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lundi, 07 juillet 2008

Le Conseil de l'Europe crée l'Association européenne des Ecoles d'études politiques

<< Pour accroître la visibilité des Ecoles d'études politiques et favoriser leur développement et leur pérennisation, le Conseil de l'Europe a annoncé la création de l'Association européenne des Ecoles d'études politiques à l'occasion de la cérémonie de clôture de la troisième Université d'été de la démocratie.

Catherine Lalumière, ancienne Secrétaire Générale du Conseil de l'Europe, a accepté d'en prendre la présidence. Elle a fait les observations suivantes dans son discours : "Le projet européen est un projet de grande ampleur avec un volet économique, un volet social et un volet philosophique, qui en font un projet politique. Ce réseau permettra de réfléchir ensemble à ce qu'est le projet européen et au rôle international de l'Europe construite ensemble. Pour éviter le risque de le réduire à la prospérité économique, j'insiste sur l'importance du réseau des Ecoles pour y réfléchir et le revivifier en permanence", a-t-elle déclaré.

"Continuez ce que vous avez si bien commencé", a-t-elle conclu, impressionnée et admirative du nombre de participants et de la qualité de leurs interventions.

Il s'agit d'une association sans but lucratif, ni objectif politique ou religieux. Elle sera dirigée par un conseil d'administration composé des directeurs des Ecoles d'études politiques du réseau du Conseil de l'Europe et de trois à dix membres élus pour quatre ans par l'assemblée générale.

La création de l'association a marqué la fin de la troisième Université d'été de la démocratie organisée par le Conseil de l'Europe à Strasbourg entre le 30 juin et le 4 juillet.

Au cours de cette semaine, plus de 600 participants venus des Ecoles d'études politiques de 16 pays européens ont débattu de questions relatives à la gouvernance, au pouvoir et à la démocratie.

Les participants se sont aussi vu remettre par Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, un diplôme attestant non seulement de leur participation à cette semaine de débats à Strasbourg mais aussi de leur engagement personnel irrévocable en faveur de la démocratie dans leur pays.

« Notre objectif est certes d'offrir à ceux qui le souhaitent une chance d'étudier la démocratie, les droits de l'homme et l'état de droit, mais aussi de permettre à des étudiants de rencontrer d'autres étudiants - et de promouvoir ainsi le dialogue et une meilleure compréhension entre Européens de divers horizons actifs au plan politique et partisans de la démocratie », a-t-il déclaré.

Les participants ont également adopté à l'unanimité la déclaration finale de la troisième Université d'été de la démocratie. >>

Conseil de l'Europe, 07-VII-2008 

Nucléaire du futur : vers un cycle du combustible optimisé

<< Devant l'intérêt suscité aujourd'hui par de nombreux pays pour l'énergie nucléaire, l'économie des ressources, la sûreté des technologies et leur résistance à la prolifération deviennent des enjeux majeurs. Surtout, le recours croissant à l'énergie nucléaire nécessite une gestion responsable du combustible usé. Dans ce contexte, les chercheurs du CEA travaillent à l'optimisation du cycle du combustible et imaginent les solutions pour le nucléaire du futur.

Il y a vingt-cinq ans, la France a fait le choix pour son industrie électronucléaire d'un cycle du combustible fermé : l'uranium utilisé dans le réacteur est considéré, dès sa fabrication, comme une matière qu'il faudra valoriser après exploitation.

Bénéfique en termes d'économie de ressource et de réduction des déchets ultimes, ce choix technologique a fait la preuve de sa cohérence et suscite aujourd'hui l'intérêt de nombreux pays : le Japon met en service cet été une usine de traitement-recyclage, la Chine et les Etats-Unis s'intéressent fortement aux procédés utilisés.

Le CEA travaille aujourd'hui à optimiser le cycle du combustible tel qu'il est déjà mis en oeuvre de façon industrielle : mieux « brûler » le combustible dans les réacteurs en service, optimiser la composition des combustibles mixtes comme le MOX, traiter et recycler par de nouveaux procédés les derniers composants les plus radiotoxiques du combustible usé.

