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jeudi, 10 juillet 2008
A mercredi midi !
Le blog ne sera pas alimenté jusqu'à mercredi midi pour cause de week-end du 14 juillet prolongé.
A très bientôt,
Romain Masson-Mureau.
Veolia cherche ses futurs filons dans de nouveaux métiers verts
Veolia Environnement multiplie les incursions dans de nouveaux domaines liés à l'environnement. Hier, le groupe dirigé par Henri Proglio a annoncé avoir conçu et construit la plus grande centrale photovoltaïque sur toiture du monde, sur une usine espagnole de General Motors. Associé au spécialiste américain du solaire Clairvoyant Energy (50 %) et au gouvernement autonome d'Aragon (1 %) dans cet investissement de 60 millions d'euros, Veolia (49 %) a conclu un contrat avec l'électricien Endesa qui s'est engagé à racheter pendant vingt-cinq ans les 15,1 millions de kWh qui doivent y être produits au prix de 431 euros le MWh, avec une indexation sur l'inflation. " Au total, cette opération nous assurera un retour sur investissement supérieur à 10 % ", affirme Stéphane Caine, directeur des marchés industriels de Veolia Environnement.
LE GROUPE VISE LE LONG TERME
Cela ne suffira pas à rassurer les analystes, comme Natixis, JP Morgan et Morgan Stanley, qui ont revu à la baisse leurs objectifs de cours du groupe à brève échéance. En s'activant pour identifier et prendre pied sur les nouveaux segments autour de ses métiers liés à l'eau, aux déchets, à l'énergie et au transport, Veolia Environnement vise le long terme. À côté du photovoltaïque de toiture, " qui suscite un énorme intérêt chez les clients industriels et tertiaires, dont les toits ne servent à rien ", selon Stéphane Caine, Veolia fait ses premiers pas dans l'éolien pour accompagner ses clients collectivités locales. Le groupe a pris en octobre dernier 50 % du fonds Eolfi, spécialisé dans le financement et l'exploitation des champs d'éoliens (150 MW aujourd'hui), encouragés par la loi du 13 juillet 2005. " Nous sommes actuellement engagés dans une quarantaine de projets en France, en Pologne et en Grèce, qui représenteront 1.000 MW d'ici à trois ans ", indique Stéphane Caine.
Côté carburants, Veolia Propreté, numéro un en France de la collecte des huiles de friture, est en train de construire dans les Yvelines une ligne de fabrication de biodiesel à partir de ces huiles usagées. D'une capacité de 40.000 tonnes par an, cette usine, unique en France, doit être opérationnelle début 2009. Le groupe a également lancé la première unité française de production de biométhane à partir du biogaz qui doit démarrer au deuxième trimestre 2009. Par ailleurs, surfant sur la loi Borloo qui veut équiper 2 millions de maisons individuelles de pompes à chaleur d'ici à dix ans, Veolia et sa filiale Proxiserve, spécialiste du chauffage chez les particuliers, ont de fortes ambitions. " C'est un marché extrêmement porteur, de 200 millions d'euros au total, qui va croître de plus de 20 % par an ", affirme Stéphane Caine.
APPELS D'OFFRES
Veolia est aussi à la recherche de relais de croissance hors environnement pour sa branche transport. Le groupe se positionne sur la gestion des aéroports. À Nîmes depuis fin 2006, à Beauvais depuis mars 2008 (20 millions d'euros de chiffre d'affaires sur quinze ans, en cogestion avec la chambre de commerce et d'industrie), Veolia Transport répond actuellement aux appels d'offres qui se multiplient pour la gestion des petits aéroports français. >>
Marie-Caroline Lopez, La Tribune, 09-VII-2008
10:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : veolia, photovoltaïque, éolien, biodiesel, chaudières vertes, eau, déchets
Au Japon, le G8 trouve un accord contesté sur le climat
<< Le G8 veut associer les pays émergents à un objectif " d'au moins 50 % de réduction des émissions mondiales d'ici à 2050 ". Mais ceux-ci dénoncent un " slogan vide de sens " et les ONG une " occasion manquée ".Une avancée significative ", pour la chancelière allemande, Angela Merkel. " Une excellente déclaration ", pour Dan Price, le conseiller du président Bush pour les affaires économiques internationales. L'accord auquel sont parvenus hier les huit membres du G8 réunis à Toyako (nord du Japon) a été présenté avec des accents triomphalistes par les hérauts de la rencontre même si des voies dissonantes se sont fait entendre. Dans sa déclaration officielle, le club des pays riches dit " chercher à [...] considérer et adopter " avec la plupart des autres pays de la planète " un objectif de réduction d'au moins 50 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050 ", sans précision toutefois sur l'année de référence. Lors de son précédent sommet à Heiligendamm, le G8 s'était limité à " envisager sérieusement " une telle réduction. Bush, dont le pays n'a jamais ratifié le protocole de Kyoto et ses objectifs contraignants de réduction des gaz à effet de serre (GES), avait bloqué toute formulation trop engageante. Avec la déclaration de Toyako, le G8 veut croire que les négociations menées à l'ONU pour définir le futur régime de lutte contre les GES après 2012, seront remises sur les rails. Rien n'est moins sûr.
La première faiblesse de la déclaration de Toyako tient dans la volonté de faire endosser par tous les pays, y compris les pays en voie de développement, le fardeau de la réduction des émissions de GES alors que ces derniers aspirent d'abord à poursuivre leur rattrapage économique. Le G5 (Chine, Inde, Brésil...) a d'ailleurs eu beau jeu de rappeler que les trois quarts du CO2 déjà présents dans l'atmosphère sont dus aux pays riches et qu'il revient à ces derniers d'accomplir les premiers les efforts de réduction des rejets polluants, efforts qu'ils chiffrent entre 80 % et 90 % de leurs émissions d'ici à 2050 par rapport à 1990, minimisant leur propre contribution.
La deuxième faiblesse réside dans l'absence d'objectifs chiffrés de réduction des émissions à moyen terme, une étape sans laquelle tout objectif de long terme risque de se révéler un voeu pieu. L'Europe a récemment réaffirmé sa volonté de réduire les siennes de 30 % si d'autres pays la rejoignent. Ce pourcentage est cohérent avec la fourchette préconisée par les scientifiques de l'ONU : entre 25 % et 40 % de réduction des rejets pour espérer ne pas dépasser le seuil de 2,4 °C de réchauffement d'ici à la fin du siècle.
UN CALENDRIER TRES SERRE
Ce sont ces lacunes qui expliquent la réaction très négative de la délégation d'Afrique du Sud pour laquelle le G8 a débouché sur " un slogan vide de sens ", " une régression par rapport à ce qui est requis ". Même déception côté ONG parmi lesquelles le WWF a fustigé " le manque d'engagement " des leaders du G8 alors que " les émissions doivent culminer puis décroître dans les dix à quinze prochaines années ", un calendrier très serré compte tenu des moyens envisagés pour y parvenir (voir ci-dessous). Pour Daniel Mittler, chez Greenpeace, la rencontre des grands émetteurs (MEM) prévue aujourd'hui à Toyako à l'initiative des États-Unis pour rallier les émergents aux conclusions du G8 a peu de chances d'aboutir. >>
Laurent Chemineau, La Tribune, 09-VII-2008
08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : g8, environnement, accord, effet de serre, co2, déclaration de toyako


