mardi, 22 juillet 2008
Des femmes enrôlées de force dans les services du IIIe Reich enfin indemnisées
Cette signature marque la fin d'un long combat puisque depuis plus de 10 ans des promesses avaient été faites, sans jamais aboutir. Une allocation sera versée pour chacune des personnes encore vivantes incorporées de force dans le Reichsarbeitsdienst, le Service du travail du Reich(RAD) et le Kriegsshilfsdienst, le Service d'aide à la guerre (KHD).
Le RAD fut rendu obligatoire pour les hommes à partir de 1941. Un an plus tard, en 1942, ce sont les femmes qui ont été enrôlées de force dans une organisation d'aide à la guerre, le KHD.
"Une page de l'histoire se tourne", a indiqué Jean-Marie Bockel soulignant pour autant qu'"aucun montant n'était suffisant pour réparer les souffrances que ces personnes ont vécues". La présidente de l'association, Germaine Rohrbach, a quant à elle affirmé qu'après plus de soixante ans, "nos souffrances sont enfin reconnues". >>
19:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : iiie reich, femmes, armée, alsace, moselle, germaine rohrbach, jean-marie bockel
Réduction des émissions de gaz à effet de serre : comment partager les efforts ?
Mis à part les Etats-Unis, la plupart des pays industrialisés reconnaissent que pour avoir une chance de limiter le réchauffement du climat à 2 degrés -comparés aux niveaux préindustriels, il leur faut réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d'ici 2020. Est-ce possible ? Oui, à condition de fixer des objectifs contraignants et ambitieux.
Un objectif plus ambitieux encore
En janvier dernier, la Commission européenne a proposé de fixer un objectif global de réduction des émissions européennes de 20% d'ici 2020 ; un chiffre qui pourrait être porté à 30%, si un accord international sur l'après-Kyoto est trouvé l'année prochaine.
« C'est en-deçà de ce qui est nécessaire pour maintenir le réchauffement dans la limite des 2 degrés », juge la députée finlandaise Satu Hassi (Verts/ALE), auteur d'un rapport sur l'effort à fournir par les États membres pour réduire les émissions. Selon elle, l'UE doit aussi se fixer un objectif de long terme de réduction de 80% de ses émissions d'ici 2050. Cela permettrait d'éviter les investissements incompatibles avec ces objectifs climatiques.
Surtout, l'ambition des 30% de réduction des émissions ne doit pas être revue à la baisse par la méthode proposée par la Commission. Outre le fait que la Commission conditionne cet objectif à la signature d'un accord international, elle autoriserait les Etats-membres à comptabiliser des réductions d'émissions enregistrées en dehors de l'UE. Satu Hassi, elle, refuse cette option et défend une stratégie plus ambitieuse.
L'UE et le reste du monde
« Il est faux de croire que nous pouvons continuer à augmenter nos émissions chez nous, en compensant par une réduction ailleurs », explique Satu Hassi, car « les émissions doivent être réduites et limitées partout ! ». Des objectifs ambitieux permettraient de développer des technologies plus respectueuses de l'environnement, ajoute-t-elle.
Mais les pays industrialisés n'en ont pas moins une responsabilité vis-à-vis du reste du monde : les pays en développement ne pourront réduire leurs émissions de 15 à 30%, comme les experts le recommandent, que « s'ils reçoivent une aide de notre part ». Elle proposera donc, dans son rapport, un « engagement extérieur supplémentaire » en matière de réduction des émissions, pour encourager les efforts fournis par les pays en développement en faveur de l'atténuation du changement climatique.
Efforts européens : le principe de solidarité d'abord
L'aviation vient de rejoindre d'autres industries polluantes dans le Système européen d'Echange de Droits d'Emissions, qui limite et réduit les émissions de ces secteurs. Mais quid des secteurs qui ne sont pas inclus dans ce système ? Pour Satu Hassi, leurs émissions doivent elles aussi être limitées-y compris celles du transport maritime international.
Les efforts de réduction entrepris pour ces secteurs doivent être fixés en fonction du PIB par habitant des Etats-membres. Le principe de solidarité s'appliquera, c'est-à-dire que les pays les plus riches devront réduire leurs émissions, tandis que les pays les plus pauvres pourront les augmenter -pour ne pas freiner leur croissance. Et ce, en prenant l'année 2005 comme référence.