Enfin, il s'agit pour le CEA de proposer des solutions adaptables progressivement à la mise en place d'une 3ème génération de réacteurs, et même de leur 4ème génération après 2040. La sûreté des technologies et leur caractère non-proliférant - priorités internationales du 'Forum Génération IV' auquel la France participe - sont aussi des objectifs primordiaux. >>

CEA - Commissariat à l'Energie Atomique, 07-VII-2008 

L'envolée des prix met certains pays dans une situation critique, estime le FMI

<< L'impact de la flambée des prix des denrées alimentaires et des combustibles est mondial, mais il est ressenti avec une acuité particulière par les pays pauvres ou à revenu intermédiaire tributaires de ces importations, qui sont confrontés à des problèmes de balance des paiements, une accélération de l'inflation et une aggravation de la pauvreté, indique une étude du FMI. L'analyse des défis macroéconomiques lancés par ces hausses de prix fait apparaître que de nombreux gouvernements devront ajuster leur politique en réponse à ce choc et que la communauté internationale devra apporter sa contribution à la résolution de ce problème planétaire.

« Certains pays sont à un point critique », a estimé le Directeur général du FMI,

M. Dominique Strauss-Kahn, lors de la présentation de cette étude. « Si les prix des produits alimentaires augmentent encore tandis que les prix de l'énergie restent les mêmes, certains pays ne seront plus en mesure de nourrir leur population tout en préservant la stabilité économique. Ces pays doivent choisir les bonnes options économiques et bénéficier de l'aide de la communauté internationale. Le défi qui leur est lancé est aussi le nôtre. Il consiste à assurer un approvisionnement alimentaire suffisant sans remettre en cause les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté suite à l'accélération de la croissance, à la faible inflation et à l'amélioration des soldes budgétaires et des balances des paiements ».

M. Strauss-Kahn a déclaré que les conclusions de cette étude soulignent la nécessité d'une approche coopérative très large réunissant les pays touchés, les bailleurs de fonds et les organisations internationales pour répondre aux effets des hausses de prix. « Le FMI collabore activement avec ses membres, auxquels il apporte des conseils économiques et un soutien financier pour répondre aux besoins urgents et aider à atténuer l'impact de cette crise », a-t-il rappelé. « Chaque pays est différent et les mesures précises que nous préconisons varient elles aussi considérablement. Mais le défi lancé à tous les pays pauvres ou à revenu intermédiaire à travers le monde est de trouver le moyen de nourrir ceux qui ont faim tout en préservant une stabilité macroéconomique chèrement acquise ».

Effets de l'envolée des prix

Les principales conclusions de cette étude comparative internationale - première évaluation à grande échelle de l'impact des hausses de prix - sont les suivantes :

Depuis janvier 2007. la hausse des prix des denrées alimentaires a coûté 2,3 milliards de dollars - soit 0,5 % de leur PIB annuel en 2007 - à un groupe de 33 pays pauvres importateurs nets de ces produits. Durant la même période, l'impact de la hausse des prix pétroliers sur 59 pays à faible revenu importateurs nets de pétrole a été de 35,8 milliards de dollars, soit 2,2 de leur PIB.

La hausse annuelle des prix des denrées alimentaires pour 120 pays à faible revenu et économies émergentes a atteint 12 % fin mars 2008, contre 10 % trois mois plus tôt, tandis que la hausse des prix des combustibles s'accélérait pour passer de 6,7 % à 9 % dans la même période, et les données préliminaires indiquent que le problème s'aggrave.

Les pays pauvres qui sont fortement tributaires des importations de denrées alimentaires sont particulièrement vulnérables à la hausse des prix de ces produits. La part des denrées alimentaires dans les dépenses des ménages des pays émergents ou en développement dépasse le plus souvent 50 %. L'étude montre que les ménages à faible revenu sont les plus touchés par la hausse des prix de ces produits et souligne que le pourcentage de dénutris pourrait dépasser rapidement son niveau actuel, à savoir 40 % de la population des pays en développement.

Réponses

Les prix du pétrole et des denrées alimentaires devraient se maintenir à ces niveaux élevés. L'offre a été lente à répondre à l'augmentation de la demande de produits de base, qui tient pour beaucoup à la croissance économique rapide des pays émergents et en développement.

