jeudi, 11 septembre 2008

La démocratie locale au quotidien

Il y a un an, le 11 septembre, se déroulait la primaire socialiste qui allait désigner la tête de liste pour les élections municipales de Nemours. J'y étais candidat ; Jean-Pierre Béranger l'a emporté d'une voix, au terme d'une procédure largement truquée (votants non à jour de cotisations, nouveaux inscrits sur les listes électorales, refus pour certains anciens camarades de voter). J'ai demandé des comptes au Parti Socialiste de Seine-et-Marne qui m'a menacé d'exclusion. C'est pourquoi j'ai démissionné du PS quelques semaines plus tard.

Je suis à présent au Parti Radical Valoisien car je suis persuadé que l'on ne pourra pas avancer si on se borne à une opposition idéologique. Le sectarisme et l'esprit de chapelle ne peuvent plus servir de programme. J'ai exercé des responsabilités au PS et je regrette que les combinaisons empêchent certains d'y voir plus clair. Je me considère aujourd'hui comme un compagnon de route du Parti Socialiste. J'espère m'être défait de l'esprit de système de ses dirigeants.

J'avais centré ma campagne en interne sur des thèmes tels que le renouvellement des équipes et l'ouverture aux forces vives de Nemours. Parce que j'étais porteur d'un espoir et d'une manière nouvelle de faire de la politique, j'ai souhaité rejoindre Jacques Nave. Dès les premières rencontres, nous sommes tombés d'accord sur un programme d'action pour notre ville : redéfinition des intercommunalités, accès à la propriété, une gestion plus proche des concitoyens.

La campagne municipale a été une formidable aventure humaine. Nous avons parcouru les rues de Nemours ; nous avons rencontré les habitants ; nous avons présenté notre vision municipale à long terme. Le soir du premier tour, notre liste a obtenu plus de 18 % des voix. Très vite, j'ai décidé de soutenir la liste de la candidate de l'UMP car elle représentait une part du renouvellement que nous appelions de nos voeux.

Depuis six mois, j'ai laissé l'équipe de Madame Lacroute prendre ses marques. Je ne suis intervenu dans le débat que quand je le jugeais utile. Sur un certain nombre de dossiers, beaucoup d'interrogations demeurent. Il convient à présent de retisser le lien démocratique et l'esprit de dialogue de la campagne électorale. J'invite celles et ceux qui sont intéressés par le débat dans notre ville de Nemours à venir rapidement échanger sur ce blog.

La démocratie locale, ce n'est pas quelques conseils de quartier dont les membres sont nommés par l'équipe dirigeante. C'est résolument un souci quotidien, c'est laisser les Nemouriennes et les Nemouriens discuter des problèmes de leur cité, c'est entendre les avis différents, divergents parfois. Si l'on veut redonner un avenir à Nemours, il faut d'abord ne pas se tromper de méthode.

Romain Masson-Mureau.

mardi, 17 juin 2008

Nemours-Fontainebleau : vers une nouvelle intercommunalité ?

Pour une surprise, c'est une surprise ! Il y a quelques années une intercommunalité voyait le jour : l'association des Communes du Val de Loing. A l'époque, ses principaux fondateurs (Claude Jamet, Jean-Claude Thébault et Jean-Pierre Béranger) y voyaient un moyen de lutter contre les fermetures d'entreprises dans notre département. L'avantage de cette association était géographique : les communes qui la composent ne sont pas à plus de 15 km à la ronde. 
 
La nouvelle maire de Nemours, Valérie Lacroute, a décidé de ne pas renouveler la participation de notre ville dans les instances des Communes du Val de Loing. Elle opte pour une intercommunalité avec Fontainebleau. Comme l'affirme le maire de cette ville, des projets, surtout touristiques, pourraient ainsi se développer et aider au rayonnement de notre ville.
 
Il me semble que l'avenir de Nemours et de sa région est beaucoup trop important pour que cela se passe d'un débat. Dans les mois qui viennent les habitants de notre commune devront être informés des tenants et aboutissants d'une telle structure. Espérons que les étiquettes politiques ne président pas à la création de cette nouvelle intercommunalité. Les Communes du Val de Loing ont depuis quelques années lancé des travaux d'études qu'il serait bon de ne pas laisser aux oubliettes...
 