Cette date-référence fait pourtant des mécontents : un groupe de nouveaux pays, menés par la Hongrie, a critiqué cette référence comme donnant un avantage aux vieux pays riches de l'UE et ne prenant pas en compte leurs efforts réalisés depuis 1990 -liés à la restructuration des vieilles industries communistes, très polluantes. Ils proposent donc un objectif uniforme de réduction de 18% des émissions au plan européen par rapport à 1990.
« Cette proposition hongroise autoriserait la plupart des nouveaux pays-membres de l'UE à augmenter significativement leurs émissions comparées aux niveaux de 2005 », juge Satu Hassi, « ce qui, selon moi, n'a pas de sens ».
Et maintenant ?
Le rapport de Satu Hassi devrait être voté en octobre en Commission Environnement et en décembre en plénière. Il fait partie du « paquet climat » que la Présidence française espère conclure avant la fin de l'année.
Satu Hassi par Satu Hassi
Elue au Parlement européen en 2004, la vice-présidente de la Commission Environnement Satu Hassi a d'abord été députée dans son pays d'origine, la Finlande, ainsi que ministre...de l'environnement.
Son travail politique s'articule autour de deux défis majeurs, estime-t-elle : « d'abord le lobbying de l'industrie, qui tente d'empêcher, de retarder ou d'enterrer les nouvelles mesures en faveur de l'environnement. Ensuite, la difficulté pour le public -y compris le monde des affaires et les ministères des finances- de réaliser pleinement que le changement climatique est une menace majeure pour l'existence même de nos sociétés et de notre civilisation ». Car, conclut-elle, il est très difficile de comprendre une menace dont nous n'avons pas d'expérience préalable. >>
12:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parlement européen, effet de serre, réduction, émissions, réchauffement du climat, union européenne
samedi, 19 juillet 2008
Maladies professionnelles : les femmes plus exposées
Le dernier numéro de "Santé et Travail", daté de juillet, donne un coup de projecteur sur la santé des femmes au travail. Ce trimestriel, édité par une union de groupe mutualiste, s'est intéressé aux débats du 30e congrès de la médecine du travail, qui s'est déroulé début juin, à Tours (Indre-et-Loire). Cette manifestation a mis en évidence le silence qui entoure les atteintes à la santé des femmes en milieu professionnel. Toutefois, les chiffres sont parlants.
Ainsi, une enquête intitulée "Santé et vie professionnelle après 50 ans" montre que "la proportion des femmes qui déclarent des douleurs est plus élevée que chez les hommes du même âge", rapporte "Santé et Travail". Autre donnée remarquable : certaines pathologies touchent plus durement les femmes que leurs homologues masculins. C'est particulièrement le cas des troubles musculo-squelettiques (TMS). Parmi les nouveaux cas déclarés en 2005, 58% concernaient des femmes. Pour elles, le risque de contracter un TMS est trois fois plus important que pour un homme !
Tâches domestiques : 13 heures de plus pour les femmes
Pourquoi ces différences ? Les femmes et les hommes ne sont pas employés aux mêmes tâches. Les travaux répétitifs qui requièrent minutie et rapidité sont couramment assignés aux unes, tandis que les autres se voient plus souvent attribuer les postes pour lesquels la force physique est nécessaire. Pour les médecins du travail, "la division sexuelle du travail pourrait expliquer des écarts dans les expositions".
Cette estimation est confirmée par l'Institut de veille sanitaire dans les Pays-de-la-Loire. Dans cette région, "30% des femmes de 50-59 ans connaissent des gestes répétitifs, contre 21% des hommes du même âge". Facteur aggravant pour la santé : "69% des femmes manquent de latitude décisionnelle, contre 55% des hommes". Sur ce point, les experts s'accordent sur le fait que la possibilité de prendre des décisions et de bénéficier de marges de manoeuvre dans l'exercice de son métier a un effet protecteur pour la santé.