Le FMI travaille en étroite collaboration avec ses membres sur les mesures - budgétaires, monétaires ou de change, commerciales, etc. - à prendre pour atténuer l'impact de ces hausses de prix. Tenant compte des spécificités et priorités de chaque pays, il a centré son action sur les domaines suivants :

Politique budgétaire. Les mesures engagées à ce titre doivent prendre en considération la situation économique de chaque pays et sa capacité à dégager une marge de manoeuvre budgétaire pour combattre les effets de ces hausses de coût. Certains pays ont la latitude d'assouplir leur situation budgétaire tandis que d'autres doivent créer cette marge de manoeuvre en augmentant les recettes, en comprimant d'autres dépenses ou en mobilisant des dons extérieurs ou des prêts concessionnels. Le soutien de la communauté internationale s'impose de façon plus pressante dans les pays où il est difficile d'augmenter les dépenses.

Politique monétaire et de change. Il devrait être possible en général de faire face aux effets de premier tour du renchérissement des denrées alimentaires et des combustibles sur l'inflation, mais il faudrait que la politique monétaire ait pour objectif d'éviter que des effets secondaires n'entraînent une inflation plus généralisée. Le maintien des prix des denrées alimentaires et des combustibles à des niveaux élevés entraînera probablement une dépréciation du taux de change réel dans les pays importateurs nets de ces produits.

Politique commerciale. Les marchés mondiaux des produits alimentaires doivent rester ouverts, et il faut mettre fin aux politiques restrictives - taxation et interdiction des exportations, par exemple - pour que les producteurs et les consommateurs continuent à bénéficier d'incitations adéquates. L'abaissement des droits de douane peut aider à réduire les distorsions commerciales et à atténuer les hausses de prix.

Financements du FMI. Le FMI a déjà apporté une assistance financière concessionnelle à sept pays à faible revenu par le biais de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, et il est prêt à venir en aide à d'autres pays en cas de besoin. Il a entrepris par ailleurs de simplifier la facilité de protection contre les chocs exogènes pour la rendre plus utile à ses membres, et se tient prêt à apporter son appui aux pays à revenu intermédiaire dans le cadre d'accords de confirmation. >>
 
FMI, 07-VII-2008 

À quoi sert la formation professionnelle ?

<< La 14e édition de l'Observatoire du travail -BPI-Réussir montre les inégalités entre les salariés devant la formation.

LES SALARIÉS sont inégaux devant la formation professionnelle : ceux qui devraient en bénéficier le plus parce qu'ils sont entrés dans la vie professionnelle avec un faible bagage sont en général ceux qui en bénéficient le moins. L'Observatoire du travail s'adresse directement aux salariés pour avoir leur perception, connaître leurs attentes et apporter une mesure du rôle que joue la formation professionnelle dans leur évolution professionnelle.

Selon l'Observatoire du travail, 56 % des salariés ont suivi une ou plusieurs formations au cours des deux dernières années. Ce sont les salariés âgés entre 25 et 34 ans qui sont le plus fréquemment concernés (65 % d'entre eux ont bénéficié d'une formation). Les plus âgés le sont moins (51 %), mais à un niveau qui reste encore important.

L'initiative de la formation revient un peu plus souvent aux employeurs (55 % des cas). Mais les salariés ne sont pas en reste : un peu moins d'une fois sur deux (45 %), ils sont à l'origine de la demande de formation. Cette tendance est plus forte dans le secteur public que dans le secteur privé (50 % contre 41 %).

Ce tableau résume à lui seul les inégalités devant l'accès à la formation : environ les deux tiers des cadres et des professions intermédiaires en ont bénéficié. Cette proportion tombe à la moitié pour les employés et les ouvriers. On retrouve sensiblement les mêmes inégalités entre ceux qui ont un niveau de formation supérieure au bac (62 %) ou inférieur au bac (43 %).

Plus intéressant : chez les cadres, l'initiative de la formation leur revient le plus souvent (55 % des cas). Pour les ouvriers, cette proportion n'est que de 38 %.

Une pratique au long de la vie active

Si les professions intermédiaires ont globalement un accès à la formation aussi important que les cadres, c'est parce que les entreprises semblent focaliser leur effort sur ces professions (37 %).

La taille de l'entreprise joue un rôle discriminant : on est deux fois moins formés dans les petites entreprises que dans les grandes (58 % contre 27 % dans les TPE). La formation tend à devenir une pratique qui accompagne les salariés tout au long de leur vie active. Ainsi, on observe une faible variation de la proportion des formés en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise : si l'effort se concentre sur les salariés qui ont entre 6  et 10 ans d'ancienneté (63 %), il n'en reste pas moins que cet effort se poursuit pour les plus anciens (> 57 %).

