mercredi, 20 juin 2007
Alain Madelin et moi.
A l’été 1998, je suis au Canada. Près de Toronto, je surfe sur Internet. Les prix sont très intéressants : un dollar pour une heure. J'aurais découvert l'Internet au Canada, comme Alain Juppé...
J’ai donc décidé de surfer sur les sites politiques, à la recherche d’un mouvement de jeunes qui me conviendrait. Les souvenirs de la campagne de 1995 étaient encore vifs. Je me rends sur le site du Parti Socialiste et je clique sur l’onglet MJS. On me demande si je veux recevoir des informations, mais je n’ai pas de mail. Je prends donc les coordonnées, impatient de prendre contact avec eux, dès mon retour en France.
Entre temps, je décide de regarder les autres sites. Celui de Démocratie Libérale est très alléchant. J’aime bien Alain Madelin. A l’époque, je suis déjà incollable sur les affaires, les histoires et les carrières. Je sais d’où il vient, ce qu’il a fait, ce qu’il pense. Son avant-propos décrit les « cercles libéraux ». Au fond de moi, je sais que je suis un libéral, à l’américaine. Il parle des débats, de la confrontation des idées. Je suis attiré.
Je demande donc à avoir de plus amples informations, à Démocratie Libérale aussi. L’histoire veut que j’aie contacté le MJS avant DL. Je savais que j’étais de gauche, mais l’expérience de mon père à la CGT m’avait un peu choqué. Le même schéma que Madelin avec son père… Cependant, je ne pouvais être qu’intellectuellement séduit par l’audace et le charisme du bonhomme. Depuis, j’ai appris que le caporalisme de gauche existait encore. Je me suis mis dans un courant, où quand je veux dire « non » - euh « oui », je le peux…
La démocratie, c’est l’échange d’idées et le respect de celui qui ne pense pas comme soi. J'en suis convaincu !
19:15 Publié dans Engagement militant, Personnellement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 19 février 2007
Le Parti conservateur maltais et moi.
De quoi il parle le garçon ?
En mai 2004, j'ai mené campagne avec le Parti conservateur de Malte. Je voulais que mon île préférée rentre dans l'Union Européenne. Ce qu'elle a finalement décidé.
Ce que j'ai fait durant cette campagne ?
Utiliser un carnet d'adresses électroniques pour envoyer des e-tracts à des correspondants, inonder les sites d'information maltais avec des commentaires sur l'ardente nécessité pour Malte d'être pleinement européenne.
Cet engagement à l'étranger est-il en contradiction avec mon appartenance au PS français ?
Assurément, je ne m'en cache. J'ai le besoin de le confesser , j'avoue que je considère le Labour maltais comme une parti radical. J'ai souvent ponctué mes messages par "Préférez l'Europe à une alliance avec la Libye de Khadafi !". Je pense que les Maltais ont fait le bon choix.
Je suis prêt à être jugé...
19:40 Publié dans Engagement militant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti conservateur maltais, Europe, Labour, Malte, Khadafi, Libye
mercredi, 20 septembre 2006
Vers un retour...
On dit que la politique a horreur du vide. On dit que le temps ne se rattrape pas. C’est absolument vrai !
Hier, tout s’est bien passé. Laurent s’est réuni avec quelques fidèles – dont je suis - avant son meeting de débat. Il a bien résumé la situation, la stratégie. Ensuite, après un discours court mais percutant, il a voulu répondre aux questions de la salle. Avec didactisme et compétence, comme toujours.
Je me suis rendu compte d’une chose. En ayant démissionné de mes postes de responsabilités du PS, j’ai perdu tout crédit et même tout pouvoir. Je ne suis plus au courant de grand-chose.
Bien sûr, c’est un choix dicté par des impératifs académiques. Il me fallait finir mes travaux dans les délais. J’ai, cependant, un arrière-goût pas très bon dans la bouche.
On dira que je suis jeune et que je vais m’en remettre rapidement. Sans doute, mais j’aimais ce que je faisais. Ce n’était pas le pouvoir en tant que tel qui m’intéressait. Non, c’était les possibilités d’action, d’organisation surtout, qu’il donnait et qui me motivaient.