En outre, lorsqu'elles occupent des postes similaires à ceux des hommes, le travail n'est pas adapté en fonction de leurs différences physiques. C'est le cas des factrices. Les vélos ou les cyclomoteurs sont trop hauts pour elles ; elles ont la même charge à transporter que les hommes et le rythme de travail est identique. Conclusion : les factrices ont "pratiquement deux fois plus d'accident du travail", indique le trimestriel. "Les femmes font un travail calé sur une norme faite pour les hommes", précise un médecin du travail.
Et ce n'est pas tout ! Une fois rentrées chez elles, le travail domestique incombe le plus souvent aux femmes. Les Françaises consacrent treize heures de plus par semaine aux tâches domestiques que les Français. Cet état de fait rend plus difficile la possibilité de concilier travail à la maison et activités professionnelles, au moment où les horaires de travail sont de plus en plus irréguliers. "Cela est particulièrement vrai dans les emplois de service et de commerce, surtout occupés par des femmes, souvent à temps partiel subi", explique "Santé et Travail". >>
10:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mutualité française, maladies professionnelles, exposition, femmes au travail, troubles musculo-squelettiques
vendredi, 18 juillet 2008
Perspectives de l'économie mondiale : Ralentissement mondial de la croissance et hausse de l'inflation
Le FMI prévoit que de la croissance mondiale ralentira nettement au second semestre avant de se redresser peu à peu en 2009. Les projections actualisées des Perspectives de l'économie mondiale, publiées le 17 juillet, rehaussent aussi les taux d'inflation, en particulier pour les pays émergents et en développement.
Pour en savoir plus
http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2008/updat...
22:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fmi, croissance, inflation, perspectives, rapports
Christine BOUTIN veut revaloriser le métier de gardien d'immeuble
Un rapport sera remis au début du mois d'octobre 2008 afin que d'éventuelles dispositions législatives puissent être examinées lors du débat au Parlement du projet de loi « Actions pour l'accès au logement »
La profession de gardien d'immeuble et de concierge a perdu de son attrait. Leur nombre est en baisse constante depuis quelques années. Or la présence de gardiens ou de concierges dans les immeubles d'habitation participe au renforcement du lien social, notamment en faveur des personnes âgées isolées.
Le rôle de cette profession est donc indispensable, c'est pour cela que le Ministre s'en préoccupe.
A cette fin, elle a demandé à Françoise et Philippe PELLETIER de réunir un groupe de travail représentatif des différents acteurs concernés, et de lui remettre, pour le début du mois d'octobre, des propositions visant à revaloriser le métier de gardien et de concierge. >>
20:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christine boutin, logement, gardiens d'immeuble, concierge, revalorisation du métier
Tourisme : Hervé Novelli a reçu aujourd'hui le rapport de Jean-Michel Couve
Le rapport propose notamment :
- une meilleure coordination des actions de l'État et des collectivités locales dans le but d'optimiser l'utilisation des fonds publics dans la production et la promotion de projets touristiques ;
- une harmonisation des méthodes d'observation afin d'établir une véritable intelligence économique au service d'un meilleur pilotage de la stratégie de développement des territoires ;
- l'élaboration d'une véritable stratégie de développement des accords de coopération, permettant également de favoriser l'exportation de « savoir-faire ».
Hervé Novelli a félicité Jean-Michel Couve pour la richesse de son rapport, dont les propositions complèteront utilement la réflexion engagée il y a six mois avec plus de 100 professionnels du secteur qui a débouché sur le lancement lors des Assises nationales du tourisme d'une nouvelle politique touristique « Destination France 2020 ». >>
18:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hervé novelli, jean-michel couve, tourisme, destination france 2020
Le taux de rémunération du Livret A va passer à 4 %
<< Christine Lagarde a annoncé le 16 juillet sur RMC et BFMTV une hausse de la rémunération du Livret A, qui passera de 3,5 % à 4 % le 1er août prochain. Les parlementaires adopteront le 17 juillet la loi de modernisation de l'économie qui ouvre la distribution du Livret A à tout le secteur financier dès le 1er janvier 2009.
Avec cette augmentation de 3,5 % à 4 %, le taux de rémunération du Livret A atteindra ainsi son plus haut niveau depuis douze ans.
