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lundi, 21 juillet 2008
Le Parlement adopte la réforme des institutions
Présidée par Bernard Accoyer, la séance a débuté par une intervention du Premier ministre. Ce dernier a appelé les parlementaires à la "responsabilité, car votre vote dessinera le visage de notre démocratie pour plusieurs décennies..."
Le texte est construit autour de trois orientations principales : la revalorisation du rôle du Parlement, la rénovation du mode d'exercice de l'exécutif et l'élargissement des droits des citoyens.
Voici les principales nouvelles dispositions :
rééquilibrage du temps de parole entre les différents groupes politiques : l'article 4 de la constitution est ainsi complété d'un alinéa prévoyant que la loi garantit les "expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la nation" ;
limitation des mandats présidentiels : le nouvel article 6 stipule que le nombre de mandats est limité à deux ;
extension du référendum d'initiative populaire : un référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs (article 11) ;
contrôle des nominations effectuées par le président de la République : l'article 13 fixe un droit de veto du Parlement sur les nominations les plus importantes du chef de l'Etat ;
limitation des pleins pouvoirs : le président ne conserve plus que le droit de grâce individuel. Le droit de grâce collectif disparaît ;
possibilité pour le chef d'Etat de s'exprimer devant le Parlement : le projet de loi ajoute à l'article 18 la possibilité pour le président de s'exprimer devant les parlementaires réunis en Congrès. Un débat est ensuite organisé sans vote en dehors de sa présence ;
clarification de la composition du Parlement : l'article 24 est modifié ; il fixe le nombre maximal de députés à 577 et crée les députés représentant les Français à l'étranger sans en fixer le nombre ;
partage de l'ordre du jour : les articles 45 et suivants fixent "une séance au moins" de questions au Gouvernement par semaine, y compris pendant les sessions extraordinaires. Par ailleurs, chaque assemblée maîtrise la moitié de son ordre du jour. L'opposition peut, quant à elle, fixer l'ordre du jour "une séance par mois". Enfin, les commissions permanentes sont portées de six à huit dans chaque assemblée ;
limitation de l'article 49.3 : l'article qui permet l'adoption d'un texte sans vote est limité aux budgets de l'Etat, de la Sécurité sociale et "à un autre texte par session" ;
exception d'inconstitutionnalité : le nouvel article 61-1 octroie le droit aux citoyens de saisir le Conseil constitutionnel à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de cassation ;
reconnaissance des langues régionales : selon le nouvel article 75-1, celles-ci appartiennent "au patrimoine de la nation" ;
encadrement des adhésions à l'Union européenne : l'article 88-5 stipule que toute ratification se fait par référendum sauf si une majorité des trois cinquièmes, dans chaque assemblée, saisit le président qui peut opter soit pour le référendum soit pour une ratification parlementaire. >>
L'Allemagne, 1945-1955: de la capitulation à la division (1)

14:00 Publié dans Vie universitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, 1945-1955, rfa, rda, réfugiés, après-guerre
Intel s'émancipe du PC
<< Le numéro un mondial des puces cherche de plus en plus à explorer de nouveaux territoires. Outre la mobilité et l'éducation, Intel mise beaucoup sur la santé.Non content de dominer le marché des microprocesseurs, Intel investit dans de nouveaux marchés. Ayant optimisé au maximum son outil de production, le groupe, fort d'une force de frappe en recherche et développement (R&D) de 6 milliards de dollars, peut se permettre de prendre quelques risques. " Intel regarde désormais hors du marché du PC, qui devient saturé, et adopte une approche plus segmentée avec des produits dédiés", explique Ranjit Atwal, analyste au cabinet d'étude Gartner. Mobilité, électronique grand public, robotique mais aussi éducation et santé sont autant de segments qu'Intel veut investir en ne se cantonant plus à la production de puces. La société de Santa Clara souhaite commercialiser de véritables plates-formes technologiques voire des terminaux dédiés en se basant, grâce à ses équipes d'ethnologues, sur les besoins des consommateurs. " Nous ne nous limitons plus aux seuls fabricants de PC et travaillons de plus en plus sur des systèmes étendus incluant les logiciels, les opérateurs télécoms", explique Bernadette Andrietti, directrice des ventes pour l'Europe.
ACCORD AVEC DREAMWORKS
Promoteur du standard de communication sans fil haut débit Wimax, Intel veut ainsi en faciliter la généralisation avec sa nouvelle plate-forme Centrino 2, qui intègre des capacités wi-fi et Wimax. Sa toute nouvelle puce à faible consommation Atom est de son côté dédiée aux terminaux mobiles Internet et ces mini-PC à bas coût, dont se sont entichés tous les constructeurs informatiques. Intel a même sorti sa propre machine en 2007, le Classmate PC, à l'origine destiné aux écoliers des pays émergents. Plus symptomatique encore est la solution de suivi médical qui a obtenu mardi l'aval de la Food and Drug Administration. Cet appareil permet aux professionnels de santé de suivre à domicile les patients souffrant d'affection longue durée (ALD). Une plate-forme destinée aux personnes âgées sera annoncée d'ici à la fin de l'année.