28 % exercent aujourd'hui un métier qui n'a rien à voir avec le précédent. Cette circonstance se rencontre plus fréquemment chez les employés et les ouvriers (35 %) et elle est deux fois plus importante pour ceux qui ont connu une période de chômage (40 %) que pour les autres (20 %). Tout ceci se traduit par une possibilité d'accès à la formation différente : en effet, on observe que deux types de trajectoire sont nettement favorisés : le fait d'exercer toujours le même métier chez le même employeur ou le fait d'exercer un métier en « continuité » avec le précédent. 63 % ont été formés dans les deux dernières années.

Les possibilités d'évolution professionnelle sont insatisfaisantes pour plus d'un tiers de salariés (36 %). À l'opposé, un tiers les considère comme très satisfaisantes. Évidemment, il y a une relation forte entre ces deux éléments : ainsi, ceux qui pensent avoir de bonnes possibilités d'évolution professionnelle dans leur entreprise sont quasiment deux fois plus nombreux à être « très satisfaits » de leur travail en général (86 %).

Or, les salariés qui expriment leur satisfaction concernant leurs possibilités d'évolution professionnelle ont été formés nettement plus fréquemment que les autres (61 % contre 45 %). On voit que le rôle des entreprises et de leur politique de ressources humaines est déterminant. >>

Albert Zennou, Le Figaro, 07-VII-2008 

Inflation

<< A quoi ça sert, au fond, un festival de musique et d'art vivant ? La réponse n'est plus aussi évidente qu'on pourrait le croire.

Traditionnellement, un festival servait à présenter au public de nouveaux talents, mêlés à des stars confirmées. A animer une région aussi ; à faire connaître une ville en l'associant à une discipline artistique ; à donner à des estivants l'impression qu'ils ne bronzent pas idiots ; à en attirer d'autres dans des zones peu touristiques.

Aujourd'hui ce paysage bon enfant et un peu touffu est en train de changer radicalement. Dans le domaine musical, sur fond de marché du CD sinistré, les artistes voient dans les concerts et donc les festivals un moyen d'engranger ce qu'ils ne gagnent plus dans les bacs des disquaires. Sans risque de piratage.

On entre dans l'ère de la surenchère. Les stars tournent à toute allure de festival en festival en faisant monter les prix ; les tarifs des places s'envolent ; les événements modestes peuvent devenir très vite s'ils jouent le jeu de la starification (et des grandes compagnies), des affaires fort rentables.

L'amateur risque de se retrouver vite face à une offre de festivals à deux vitesses. Y cohabiteront de grandes machines européennes offrant une multiplication d'artistes en exclusivité (ceux que l'on voit à la télé) ; et de petites fêtes locales, dépendant totalement des subventions des collectivités et de l'énergie de bénévoles. Va-t-on vers la fin des festivals de taille moyenne où l'on pouvait avoir des surprises, vibrer, découvrir et redécouvrir?

Ce serait la fin d'une époque, celle de l'émotion, tuée par celle du "live". >>

Didier Pourquery, Libération, 05-VII-2008 

La communauté internationale en matière de coopération au développement appelle la France à tenir son rôle de premier plan

<< La France est l'un des acteurs clés de la communauté internationale en matière de coopération au développement. Le niveau de l'aide publique au développement de la France s'est élevé à 9.94 milliards USD en 2007, la plaçant au 3e rang parmi les pays membres du CAD. Pour autant, comme dans le cas de la plupart des membres du CAD, ce montant est en recul par rapport à 2006. La part de l'APD dans le revenu national brut a chuté de 0.47 % en 2006 à 0.39 % en 2007.

La France a récemment remplacé ses engagements antérieurs d'atteindre 0.5% en 2007 et 0.7% en 2012, en s'alignant sur les engagements de l'Union Européenne d'atteindre 0.51 % en 2010 et 0.7 % en 2015. Dans ces conditions, il est impératif que la France sécurise l'augmentation de son aide publique au développement. Pour cela le gouvernement doit veiller à présenter à l'approbation du Parlement dès cette année les crédits budgétaires correspondants dans les lois de finance triennales. Ce faisant, le CAD invite la France à examiner la façon dont elle rapporte son aide publique au développement.