Pour l'heure, je prends mal ma mise à l'écart volontaire... Je le prends mal, oui.
Je suis résolu de revenir dans le jeu sous peu. Avec une expérience comme celle qui est la mienne, je souhaite ardemment continuer un engagement d’une manière nouvelle. Mon parti, je l’aime et je ne le quitterai pas…
12:05 Publié dans Engagement militant, Personnellement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 29 mai 2006
Mon 29 mai
Comme tous les dimanches électoraux, il faut que je m’occupe, que je sois assesseur, que je tienne un bureau de vote. Cela a plusieurs avantages : sentir le pouls des votants, discuter avec de vieilles connaissances, tisser des liens avec l’opposition municipale et départementale.
Le dimanche 29 mai, j’étais chargé, en plus de ces activités - classiques, de faire le tour des bureaux de vote des communes de Nemours et de Saint-Pierre. J’ai donc suivi les indications de la Fédération de Seine-et-Marne du Parti Socialiste. Nous étions pour le « oui ».
Pendant la campagne, je m’en suis tenu à ma position de départ. Fabiusien pour le « oui », cela existe-t-il ? Assurément ! Les arguments que Laurent ou Jean-Luc développait n’avaient que peu de prises sur moi. J’appréciais la rigueur de Laurent. Quant à celle de Jean-Luc, c’était autre chose, mais, on l’avouera volontiers, il est un tribun d’exception…
Ce dimanche, j’ai fait un petit sondage. Dans les bureaux de vote de Nemours dont tous les présidents étaient socialistes, je leur ai demandé de faire des estimations. Parmi les conseillers municipaux, la quasi-totalité de notre groupe majoritaire de gauche voteraient « non ». La droite, elle, était résolument dans l’autre camp (mon camp en fait). On comptait donc un petit tiers d’assesseurs pour le « oui ».
Le présage n’était pas bon. Ce qui m’a étonné, et réjoui, en même temps, ç’a été de voir se déplacer tant de personnes qui ne s’étaient pas rendues aux urnes. On a dû expliquer à un nombre assez important qu’ils n’étaient plus sur les listes parce qu’ils avaient raté les rendez-vous électoraux depuis trop longtemps.
La participation était forte. Les couches les plus abstentionnistes étaient là. Quand le maire de Nemours, mon ami et camarade Jean-Pierre Béranger, est venu voté, nous avons longuement discuté. Il craignait un fort score pour le « non » dans sa ville et aux alentours. Délocalisations et mobilisation des « nonistes » dans la région obligent.
Il ne s’est pas trompé. A 63 %, le « non » était majoritaire à Nemours. Nous nous y attendions, mais, dans ces proportions, certainement pas ! J’ai rendu l’urne puis, comme Nemours était la commune chef-lieu de canton, nous avons pu apprécier les résultats. J’ai ensuite appelé le secrétaire général de la Fédération. Je lui ai égrené les résultats. Il m’a remercié pour mon investissement dans la campagne. « Tu as tenu jusqu’au bout », m’a-t-il dit.
Ces paroles ne laissent pas de me surprendre. Je suis rentré à la maison. Devant les résultats, j’ai longuement pleuré. Je me suis demandé si j’étais encore fabiusien. Dans le fond, je ne savais que je ne pouvais pas changer de courant. Pour l’heure, je devais savoir ce que Laurent proposait et comment il analysait les résultats. Le mardi 31 mai, son intervention sur TF1 m’a rassuré. Pas de revanche, pas de plan sur la comète : il fallait prendre en compte le vote et revoir certains principes et manières de faire avancer l’Union.
Un an après, j’ai, à plusieurs reprises, participé à des réunions avec des partisans du « non ». Au début, on veut se taire ; on a un peu honte. Finalement, on se rend compte que l’on ne peut pas avoir raison contre les électeurs. Je suis à présent un Ouiouiste réaliste. Le désir d’Europe est là, mais il se veut social et politique.
13:10 Publié dans A Nemours, Ensemble, Engagement militant, Personnellement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


