. Diouf de noter que les rendements des cultures de ces trois pays sont à l'heure actuelle trois fois moins élevés qu'en Europe centrale, orientale et occidentale où on utilise des intrants modernes et des systèmes contractuels pour limiter les risques commerciaux.
"La Communauté des Etats indépendants et les pays de l'Europe du Sud-est sont beaucoup plus ruraux et agricoles que ceux d'Europe occidentale (...). Pourtant, le secteur agricole demeure vulnérable et apporte un revenu relativement faible du fait des rendements insuffisants des cultures."
M. Diouf a encore dit que la principale préoccupation de la FAO dans cette région était la pauvreté rurale qui, dans certains pays, en particulier en Asie centrale, s'accompagne d'une insécurité alimentaire malgré le fait qu'il existe un grand nombre de spécialistes qualifiés dans des domaines techniques tels que la médecine vétérinaire, les pêches, les forêts et l'agronomie.
"Ce qui fait défaut pour la croissance agricole et rurale, ce sont des politiques de développement qui favorisent l'agriculture commerciale et les institutions de gouvernance et d'appui au développement des exploitations familiales et du secteur privé.
"De nouveaux pays membres de l'UE ont réussi à réduire la pauvreté rurale, à assurer une croissance agricole durable et à devenir des pays à revenu élevé en adaptant leurs politiques et leurs institutions. Ils disposent d'éléments d'information et d'expertise particulièrement précieux pour la mise en place de processus de transition agricole", a ajouté M. Diouf.
Le Directeur général de la FAO a mis l'accent sur les efforts déployés par la FAO pour sensibiliser les décideurs politiques et le public aux initiatives nécessaires pour affronter tous ces problèmes, mentionnant à cet égard l'Initiative de la FAO pour contrer la flambée des prix des denrées alimentaires. Il a indiqué que la FAO était prête à apporter son assistance dans plusieurs domaines en vue d'assurer la sécurité alimentaire pour tous.
Autres contraintes
M. Diouf a cité d'autres contraintes s'exerçant depuis deux ans sur la production agricole et la sécurité alimentaire dans la région, à savoir les organismes nuisibles et les maladies ainsi que les situations d'urgence.
Il a indiqué que la FAO avait lancé plusieurs projets pour la fourniture d'insecticides et autres produits et organisé des consultations régionales pour faire face à la migration transfrontalière des criquets et aux maladies, notamment la grippe aviaire, la fièvre aphteuse et la peste porcine africaine qui ont affecté les pays de Transcaucasie.
La FAO a répondu à des situations d'urgence dans la Fédération de Russie, au Tadjikistan et en République de Moldova. Elle a aidé des ménages ruraux à reconstituer leurs moyens de subsistance, notamment par l'élevage et des produits agricoles à forte valeur. Et pour faire face aux fortes chutes de neige et à la sécheresse, elle a fourni des semences et des fourrages aux agriculteurs touchés.
Les participants à la Conférence régionale de la FAO pour l'Europe - 44 pays membres sont représentés - doivent examiner, durant deux jours, les activités de la FAO dans la région ainsi que les progrès en ce qui a trait aux Objectifs du Millénaire pour le développement et du Sommet mondial de l'alimentation.
D'autres questions sont à l'ordre du jour, notamment l'adaptation au changement climatique et la promotion des produits agricoles et des aliments régionaux traditionnels. >>
Province chinoise du Sichuan : 6 milliards de dollars de dégâts à l'agriculture
<< Les dégâts provoqués par le récent séisme au secteur agricole dans la province chinoise du Sichuan sont considérables selon la FAO qui avance le chiffre d'environ 6 milliards de dollars.
Une récente mission d'évaluation de la FAO dans cette province rapporte que plus de 30 millions de ruraux ont pratiquement tout perdu. Des milliers d'hectares de terres cultivées ont été ravagés, des millions d'animaux ont péri, des silos à grains ont été dévastés et des machines agricoles, endommagées.