La France dispose d'atouts spécifiques, en particulier des liens étroits et multiformes avec de nombreux pays en développement hérités de l'histoire et la faculté de combiner de multiples outils pour appuyer leur développement. Outre son implication en matière de paix et de sécurité, la France a un rôle moteur au plan international dans des domaines tels que le financement du développement et l'engagement dans les États fragiles. Elle a su également développer des approches innovantes au niveau régional.

Le CAD note que le système de la France est fragmenté entre différents ministères et agences. De plus, ses procédures sont complexes. Cela diminue son impact. Aussi, le CAD se félicite de la coïncidence entre l'examen par les pairs et le processus en cours de revue générale des politiques publiques et souhaite que, comme mentionné par le Secrétaire d'État, l'examen par les pairs conforte le processus de réforme du système d'aide de la France. Le CAD invite en effet la France à poursuivre les efforts qu'elle a entrepris depuis 2004 pour améliorer l'impact de son aide et l'efficience de son système. En particulier, la France gagnera à améliorer son pilotage stratégique et à renforcer son opérateur principal. Cet effort de réforme devra prendre en compte les impératifs de la mise en oeuvre de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide.

Enfin, la France gagnera à renforcer l'approche stratégique de sa coopération au développement en la ciblant explicitement sur la lutte contre la pauvreté. Une plus forte concentration sur les pays les moins avancés et les États fragiles lui permettra d'augmenter son impact. Ce faisant, elle devrait veiller à assurer un équilibre approprié de dons et de prêts. Le CAD encourage la France à poursuivre son action notamment en matière de réforme du secteur de la sécurité. Celle-ci gagnerait également à davantage s'appuyer sur les ONG et s'engager en matière humanitaire, à l'image des autres donneurs.

Le CAD a procédé à l'examen par les pairs des politiques et programmes de la France en matière de coopération pour le développement le 6 mai 2008. Les échanges de vues étaient dirigés par M. Eckhard Deutscher, Président du CAD. La Délégation de la France était conduite par M. A. Joyandet, Secrétaire d'Etat à la coopération et la francophonie. Les pays examinateurs étaient le Royaume Uni et la Suède. >>

OCDE, 07-VII-2008 

Éric Woerth propose des mesures en faveur du pouvoir d'achat des fonctionnaires

<< Éric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique a présenté, lors d'une séance de négociation avec les syndicats représentatifs de la fonction publique, une série de mesures, pour la période 2009-2011.
Il a proposé également la généralisation de la prime de fonctions et de résultats et l'instauration de l'intéressement collectif dans la fonction publique.

À partir du document de programmation et d'orientation sur les salaires et le pouvoir d'achat issu des bilatérales qui se sont tenues depuis le 24 juin, ces mesures portent l'engagement du gouvernement de maintenir le pouvoir d'achat et de répondre à un contexte inflationniste et de hausse des carburants.
Répondre à un contexte inflationniste et de hausse du prix des carburants

Des mesures pour maintenir le pouvoir d'achat

Le gouvernement a garanti une augmentation du point d'indice de 0,5 % chaque année à compter du 1er juillet 2009. Et une hausse complémentaire de 0,3 % est de plus déjà prévue au 1er octobre 2009.
La Garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) interviendra à nouveau en 2009 pour tous les fonctionnaires des trois fonctions publiques.

Propositions de mesures immédiates pour répondre à un contexte inflationniste et de hausse du prix des carburants

Au 1er août 2008, une revalorisation des indemnités kilométriques de 10,7 % s'appliquera pour l'ensemble des fonctionnaires utilisant leur véhicule de service pour leur activité professionnelle.
Au 1er janvier 2009, tous les titres d'abonnement feront l'objet d'une indemnisation par l'employeur.
Et une aide directe pour les agents utilisant leur véhicule pour les trajets domicile-travail sera mise en place.
Enfin, au 1er juillet 2008, serait lancée la revalorisationde la grille indiciaire de la catégorie C, initialement prévue pour le 1er octobre.
Pour une politique salariale dynamique

Propositions de mesures pour revaloriser les parcours professionnels avec la rénovation des grilles des catégories A, B et C des trois fonctions publiques avec :

* une meilleure différenciation des débuts de grille en fonction des niveaux de qualification pour les rendre plus attractifs. L'indice brut du bas de la grille indiciaire de la catégorie B serait porté à 325.
* et une meilleure attractivité en fin de carrière en permettant l'accès à des niveaux de rémunération plus élevés tout en procédant à un allongement global de la durée des grilles.