Romain Masson-Mureau 
 
<< COUP de théâtre pour les projets d'intercommunalité du sud de la Seine-et-Marne. Un projet bien avancé impliquait dix-neuf communes, comprenant notamment Bagneaux, Souppes et Nemours. Mais, vendredi, les maires UMP de Fontainebleau et Nemours, Frédéric Valletoux et Valérie Lacroute, ont annoncé à la sortie d'une réunion de travail leur désir de s'allier pour créer une communauté de communes d'ici à 2009. Et de déclarer en choeur : « Nous nous donnons six mois pour la créer. Bien sûr, elle sera ouverte aux autres communes, comme Bagneaux ou Souppes ! » Frédéric Valletoux avait déjà évoqué « un élargissement du côté de Bourron-Marlotte, ou de La Chapelle-la-Reine... ou Nemours ». Et ce, après l'élection récente d'Odette Hugo, adjointe au maire de Fontainebleau, à la tête de la communauté de communes de Fontainebleau - Avon, à la place du maire d'Avon. Mais sans plus.

Pour l'instant, un élargissement avec les autres communes du canton de Fontainebleau semble bien compromis, ces dernières ayant créé deux autres intercommunalités. Alors, pour Frédéric Valletoux, il est naturel de se retourner vers Nemours. « C'était l'objet de notre réunion de travail. Nous avons beaucoup de projets à partager. D'abord, le tourisme. Depuis un an, nous avons créé un comité des maires réunissant une trentaine d'élus afin de réfléchir ensemble au développement touristique du sud de la Seine-et-Marne. Nemours nous y rejoint. Nous voulons constituer une offre touristique afin de favoriser les séjours de week-end. Nous avons, pour cela, deux châteaux en commun. On peut aussi développer des circuits vélo et bien d'autres choses. »

Les maires de gauche de Bagneaux et de Souppes en restent pantois Autre point commun, l'offre de santé. « Nous allons la développer, avec la création de maisons de la santé, et mutualiser les moyens de nos hôpitaux en procédant à une fusion administrative des deux établissements », poursuit le maire de Fontainebleau. Des projets concrets apparemment , mais qui laissent pantois les maires de gauche de Bagneaux et de Souppes, à l'origine de l'autre projet d'intercommunalité. « Je n'étais pas au courant du dialogue Fontainebleau-Nemours. Je suis déçu, car nous avions déjà beaucoup travaillé avec Nemours », confie Pierre Babut. Même écho chez Claude Jamet : « J'avais deviné qu'il se tramait quelque chose. C'est idiot, car nous avions informé le préfet de notre projet. On avait même désigné un chef de projet, subventionné par le conseil général. Tant pis, on ira sans Nemours. » >>

Pascal Villebeuf, Le Parisien, 16-VI-2008 

samedi, 14 juin 2008

Etonnantes révélations à propos du gymnase des Chérelles

Jean-Pierre Béranger a beau être serein, l'affaire est grave. Le chantier de reconstruction du gymnase des Chérelles (cela s'écrit comme cela), incendié au début de l'année 2001, a été sévèrement critiqué par le préfet. Le marché passé ne serait pas légal...
 
On découvre toujours des erreurs au départ des équipes sortantes, mais celle-ci est de taille. Espérons que les Nemouriennes et les Nemouriens n'auront pas en payer le prix. Les caisses sont vides et le gymnase des Chérelles est un vieux serpent de mer qui a, en partie, contribué à la défaite de Charles Hochart, en 2001.
 
On n'aurait tout de même pas attendu sept ans pour s'offrir une infrastructure au-delà du prix du raisonnable ?
 
Romain Masson-Mureau 
 
<< L'EUPHORIE du lancement de la rénovation urbaine du quartier du Mont-Saint-Martin (5 324 habitants) n'aura pas duré longtemps. La mairie UMP a annoncé hier « l'éventuelle menace d'un arrêt du chantier de reconstruction du gymnase des Cherelles, pour cause de recours du préfet au tribunal administratif ».
Ce premier chantier de la rénovation urbaine, dont le total s'élève à 70 millions d'euros, a été lancé fin décembre 2007. Il s'agit de reconstruire, pour 2,8 millions d'euros, un gymnase détruit par un incendie criminel. Les travaux de ce bâtiment, qui aura une surface de 2 500 m 2 , avancent vite. Mais voilà, quelques mois avant le début du chantier, le 28 septembre 2007, le service de contrôle de légalité indique à la mairie, dirigée alors par le maire PS Jean-Pierre Béranger, que le marché n'est pas légal.