Le taux du Livret A, produit bancaire favori des Français, est déterminé par un calcul résultant de la moyenne entre les taux d'intérêt à court terme et l'inflation. "Nous devons tenir compte" de ces deux indicateurs, et "la moyenne arithmétique des deux nous approche de 4 %", a expliqué la ministre.
Le succès de ce produit d'épargne pourrait s'amplifier avec la généralisation de sa distribution à toutes les banques françaises, prévue par le projet de loi de modernisation de l'économie au 1er janvier 2009 : le nombre d'agences bancaires proposant le Livret A devrait alors passer de 22 000 à 44 000 guichets.
Pour éviter la "fraude", la ministre a précisé que "les banques seront tenues, chaque fois qu'elles ouvriront un Livret A (...) de vérifier auprès du fichier central qui recense l'ensemble des livrets, s'il existe déjà ou non un livret au nom du bénéficiaire qui vient solliciter de la banque l'ouverture d'un livret". >>
Premier Ministre, 18-VII-2008
16:03 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livret a, premier ministre, christine lagarde, fraude, modernisation de l'économie, épargne
EDF s'engage dans le développement de l'énergie des courants de marées
<< EDF vient de décider la construction du premier projet pilote de ferme hydrolienne en France pour produire de l'électricité à partir de l'énergie contenue dans les courants de marées. 3 à 6 hydroliennes, d'une capacité totale de 4 à 6 MW, seront installées et raccordées au réseau d'électricité dès 2011 au large de Paimpol (Côtes d'Armor), dans une zone où l'intensité des courants atteint des niveaux parmi les plus élevés d'Europe.
Cette première mondiale représente l'aboutissement de plus de 4 années de concertation et d'études sur les côtes bretonnes et normandes. Le choix du site de Paimpol-Bréhat s'est imposé au regard de critères techniques et économiques. En outre, l'accueil du projet, porté par les décideurs locaux, fait l'objet d'un fort consensus de la part des élus, des associations de protection de l'environnement et de tous les acteurs de la mer.
L'installation de ce démonstrateur permettra de tester la technologie en conditions réelles, d'en apprécier la rentabilité et d'établir un cadre administratif et juridique susceptible de favoriser le développement d'une filière française.
En effet, l'énergie des courants des marées n'émet pas de gaz à effet de serre et présente l'avantage d'être totalement prévisible. Cette nouvelle source d'énergie pourrait donc, à long terme, contribuer significativement à la production d'électricité d'origine renouvelable, en particulier au Royaume-Uni et en France, qui concentre à elle seule 80 % du potentiel européen hydrolien, soit une production d'électricité de 10 millions de MWh par an.
Pour Pierre Gadonneix, Président Directeur Général d'EDF, « EDF, qui est, grâce à l'énergie nucléaire et hydraulique, l'énergéticien le moins émetteur de CO2 en Europe, fait du développement des énergies renouvelables une de ses priorités. Ce projet de ferme hydrolienne, qui s'inscrit dans ce cadre, répond en cela aux travaux du Grenelle de l'Environnement. Les énergies marines constituent en effet une source d'électricité sûre et inépuisable, susceptible de contribuer à répondre aux besoins grandissants en énergie des populations et aux engagements internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. ». >>
EDF, 17-VII-2008
14:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : edf, énergies renouvelables, énergie hydrolienne, paimpol-bréhat, environnement, pierre gadonneix
Fiscalité du tabac : la Commission propose d'augmenter les accises
<< La Commission européenne a présenté aujourd'hui un rapport et une proposition de directive en vue de modifier la législation communautaire en vigueur en matière de droits d'accise sur le tabac. La proposition de directive prévoit une augmentation progressive, jusqu'en 2014, des niveaux minimaux communautaires de taxation applicables aux cigarettes et au tabac fine coupe.
Elle actualise aussi les définitions des différents types de produits du tabac afin de supprimer des lacunes qui permettent à certains types de cigarettes ou de tabac fine coupe d'être présentés comme s'il s'agissait de cigares, de cigarillos ou de tabac à pipe et de bénéficier ainsi d'un taux de taxation réduit. La proposition présentée aujourd'hui réduira les différences de niveaux de taxation du tabac entre États membres et contribuera donc à lutter contre la contrebande intracommunautaire de tabac. En outre, cette proposition rendra les règles de taxation plus transparentes, ce qui créera des conditions de concurrence équitables pour les fabricants et donnera aux États membres une certaine souplesse pour fixer des taxes minimales. Elle vise aussi à contribuer à réduire la consommation de tabac de 10 % dans les cinq prochaines années.