Propositions de mesures pour prendre en compte le mérite dans la rémunération

La prime de fonctions et de résultats est étendue à l'ensemble des agents de catégorie A et B de la filière administrative de la fonction publique de l'État d'ici 2011 ; et à terme pour les fonctions publiques hospitalière et territoriale.

Proposition de mise en place d'un dispositif d'intéressement collectif en 2010

Dans chaque administration ainsi que dans les établissements publics, y compris les établissements de santé et médico-sociaux, un dispositif d'intéressement collectif adossé à la réalisation des objectifs des services devra être en place d'ici 2010. >>
 
Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, 04-VII-2008

Crise alimentaire et santé : l'OMS demande au pays industrialisés du G8 d'agir

<< Ce mois-ci, les huit pays industrialisés du G8 vont discuter de la crise alimentaire mondiale croissante et de ses conséquences désastreuses. Ils seront invités à tenir les engagements pris pour maintenir la santé au coeur des priorités internationales et à renforcer les systèmes de santé. Fiona Fleck fait le point sur ce dossier à la veille de la rencontre.

La crise alimentaire mondiale menace d'anéantir les progrès durement acquis de la santé publique dans les pays en développement et met déjà en péril la santé des populations les plus vulnérables dans les pays pauvres, notamment les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées.

«Beaucoup de progrès durement acquis sont en jeu, a déclaré le Directeur général de l'OMS, Dr Margaret Chan, au cours d'une allocution au Sommet mondial de l'Alimentation organisé par les Nations Unies à Rome le mois dernier. Selon les estimations, on recense déjà dans le monde 3,5 millions de décès par an dus à la malnutrition et cette crise va multiplier le nombre des victimes.»

Les dirigeants du G8 se réunissent sur l'île japonaise de Hokkaido du 7 au 9 juillet. L'hôte de cette année, le Premier Ministre Yasuo Fukuda, qui a témoigné de l'engagement du Japon sur le problème de la crise alimentaire en participant au Sommet mondial du mois dernier à Rome, a mis la sécurité alimentaire au centre du programme du G8. D'autres questions sanitaires ainsi que des propositions pour renforcer les systèmes de santé seront également à l'ordre du jour.

Le renforcement des systèmes de santé est l'une des principales priorités de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des huit autres principales organisations actives dans le domaine de la santé (regroupées sous le sigle H8): la Fondation Bill et Melinda Gates, l'Alliance GAVI, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et la Banque mondiale. Dans une lettre officielle envoyée le 10 juin aux gouvernements du G8, les organisations du H8 demandent aux huit principaux pays industrialisés de tenir leurs engagements pour la santé, de la garder en bonne place dans les priorités internationales et de contribuer au renforcement des systèmes de santé dans les pays en développement.

«Ce sommet est l'occasion de préserver les acquis récents et de travailler dans les domaines qui restent à la traîne, par exemple le nombre des décès maternels qui ne diminue pas, l'amélioration de la nutrition et l'intensification de la prévention du VIH», rappelle la lettre.

Les organisations du H8 rappellent que la réunion du G8 au Japon, en 2000, avait aidé à mettre en place le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et avait suscité des «progrès réels et mesurables» dans le domaine de la santé, comme «la diminution de la mortalité chez l'enfant, le développement de l'accès aux traitements du VIH, le recul de l'épidémie de tuberculose dans de nombreux pays, les progrès vers l'éradication de la poliomyélite, la réduction importante de la rougeole en Afrique, les succès dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et l'augmentation du recours à la contraception.»

«Il y a encore beaucoup à faire. Il sera important de poursuivre à Hokkaido ce qui a déjà été entrepris», précise la lettre en faisant référence aux engagements pris lors du précédent G8 à Gleneagles en 2005 et «de soutenir la montée en puissance des interventions nécessaires pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé d'ici à 2015, une étape cruciale dans l'effort mondial pour accroître la sécurité de l'humanité. Les dirigeants doivent s'engager sur le long terme, pour de nouveaux financements sûrs et prévisibles liés aux résultats.»