Parallèlement, le groupe vient de signer un accord stratégique de cinq ans avec le studio d'animation Dreamworks. Ce dernier va adopter la technologie graphique d'Intel pour ses films d'animation en trois dimensions. "Ce sera un très bon laboratoire de test pour nos nouvelles plates-formes comme notre future architecture multi-coeur Nehalem", estime Bernadette Andrietti. >>
Clarisse Jay, La Tribune, 18-VII-2008
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intel, informatique, pc, santa clara, microprocesseur, terminaux mobiles
La face cachée de " Wintel"
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intel, microsoft, informatique, entente, wintel
Intel rêve de nouvel les conquêtes
Notre ligne de produits est superbement positionnée, nos nouvelles initiatives de croissance sont multiples et prometteuses, notre qualité industrielle est remarquable." Le PDG d'Intel, Paul Ortellini, n'aurait pu espérer meilleures circonstances pour souffler les quarante bougies du numéro un mondial des microprocesseurs. La société de Santa Clara, en Californie, vient de donner du baume au coeur aux analystes en annonçant des résultats trimestriels supérieurs à leurs attentes et en dressant des perspectives optimistes malgré la méforme de l'économie américaine.
MAINTENIR LA CADENCE
Grâce à l'essor des ventes mondiales d'ordinateurs, notamment dans la région Asie-Pacifique qui représente 51 % de l'activité du groupe, Wall Street estime qu'il devrait afficher des revenus d'environ 40 milliards de dollars en 2008. L'an dernier, Intel a réalisé un chiffre d'affaires de 38,3 milliards, en hausse de 8 % et dégagé un bénéfice de 7 milliards, en progression de 38 %. Mais le quadragénaire n'a pas l'intention de ralentir sa cadence. Au contraire, en se portant sur des créneaux en pleine expansion - tels les ordinateurs portables à bas prix et les appareils mobiles ultra-légers - le groupe espère que ses ventes retrouveront bientôt une croissance à deux chiffres.
De nouvelles perspectives s'ouvrent donc à Intel qui en avril a lancé Atom, suivie cette semaine par Centrino 2, deux puces dédiées aux terminaux Internet mobiles. Bien qu'il emploie ou soit amené à utiliser un appareil nomade équipé d'une puce Intel - comme un "téléphone intelligent" -, le grand public continue d'associer le groupe exclusivement à l'ordinateur, dont il a créé le "moteur" : le microprocesseur.
UNE OPPORTUNITE HISTORIQUE
La saga d'Intel démarre en 1968 lorsque trois docteurs en physique et en chimie - Gordon Moore, Robert Noyce et Andrew Grove - quittent le fabricant de circuits intégrés Fairchild Semiconductor pour fonder leur entreprise. L'année 1971 est décisive pour Intel qui entre au Nasdaq et invente le microprocesseur à l'attention du fabricant de calculatrices japonais Busicom. Les années 1970 sont surtout placées sous le signe de la "mémoire" pour l'entreprise qui développe notamment les puces Dram et les mémoires Flash.
Alors que ses marges sont menacées par la concurrence japonaise qui domine ce métier d'origine, Intel saisit une opportunité historique au début des années 1980 en se tournant vers l'industrie émergente du PC. En plaçant le premier de la lignée de ses processeurs X86 dans un PC d'IBM, puis chez son concurrent Compaq, Intel devient un acteur clé du secteur. Pour éviter des interruptions de production, ses clients demandent à Intel d'accorder des licences à des rivaux comme AMD, une pratique courante dans cette industrie. Le groupe devient incontournable lorsqu'il ne cède pas sur le processeur 386 qu'il décide de produire seul, en développant ses usines américaines. Le succès du Deskpro 386 de Compaq lui donne les moyens de développer son parc industriel - le groupe compte actuellement 82.000 employés à travers le monde - et de réaliser des puces plus rapides. Malgré des problèmes techniques à ses débuts, le lancement de la marque Pentium en 1993 constitue un nouveau tournant pour Intel. Le groupe décèle un vivier de clients parmi les nombreux fabricants de PC, qui éclosent hors des États-Unis. Son nom s'impose aussi dans les foyers grâce à la campagne publicitaire "Intel inside ", adossée à celles des fabricants qu'il équipe.
CONDAMNE POUR ABUS DE POSITION DOMINANTE
Pour le grand public, Intel, dont les puces sont aussi présentes dans les ordinateurs Apple depuis 2006, est synonyme de performance. Mais pour ses concurrents de domination. Le groupe occupe une part de marché de 79 % dans les processeurs X86, devenus le standard de cette industrie, contre 21 % pour AMD, son dernier concurrent américain. Après avoir été condamné au Japon et en Corée pour abus de position dominante, Intel fait l'objet d'une enquête de la Commission européenne et de l'autorité de la concurrence américaine (FTC). Intel plaide l'innocence et assure à l'inverse qu'au cours des dernières années, le marché des processeurs est devenu "férocement compétitif".
La loi de Moore et les limites physiques
08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intel, informatique, santa clara, microprocesseur, terminaux mobiles