"Outre la tragédie humaine provoquée par la catastrophe - la perte d'un ou de plusieurs êtres chers d'une même famille - beaucoup de communautés rurales du Sichuan ont perdu leurs moyens de production agricole et leurs sources de revenus", indique Rajendra Aryal, le coordonnateur des opérations d'urgence de la FAO dans la région.
"Les villageois ont fait preuve de ténacité et exprimé leur ferme volonté de retourner à leurs champs pour reprendre leurs activités agricoles. Mais il faudra probablement trois à cinq ans pour remettre sur pied le secteur agricole du Sichuan."
Problèmes en série
Une partie importante des cultures de blé n'a pu être récoltée du fait de la pénurie de main-d'oeuvre, le séisme ayant fait un grand nombre de morts et de blessés parmi les paysans.
La majeure partie du blé récolté avant le tremblement de terre - environ 350 000 tonnes dans la préfecture de Mianyang (une des régions les plus durement frappées) - a été perdue lors de la destruction des silos à grains par les secousses telluriques.
La pénurie actuelle de pesticides et d'engrais hypothèque les chances d'une reprise rapide de la production agricole, selon la FAO.
En outre, des milliers de serres se sont écroulées entraînant de lourdes pertes pour la production maraîchère. Les principales zones agricoles de la province, qui produisent jusqu'à 20 pour cent des semences de riz de la Chine, ont été sévèrement touchées sur plus de 20 000 hectares.
Beaucoup de rizières se sont asséchées et les systèmes d'irrigation ont souffert du fait des bouleversements géophysiques provoqués par le tremblement de terre.
Dans certains villages, jusqu'à 70 pour cent des rizières ont été endommagées. La prochaine récolte pourrait enregistrer une chute de l'ordre de 10 à 50 pour cent du fait à la fois des semis tardifs, de la menace des insectes nuisibles et des pénuries d'eau.
Plus de 3 millions de porcins ont péri durant le séisme, certains villages ayant perdu jusqu'à 70 pour cent du cheptel.
Dans l'ensemble, les pertes d'animaux sont estimées à quelque 2 milliards de dollars.
Relèvement et remise en état
"Principal défi pour les six prochains mois: il faudra remettre en état les champs dévastés et livrer d'urgence des engrais, des pesticides, des outils agricoles, des machines-outils et du bétail", souligne M. Aryal.
Les efforts de relèvement à moyen et long terme doivent porter principalement sur la remise en état des réservoirs d'eau, des barrages et des abris pour animaux.
Ils doivent porter aussi sur la formation des agriculteurs en matière de cultures de rente et de préparation face aux catastrophes naturelles.
Il faudra également aider les bureaux agricoles des comtés de la province du Sichuan à remettre en état les infrastructures, les équipements, les services d'inspection et d'examen des semences, les silos et les services de vulgarisation agricole.
Les autorités chinoises ont demandé à la FAO de coordonner les efforts de relèvement agricole dans la province du Sichuan. >>
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fao, sichuan, dégâts agricoles, silos à grain, machines agricoles, reconstruction, aides
Médicaments en accès direct : L'Afssaps accompagne la mise à disposition de médicaments devant le comptoir
L'Afssaps a été chargée de définir la liste des médicaments concernés par cette mesure selon des critères visant à garantir la sécurité sanitaire et la sécurité des patients. L'Afssaps rend aujourd'hui publique la liste des médicaments de médication officinale disponible en accès direct.
Par ailleurs, l'Afssaps et le Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens ont produit conjointement un ensemble de documents d'information avec le concours de professionnels de santé, d'industriels et de représentants d'associations de patients, afin d'accompagner la mise en oeuvre de cette mesure.
Un médicament est dit de médication officinale lorsqu'il est destiné à soigner des symptômes courants pendant une courte période, qui ne nécessitent pas l'intervention d'un médecin, et doivent être accompagnés des conseils du pharmacien. Il dispose de plus d'un conditionnement (dosage, durée de traitement) et d'une notice d'information adaptés.
A partir de ces premiers critères, une liste a été établie par l'Afssaps. Elle compte 217 spécialités pharmaceutiques couvrant 71 domaines thérapeutiques, 12 médicaments à base de plante et 19 médicaments homéopathiques.