Pour les dirigeants du monde, la crise alimentaire mondiale constitue un nouveau défi pour la santé. L'augmentation en flèche du prix des denrées de base, comme le riz, le maïs et la farine, ces deux dernières années, a des répercussions profondes sur la santé et le bien-être des populations. On voit déjà qu'elle accroit la dénutrition (nourriture insuffisante) et la malnutrition (mauvaise façon de s'alimenter) dans le monde entier. Dans les prochains mois, les populations pauvres pourraient être forcées de passer à des denrées moins chères et moins nutritives. Dans le même temps, les populations dans les pays dépendant des importations de nourriture, notamment dans les zones urbaines, devront se contenter de moins de repas. Des enfants pourront se voir dans l'obligation de quitter l'école plus tôt pour gagner de l'argent afin de pouvoir acheter de la nourriture pour la famille et ne bénéficieront plus des repas scolaires.

Pour lutter efficacement contre la crise alimentaire, la communauté internationale devra faire des promesses substantielles. Selon les estimations des Nations Unies, les gouvernements et d'autres donateurs devront dépenser au moins 15 à 20 milliards de dollars par an pendant plusieurs années pour assurer un approvisionnement suffisant en denrées alimentaires pour les populations du monde entier. Pour nourrir leur population, les pays devront accroître leur production de 50% d'ici à 2030, estiment les Nations Unies. Autrement, il leur sera impossible de répondre à la demande.

Les Nations Unies ont du mal à trouver des financements pour leurs programmes alimentaires. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dû faire pression plusieurs mois dans les milieux internationaux pour obtenir 755 millions de dollars supplémentaires afin d'envoyer de la nourriture dans les pays les plus en manque. Finalement, c'est un transfert substantiel de fonds venant de l'Arabie saoudite qui a permis d'éponger le déficit. De son côté, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, essaie encore de trouver 1,7 milliard de dollars pour fournir des semences et une assistance agricole afin d'augmenter la production dans les pays pauvres.

Les responsables de l'OMS estiment que la crise des prix alimentaires pourrait faire reculer de sept ans les progrès obtenus dans la réduction de la pauvreté.

«L'OMS peut et doit empêcher de nouveaux retards dans les progrès en renforçant l'action dans les domaines de la santé et de la nutrition. Cela supposera un effort concerté pour canaliser les actions nationales et internationales, le renforcement des réseaux sociaux et la surveillance de la situation sanitaire dans les populations vulnérables», a déclaré le Dr Éric Laroche, qui préside le Groupe spécial de l'OMS chargé de l'action contre la crise des prix alimentaires.

L'OMS a identifié 21 pays déjà confrontés à des niveaux élevés de dénutrition aiguë et chronique: Bangladesh, Burkina Faso, Comores, Erythrée, Ethiopie, Inde, Madagascar, Mali, Myanmar, Népal, Niger, Nigéria, Pakistan, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao, Somalie, Soudan, Tchad, Timor-Leste et Yémen.

L'OMS participe aux travaux de l'Équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire, dirigée par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon,. Cette équipe, réunissant des institutions des Nations Unies et la Banque mondiale, vise à favoriser une action commune contre la crise actuelle et les difficultés sur le long terme de la sécurité alimentaire. L'OMS aide également à surveiller les conséquences de la crise sur la nutrition, la santé et la pauvreté, ainsi que ses effets sur les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et à la nutrition. Ces travaux donneront aux gouvernements des bases solides pour savoir comment cibler les populations qui en ont le plus besoin.

Le Directeur des Programmes de relèvement et de transition de l'OMS, Dr Daniel López-Acuña, a déclaré que l'Organisation allait aider les pays à évaluer les effets de la crise alimentaire sur la nutrition et la santé et à mettre en oeuvre des mesures pour en atténuer les conséquences sur les populations les plus vulnérables.

«Il est crucial d'insister sur l'aspect humain de la crise alimentaire mondiale, car elle a des répercussions sur la nutrition et la santé des populations et elle pourrait aussi retarder la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé», a-t-il déclaré. >>

OMS, 07-VII-2008 

Construction d'un deuxième EPR : La descision est prise

<< Le président de la République a annoncé le 3 juillet sa décision de construire en France un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération EPR. Il a notamment expliqué sa décision par la flambée des prix du pétrole et du gaz, lors d'un discours prononcé au Creusot.