László Kovács, membre de la Commission chargé de la fiscalité et de l'union douanière a déclaré: «La proposition présentée aujourd'hui soutient la politique de l'UE visant à réduire la consommation de tabac ainsi que les écarts de prix des produits du tabac au sein de l'UE. Elle permettra de diminuer le commerce illicite et les achats transfrontaliers, deux phénomènes qui font baisser les recettes fiscales et compromettent les objectifs de santé des États membres imposant des taxes élevées pour dissuader les citoyens de fumer. Elle accordera davantage de flexibilité aux États membres pour fixer les niveaux minimaux de taxation et modernisera les règles en vigueur afin de garantir des conditions de concurrence équitables pour les producteurs et les détaillants.»
La fiscalité s'inscrit dans une stratégie globale de prévention et de dissuasion en matière de tabagisme, qui comprend également d'autres mesures importantes, comme des mesures non financières, la protection contre l'exposition à la fumée du tabac, la réglementation de la composition des produits, les restrictions en matière de publicité, etc. Cependant, selon la Banque mondiale, l'augmentation du prix des produits du tabac est le moyen le plus efficace de prévenir le tabagisme.
On observe actuellement des différences considérables en ce qui concerne les niveaux de taxation entre les États membres appliquant les taxes les plus faibles et ceux appliquant les taxes les plus élevées. Pour les cigarettes, la différence peut s'élever jusqu'à près de 600 % de l'accise exprimée en euros.
En raison de cette grande divergence des niveaux de taxation au sein de l'Union, on estime qu'en 2004 les achats transfrontaliers de produits taxés représentaient au total approximativement 13 % du marché du tabac de l'UE-25. Sur certains grands marchés, ce chiffre dépasse même la barre des 20 %.
Cigarettes
Actuellement, les accises perçues sur les cigarettes doivent représenter au moins 57 % du prix de vente et s'élever au moins à 64 euros par 1 000 cigarettes pour les produits de la classe de prix la plus demandée dans un pays donné.
Le concept de classe de prix la plus demandée a été défini il y a plus de trente ans lorsque les marchés nationaux étaient dominés par une marque, qui était clairement «la plus demandée». Aujourd'hui, les marchés sont plus dynamiques, ils comptent plusieurs marques connues et subissent de fréquents changements de prix. Afin d'accroître la transparence et de mettre les fabricants sur un pied d'égalité, la Commission propose de remplacer la classe de prix la plus demandée par un prix moyen pondéré de toutes les cigarettes pour déterminer la base de calcul. Pour soutenir les objectifs en matière de santé, il faudra prévoir simultanément une taxe minimale en termes monétaires applicable à l'ensemble des cigarettes.
Selon la nouvelle proposition, d'ici à 2014, le pourcentage appliqué actuellement, à savoir 57 %, sera porté à 63 % du prix moyen pondéré et le montant des accises de 64 euros sera porté à 90 euros pour toutes les cigarettes. On estime que cette mesure contribuera à réduire la consommation de tabac de 10 % dans la plupart des États membres dans les cinq années à venir.
La Commission propose aussi d'accorder davantage de flexibilité aux États membres en ce qui concerne la fiscalité du tabac. Pour ce faire, elle entend supprimer la règle actuelle qui leur interdit d'imposer une accise minimale supérieure à 100 % du montant total des accises sur la classe de prix la plus demandée. Par ailleurs, la Commission propose de porter la fourchette de l'élément spécifique de l'accise de 5 % - 55 % à 10 % - 75 %.