Certains médicaments ont été exclus de cette liste pour des raisons de sécurité, en particulier les médicaments avec des contre-indications majeures particulières ou des interactions médicamenteuses. D'autres médicaments, notamment destinés à la population pédiatrique, ont également été écartés du fait d'un niveau de sécurité insuffisant pour une utilisation en automédication.
Cette liste est amenée à être complétée, en fonction des nouvelles demandes de mise à disposition en accès direct que feront les industriels et qui seront évaluées par l'Afssaps sur les mêmes bases.
Par ailleurs, le décret prévoit un accompagnement de cette nouvelle mesure auprès du public par la mise à disposition d'informations émanant des autorités de santé.
Dans ce cadre, l'Afssaps et le Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens ont conduit une réflexion avec le concours du Cespharm, de syndicats de pharmaciens d'officine, d'industriels, d'associations de patients, de Centres Régionaux de Pharmacovigilance et d'experts du groupe de travail « médicaments de prescription médicale facultative » de l'Afssaps.
Des documents grand public ont ainsi été élaborés afin de préciser les règles d'or d'automédication responsable et bien maîtrisée. Il s'agit aussi d'apporter une information générale sur la mesure ou une information à portée pédagogique pour les patients souhaitant recourir à l'automédication dans des pathologies courantes de l'adulte telles que la douleur, l'herpès labial, le rhume, la rhinite, la conjonctivite allergique, etc....
Ces documents qui seront disponibles en pharmacie, sont complétés par trois cartes mémo également destinées au public, reprenant les messages essentiels concernant les trois antalgiques les plus utilisés en automédication, le paracétamol, l'ibuprofène et l'aspirine. Sur le même principe, trois fiches d'aide à la dispensation ont été élaborées pour les équipes officinales.
L'Afssaps rappelle que comme pour tout médicament, les médicaments en accès direct sont susceptibles de provoquer un effet indésirable grave et/ou inattendu et qu'il doit obligatoirement être immédiatement déclaré par les professionnels de santé aux centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV).
Liste des médicaments de médication officinale disponible en accès direct
MEDICAMENTS DE MEDICATION OFFICINALE
http://afssaps.sante.fr/htm/10/med-acces-direct/liste-med...
Pour en savoir plus
http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/indco3.htm
17:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : afssaps, conseil national de l'ordre des pharmaciens, médicaments de médication officinale, comptoirs des pharmacies
La DIACT organise les rencontres « Aménagement numérique et développement durable des territoires »
<< A partir de fin juin et jusqu'à novembre, la Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT) organise les « Rencontres aménagement numérique et développement durable des territoires », avec l'appui du Commissariat général au développement durable du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire.
Dynamisme économique, désenclavement, accès à l'information, lien social, etc : les technologies et services numériques représentent une composante fondamentale de l'attractivité et de la cohésion de nos territoires. A la demande d'Hubert FALCO, secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, la DIACT entend contribuer au développement de nouveaux services numériques offrant des réponses crédibles, efficaces et opérationnelles aux besoins exprimés dans les territoires. Leur déploiement doit aussi être l'occasion d'inscrire le développement durable au coeur des politiques territoriales.
La DIACT relève ces nouveaux défis et prend l'initiative de traiter cette réflexion à travers une démarche particulière : les Rencontres aménagement numérique et développement durable des territoires seront conduites au travers d'auditions et de débats, en lien avec les Assises du numérique organisées par Eric BESSON, secrétaire d'Etat à la prospective, à l'évaluation des politiques publiques et au développement de l'économie numérique. Ces auditions et débats ont pour objectif de rédiger des propositions d'actions pour que les politiques d'aménagement numérique soient très concrètement au service du développement durable de nos territoires.
Pour traiter ce sujet au coeur de l'avenir des territoires, la DIACT s'appuie sur un partenariat avec l'Association communication et information pour le développement durable (ACIDD), porteuse du programme TIC21.
