jeudi, 03 juillet 2008

Christine Lagarde et Luc Chatel ont signé la charte nationale de coopération dans le secteur automobile

<< Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi et Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la consommation, porte-parole du Gouvernement, ont signé ce matin la charte nationale de coopération pour le soutien et l'accompagnement des entreprises du secteur automobile et de leurs salariés.

Pour la première fois, les principaux acteurs d'un secteur industriel et les partenaires sociaux, avec le soutien de l'État, entreprennent une démarche concertée visant à anticiper et accompagner les mutations économiques qu'induisent les évolutions du marché européen et mondial et les changements technologiques.

Ainsi, la charte réunit l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), le Conseil national des professions de l'automobile, les organisations syndicales de salariés et les représentants des équipementiers automobiles.

Christine Lagarde avait demandé à ces acteurs au mois d'août 2007 de poursuivre le travail de propositions entamé à l'automne 2006 par le Gouvernement.

Conclue pour une durée de trois ans, cette charte définit des modalités de concertation, d'action et de financement favorisant la mise en oeuvre d'actions destinées à préserver au mieux les intérêts des salariés, des entreprises concernées et de l'économie locale et nationale. En particulier, la charte organise la coopération sur les territoires concernés par les adaptations à réaliser. Tout en respectant le rôle et les responsabilités des différents partenaires, elle prévoit un programme d'actions à mener collectivement sur les thèmes suivants :

* veille, alerte et anticipation économique et sociale, meilleure appréciation des besoins en termes d'emplois et de compétences ;
* attractivité, recrutement et intégration durable de salariés dans le secteur ;
* maintien, évolution et reconversion de salariés tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du secteur automobile, dans le souci d'éviter les ruptures et faciliter les transitions professionnelles.

L'enveloppe budgétaire afférente est évaluée à 150 millions d'euros sur trois ans, dont un tiers mobilisé par l'État.

A différents niveaux, la démarche a vocation à associer les collectivités territoriales, d'autres partenaires économiques, sociaux et publics. Elle pourra également prendre appui sur la dynamique des pôles de compétitivité et, plus largement, de toute organisation travaillant à la performance du secteur.

La signature de l'État aux côtés des professionnels du secteur automobile, illustre l'engagement déterminé du Gouvernement, pour permettre aux entreprises du secteur, notamment les PME, de rester compétitives dans un contexte de très forte concurrence, pour adapter les compétences en fonctions des évolutions et pour sécuriser les trajectoires professionnelles des salariés. >>
 
Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, 03-VII-2008