Produits du tabac autres que les cigarettes
Bien que les cigarettes et le tabac fine coupe présentent des caractéristiques différentes, ce sont deux produits concurrents et ils sont aussi nocifs l'un que l'autre pour la santé. L'écart entre le niveau actuel de taxation des cigarettes et celui du tabac fine coupe (la taxation appliquée aux cigarettes à rouler est parfois inférieure de 30 % à celle appliquée aux cigarettes ordinaires) donne lieu à un phénomène de substitution. Entre 2002 et 2006, la consommation de cigarettes a diminué de plus de 10 %, alors que parallèlement, celle de tabac fine coupe a enregistré une augmentation de près de 10 % dans l'UE-25. Pour remédier à ce problème, la Commission propose un alignement partiel du taux minimal applicable au tabac fine coupe sur celui applicable aux cigarettes.
En ce qui concerne les cigares et les cigarillos, la proposition présentée aujourd'hui modifie la définition de ces produits pour faire en sorte que l'application du taux minimal réduit soit limitée aux «cigares et cigarillos traditionnels». Cette modification est nécessaire, car certains nouveaux produits du tabac sont présentés comme des cigares/cigarillos pour pouvoir bénéficier du taux de taxation réduit, même si, sur le plan de leur fonction, de leur goût, de leur filtre et de leur présentation, ils sont semblables aux cigarettes. La définition du tabac à pipe sera également adaptée pour mieux différencier le tabac à pipe du tabac fine coupe, plusieurs États membres ayant signalé que certains tabacs étaient vendus comme tabac à pipe alors qu'ils étaient avant tout destinés aux cigarettes à rouler ou aux tubes à cigarettes. >>
Commission Européenne, 16-VII-2008
08:00 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : commission européenne, tabac, fiscalité, augmentation des taxes, cigarettes, cigares, pipe
jeudi, 17 juillet 2008
Qualité de l'air : signature d'une convention de partenariat entre la RATP et Airparif
Un comité technique, composé d'experts des deux organismes, sera chargé de faire un bilan chaque année, de définir les actions et les enjeux pour les années à venir. Pour l'année 2008, ce partenariat portera principalement sur deux points.
- Une première campagne de mesure sera réalisée conjointement par la RATP et Airparif , en décembre, dans une station de métro. Des mesures seront effectuées à la fois par la RATP et par Airparif en différents points de la station de façon à évaluer les variations de niveaux à l'intérieur d'une même station. Airparif sera notamment chargée d'établir des corrélations entre les variations de la qualité de l'air dans les enceintes souterraines de la RATP et celles de l'air extérieur.
- Le développement des transports en commun en zone urbaine dense étant un facteur d'amélioration de la qualité de l'air extérieur, des études visant à mieux connaître la contribution de ceux-ci à la réduction de la pollution locale en région Île-de-France nécessitent d'être menées. Le deuxième axe de travail de 2008 concerne donc l'utilisation par Airparif de son nouvel inventaire des émissions de polluants atmosphériques, récemment actualisé dans le cadre du Plan régional de la qualité de l'air (PRQA) et d'outils de modélisation de la pollution atmosphérique . La combinaison de ces outils et les informations détaillées fournies par la RATP sur son parc roulant permettra de calculer l'avantage procuré par l'utilisation des différents modes de transport de la RATP (bus, métro, RER, tramway) par rapport à des déplacements effectués en voiture particulière.
La surveillance de la qualité de l'air extérieur évolue vers une meilleure connaissance de l'exposition des Franciliens au cours d'une journée et en particulier dans les transports. Les éléments de compréhension qui seront apportés tout au long de cette convention à travers les études et des échanges réalisés avec la RATP sont essentiels pour Airparif.
La RATP rappelle, par ailleurs, qu'elle publie sur son site Internet, depuis le mois de janvier 2008, les résultats des mesures de qualité de l'air dans trois de ses stations, dans un souci de transparence conforme à l'esprit du Grenelle de l'Environnement (dans l'onglet Nous connaître/La Qualité de l'Air : Publication des mesures). Comme pour tous les travaux menés par Airparif, les résultats de ce partenariat seront également mis à disposition du public sur son site internet www.airparif.asso.fr
Cette convention signe ainsi l'alliance d'une politique environnementale volontariste de la RATP d'amélioration de la qualité de l'air et de la compétence technique d'Airparif, à la fois indépendante et reconnue, au bénéfice des voyageurs franciliens. >>
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