Les réflexions seront organisées autour des trois orientations du développement durable :
* les TIC au service du dynamisme économique et de la compétitivité dans une perspective de développement durable des territoires ;
* les TIC peuvent-elles améliorer la cohésion sociale dans nos territoires ?
* les TIC pour une gestion durable de notre environnement.
La session de clôture se tiendra à l'automne 2008 et réunira des représentants de l'Etat, des élus, des entreprises impliquées dans le déploiement des technologies et des scientifiques. Ces experts et élus s'attacheront à hiérarchiser les propositions.
Les conclusions de ces travaux donneront lieu à une large information publique, afin de placer le développement numérique et les TIC au coeur du développement durable des territoires. >>
16:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : diact, tic, technologies numériques, services numériques, aménagement du territoire, déploiement numérique
Le chef de l'UNHCR rappelle l'importance du partenariat lors de la réunion annuelle avec les ONG
<< Vendredi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rappelé l'importance du partenariat de l'agence pour les réfugiés avec le secteur non gouvernemental, et a souligné la nécessité de renforcer la capacité des ONG nationales.
« Je me suis fermement engagé à renforcer ce partenariat », a déclaré António Guterres devant les quelque 350 représentants issus de plus de 200 organisations internationales et nationales présents lors de la séance de clôture des trois jours de consultations annuelles de l'UNHCR avec les ONG (organisations non gouvernementales).
On comptait plus d'ONG nationales que par le passé à cette réunion annuelle, ce qui reflète l'importance croissante de ces partenaires pour le travail de l'UNHCR sur le terrain. « Le rôle des ONG locales s'est renforcé de manière significative », a fait remarquer le Haut Commissaire, tout en ajoutant qu'il « se préoccupait particulièrement du renforcement de la capacité des ONG locales ».
António Guterres a également exprimé son inquiétude concernant les violations des droits de l'homme et le « rétrécissement de l'espace humanitaire ». Il a affirmé que les ONG étaient importantes en tant qu' « alliées puissantes pour veiller au respect des droits de l'homme ».
Il a également abordé la question des réfugiés urbains, tout en déclarant : ce problème « sera notre principale priorité... dans un avenir proche ». Il a mentionné spécifiquement Damas et Amman, où le nombre considérable de réfugiés iraquiens a été très révélateur pour l'UNHCR. « Cette tendance va être de plus en plus forte. »
Cette année, les consultations ont été ouvertes mercredi par le Haut Commissaire adjoint L. Craig Johnstone. Le thème principal portait sur les droits de l'homme, mais les participants ont débattu d'un grand nombre de questions et de thèmes.
Lors de la séance d'ouverture mercredi, la Reine Noor de Jordanie a lancé un appel en faveur d'un soutien international accru envers les programmes d'aide pour les réfugiés iraquiens mis en place par l'UNHCR et d'autres organismes. La Fondation Al Noor Al Hussein de la reine est une ONG partenaire de l'UNHCR qui rencontre une crise de financement pour son programme Iraq.
Les consultations avec les ONG constituent un forum important pour soulever des questions, tisser des liens et échanger des points de vue avec l'UNHCR sur tous les aspects de leur partenariat au nom des personnes déracinées dans le monde.
Les ONG sont des partenaires essentiels pour l'UNHCR ; elles mettent en oeuvre des programmes en faveur des réfugiés et des déplacés internes dans certains endroits parmi les plus isolés et les plus difficiles dans le monde. Au total, près d'un tiers des ressources de l'UNHCR transitent par ses partenaires. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés travaille avec plus de 600 ONG à travers le monde. >>
UNHCR - Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, 01-VII-2008
15:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : unhcr, réfugiés, ong, partenariat, antonio guterres, ong locales, droits de l'homme
Le CSA conclue de nouvelles conventions avec les chaînes de télévision W9 et Virgin 17
Cette renégociation est consécutive aux décisions du Conseil d'Etat du 5 mars 2008 annulant les conventions conclues en 2005 au motif que la définition des heures de grande écoute était « manifestement inadaptée » au regard de la programmation de ces chaînes. Le CSA a conduit les discussions avec la volonté de soutenir la filière musicale pour l'aider à surmonter ses difficultés actuelles.