"Nous allons construire une nouvelle centrale nucléaire EPR indépendante de celle de Flamanville", a confirmé Nicolas Sarkozy, qui l'avait annoncé un peu plus tôt à des salariés de l'usine ArcelorMittal du Creusot.

Le chef de l'Etat n'a pas précisé dans son discours la localisation de ce futur réacteur ni sa date programmée de mise en service. "Il faudra qu'on prenne la décision d'implantation d'ici à 2009, et il faudrait que le première pierre soit posée en 2011", a-t-il cependant indiqué.

"L'ère du pétrole bon marché, c'est fini. Le nucléaire est plus que jamais une industrie d'avenir et une énergie indispensable", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Chaque EPR fait économiser 2 milliards de m3 de gaz par an quand il remplace une centrale à gaz et onze millions de tonnes de CO2 par an quand il remplace une centrale à charbon", a-t-il fait valoir. "L'électricité qui sort d'un EPR est 30 à 50 % moins chère que l'électricité qui sort d'une centrale à gaz ou au charbon. On peut devenir exportateur d'électricité alors qu'on a ni pétrole ni gaz. C'est une chance historique de développement", a expliqué le Président.

Le président de la République a également souligné "la chance de la France du fait que (le général) de Gaulle ait anticipé le nucléaire", qui fournit aujourd'hui 80 % de l'électricité en France.

Nicolas Sarkozy a aussi rappelé que la France propose à tous les pays en développement sa coopération en matière d'énergie nucléaire civile, estimant que "le nucléaire peut être une arme de paix, car c'est une arme au service du développement".

EPR : un réacteur de troisième génération issu d'une technologie franco-allemande

Le réacteur nucléaire de troisième génération EPR, actuellement en cours de construction en Finlande et en France, a été développé par le groupe nucléaire français Areva et l'allemand Siemens.

Projet lancé en 1992, l'EPR a été développé sur la base d'une technologie franco-allemande, à travers la filiale d'Areva, Areva NP, détenue à 34 % par Siemens.

Conçu dès l'origine pour une durée de vie minimale de 60 ans, l'EPR ("European Pressurised water Reactor") est, avec 1 600 mégawatts (MW), plus puissant que les réacteurs construits dans les années 1980 et utilise une technique déjà éprouvée, celle des réacteurs à eau légère, la plus répandue dans le monde.

Selon ses concepteurs, il permet une meilleure utilisation du combustible, une démultiplication des systèmes de sûreté et une moindre production de déchets, ce que contestent les antinucléaires qui y voient une technologie déjà obsolète.

La Finlande doit mettre en service en 2011 le premier EPR. En France, dont près de 80 % de l'électricité est produite à partir d'énergie nucléaire, le chantier du deuxième EPR au monde a commencé en décembre à Flamanville (dans la Manche) et doit être mis en service en 2012.

Une fois opérationnel, l'EPR de Flamanville pourrait à terme prendre le relais d'une bonne partie des 58 réacteurs du pays (34 réacteurs de 900 MW, 20 de 1 300 MW et 4 de 1 450 MW) mis en service pour l'essentiel dans les années 1980. >>

Premier Ministre, 04-VII-2008 

EXCLUSIF : des policiers promus maréchaux-ferrants au Champ-de-Mars

EXCLUSIF : des policiers promus maréchaux-ferrants au Champ-de-Mars

A propos des “incidents ” entre jeunes et policiers dans la nuit du 20 au 21 juin au Champ-de-Mars, les agences de presse – relayées dans un bel ensemble par quelques médias – nous lancent cette info’ palefrenière :

Rachida Dati ajoute qu’il y a eu
“18 déferrements et deux personnes incarcérées”

Heu, la police parisienne, déjà fort occupée, a-t-elle une nouvelle attribution : enlever les fers des sabots des chevaux ?

* Ne pas confondre déferrement = action d’enlever le fer d’un objet ferré, ou du sabot d’une bête de somme

et défèrement = le fait de traduire un accusé devant une juridiction.

Le blog des correcteurs du Monde.

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