jeudi, 05 juin 2008
Le candidat Obama
<< C'était avant l'irruption de Barack Hussein Obama, 45 ans, sénateur démocrate de l'Illinois. L'élégant métis avait été propulsé sur la scène nationale par le «Big Speech», son allocution prononcée lors de la Convention démocrate de 2004. La presse n'a pas mis longtemps à le comparer à Kennedy, alors qu'un commentateur estimait que «jamais, depuis un demi-siècle, le parti démocrate n'avait connu si bon orateur». En février, l'audacieux Obama a annoncé sa candidature. Et a créé une première surprise : début avril, il parvenait à obtenir pratiquement autant de fonds démocrates qu'Hillary pour se lancer dans l'aventure (25 millions de dollars contre 26 millions). Hier soir, ils se retrouvaient tous les deux pour un premier débat télévisé en Caroline du Sud, avec les six autres prétendants démocrates déclarés. Selon un récent sondage, Barack Obama recueille désormais autant d'intentions de vote démocrates que l'ex-First Lady.
Ses thèmes principaux
Il se dit déterminé à introduire aux Etats-Unis la couverture médicale universelle, à restreindre les émissions de gaz à effet de serre et, surtout, à mettre fin à la guerre en Irak. Opposé dès le début à l'invasion de 2003, il dit qu'il «n'est pas contre toutes les guerres, mais qu'il est contre les guerres idiotes». Il demande un retrait effectif des troupes de combat mais pas de tous les GI pour mars 2008.
Son style
Orateur hors pair, Obama parle avec l'aisance d'un professeur et sait s'enflammer comme une rock star. Idéaliste, sympathique, jeune, sûr de lui, il dégaine des phrases frappées au coin du bon sens et ne néglige pas les bonnes formules. Il fait souvent taire les applaudissements plutôt que de les susciter. Et sait balayer avec fausse modestie les interrogations soulevées par son manque d'expérience. Il se pose en Américain patriote, fier de l'être, quitte à en rajouter. «In our great country» («dans notre grand pays»), lâchait-il récemment devant un comité sénatorial sur le réchauffement planétaire. «La politique n'est pas un jeu», dit-il souvent, l'air grave.
L'argent et les soutiens
Sa force, c'est déjà sa popularité. Avec ses 25 millions engrangés, Obama a surtout su récupérer un nombre impressionnant de petits contributeurs : 100 000 personnes ont donné de petites sommes via le site Internet du candidat, totalisant 7 millions de dollars. Hillary, de son côté, n'en a engrangé que 4. Obama aurait donc davantage de potentiel. Il s'est allié le producteur milliardaire David Geffen et, dans le monde de la finance, George Soros. Tous deux étaient pourtant jusqu'alors des «FOB» (Friends of Bill).
Ses atouts
Ce nouvel acteur du jeu politique américain a beaucoup de succès auprès de l'aile libérale du Parti démocrate. Dans un hommage maladroit, le sénateur démocrate Joe Biden l'a décrit comme «le premier Africain-Américain qui s'exprime bien, est intelligent, net et présente bien». Il a le soutien de l'influent pasteur noir Jesse Jackson, mais il lui reste à conquérir le vote noir qui, pour l'instant, penche encore pour Clinton en raison des relations tissées par Bill. «Obama n'est pas noir», s'est exclamée, en février, l'auteure noire Debra Dickerson. Mais Obama a déjà commencé l'offensive de charme, auprès notamment de la communauté noire new-yorkaise et du révérend Al Sharpton. >>
mercredi, 21 mai 2008
Exclusif : Hillary Clinton irait à la Cour Suprême
19:30 Publié dans A partager | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hillary clinton, cour suprême, barack obama
mercredi, 23 avril 2008
Ce n'est pas fini !

Je romps le silence de mes vacances pour évoquer la très nette victoire de la sénatrice du New York lors de la primaire démocrate de Pennsylvanie.
C'est une preuve éclatante que rien n'est encore joué. Elle a su parler au coeur de l'électorat américain. Hillary Clinton apparaît comme une présidente digne de confiance pour les Américains des classes populaires.
La victoire en Pennsylvanie marque une nouvelle étape dans la bataille pour l'investiture démocrate et l'on aura tort de s'en tenir uniquement au décompte des délégués. Il faut savoir qui sera le plus à même de battre John McCain qui portera les couleurs républicaines dans quelques mois.
Aujourd'hui, Hillary Clinton peut se réjouir de son succès dans l'un des Etats décisifs pour la campagne d'automne. Je souhaite qu'elle transforme l'essai. Allez Hillary !
10:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hillary clinton, pennsylvanie, victoire, barack obama