Conformément aux décisions du Conseil d'Etat, le CSA a réduit l'amplitude des heures de grande écoute durant lesquelles les chaînes doivent respecter les quotas de diffusion d'oeuvres européennes et d'oeuvres d'expression originale française.
Pour W9, chaîne majoritairement musicale, les heures de grande écoute seront désormais comprises entre 10 h et 12 h 30 et entre 17 h et 23 h, et donc réduites de 50 %.
Pour Virgin 17, chaîne musicale pour plus de 75 % de son temps d'antenne, elles seront comprises entre 9 h et 12 h et entre 15 h et 23 h, et donc réduites de 35 %.
Les nouvelles dispositions permettront de renforcer l'exposition des programmes musicaux aux heures de forte audience. Par ailleurs, il est convenu que les chaînes programmeront régulièrement à ces même heures des émissions musicales consacrées aux nouveaux talents.
Le CSA rappelle qu'aujourd'hui la loi ne prévoit pas de quotas de diffusion spécifique pour les oeuvres musicales. >>
14:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : csa, tnt, conventions, télévisions, w9, virgin 17
Bienvenue à la présidence française du Conseil de l'Union européenne
<< Aujourd'hui, 1er juillet, la République française prend le relais de la présidence du Conseil de l'Union européenne après la Slovénie. Pendant les six mois à venir, la France organisera et dirigera les réunions des groupes de travail, des comités, de Coreper (le Comité des représentants permanents, composé des ambassadeurs des pays membres auprès de l'Union européenne, et chargé de la préparation des travaux du Conseil), du Conseil dans ses différentes formations, et du Conseil européen.
Assumer la présidence est une fonction complexe. C'est pourquoi, la présidence est assistée dans cette tâche par le Secrétariat général du Conseil de l'UE.
Les priorités de la Présidence française sont l'asile et l'immigration, le changement climatique, l'agriculture et la défense. Les détails du programme de travail seront annoncés aujourd'hui à Paris par le Président Nicolas Sarkozy.
Au sujet de l'asile et l'immigration, la France va présenter "un pacte européen sur l'immigration et l'asile" qui sera adopté au cours de la présidence française pour établir une politique européenne d'immigration. Le but est de régler l'immigration légale et le retour d'immigrés illégaux.
Dans le domaine de l'environnement et de l'approvisionnement énergétique, le Conseil sous présidence française doit jeter les bases d'un accord global sur le changement climatique pour l'après-2012 à la Conférence de l'ONU sur ce sujet qui aura lieu à Copenhague en 2009.
La politique agricole commune va étre revisée à l'aide d'un "bilan de santé". Ce bilan revêt une actualité accrue à cause de la crise alimentaire mondiale et la hausse des prix agricoles.
L'objectif principal en matière de défense sous présidence française sera de renforcer la Politique de sécurité et de défense européenne (PESD).>>
Conseil de l'Union Européenne, 01-VII-2008
Biocarburants, une nouvelle méthodologie pour une meilleure appréhension des impacts énergie et gaz à effet de serre
Cette étude a été lancée en juillet 2007 par l'ADEME conjointement avec l'Institut français du pétrole (IFP), le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, de l'Aménagement du territoire et du Développement durable, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP) et l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), répond en partie à l'une des recommandations du Grenelle de l'Environnement qui préconise que soit conduite une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération ».
Avec cette nouvelle méthodologie, l'ADEME lance dès aujourd'hui, avec les mêmes partenaires, les études nécessaires pour connaître les bilans des différentes filières de biocarburants consommés en France. Ces études permettront de mener à son terme le bilan exhaustif et contradictoire recommandé par le Grenelle de l'Environnement. Les données devraient être disponibles à la fin de l'année 2008.
Ceci prépare la mise en place plus large d'un dispositif permettant de garantir le caractère durable des biocarburants, en lien avec les travaux en cours au niveau européen. >>
Pour en savoir plus : http://www2.ademe.fr
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