Le tribunal tranchera Le maire a signé un marché d'un montant inférieur au coût réel. Des courriers sont échangés. Mais le mal est fait et le préfet, d'après la loi, doit porter l'affaire au tribunal administratif. « Elle aurait dû être jugée jeudi dernier à Melun. Mais elle a été reportée », souligne la mairie.

Heureusement, le recours du préfet n'est pas suspensif. Olivier Béatrix, actuel premier adjoint, estime qu'il y a quand même « une inquiétude sérieuse à avoir. Qui nous dit que le chantier ne sera pas suspendu par le tribunal administratif ? S'il faut ensuite renouveler des appels d'offres, cela va entraîner des surcoûts importants. C'est le résultat d'un manque de maîtrise des dossiers de l'ancienne équipe municipale ».

Jean-Pierre Béranger, lui, se veut serein. « C'est exact, il y a eu une erreur administrative de la mairie. Il aurait fallu une nouvelle délibération. On avait un délai de trois mois. Et puis l'échéance électorale est arrivée. Mais ce que ne dit pas l'actuelle municipalité, c'est que le tribunal administratif, jeudi dernier, a reporté son jugement... sine die. Je ne vois pas les autorités flinguer l'Anru de Nemours, qui a eu tant de mal à se mettre en place. » >> Pascal Villebeuf, Le Parisien, 29-V-2008

 

 

samedi, 09 février 2008

On ne peut pas tout faire pendant une campagne électorale

Les Nemouriennes et les Nemouriens que nous rencontrons depuis quelques jours en sont indignés.

La candidate estampillée UMP, Valérie Lacroute, a publié sur son site une photographie d'une chambre d'enfant qui a pour but de montrer les conditions de vie dans un logement insalubre au Mont Saint-Martin.

Celles et ceux qui ont échangé avec nous sur ce sujet ne comprennent pas ce faux pas de la part de la candidate dont l'investiture a été décidée par des responsables seine-et-marnais qui ne savent rien de la réalité nemourienne.

Les Nemouriennes et les Nemouriens pensent que l'on ne peut pas tout utiliser à des fins électorales. Très justement, ils posent la question de la décence en politique.

Il ne sert à rien d'instrumentaliser les difficultés du quotidien. Nous sommes persuadés que des solutions concrètes et réalisables valent mieux que toute propagande ou utilisation abusive des problèmes qui se posent réellement à nos concitoyens.

Nous déplorons ce manque de tact et nous souhaitons que Valérie Lacroute supprime rapidement cette photographie de son site de campagne.
 
Valérie Lacroute - nemours - élections municipales nemours - UMP

jeudi, 31 janvier 2008

C'est demain soir !

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Jacques Nave, Valérie Lacroûte, Jean-Pierre Béranger, Charles Napoléon, Romain Masson, Ginette Tardy

mardi, 22 janvier 2008

Notre projet éducatif pour Nemours

Avec Jacques Nave et son équipe, nous portons au coeur de notre projet une politique éducative digne de notre ville.

Nous réussirons à mettre en place une véritable école après l'école. Les jeunes nemouriens doivent bénéficier le soir d'un soutien scolaire de qualité. Des aménagements des locaux des écoles seront entrepris pour leur fournir un cadre approprié. Les écoliers qui resteront en étude ne peuvent pas travailler dans les mêmes salles que celles de la classe et y passer ainsi toute la journée.
Nous agirons en concertation avec les équipes pédagogiques et les associations pour que ceux que l'on appelle "les orphelins de 16h30" puissent bien faire leurs devoirs dans un ambiance de travail. Ce dispositif doit s'inscrire dans le temps. Les investissements seront à la hauteur des enjeux pour l'avenir de Nemours et de sa jeunesse.

Nous donnerons aux professeurs et aux directeurs des écoles les moyens matériels qu'ils réclament depuis de longues années. Il n'est pas décent que certains écoliers de maternelles aient, dans le mandat qui s'achève, dormis lors de la sieste non pas sur des matelas, mais sur des couvertures, à même le sol. De plus, il n'est plus possible de réfléchir à supprimer les en-cas des petits nemouriens.

Notre politique éducative ne sera pas gestionnaire. Elle est résolument tournée vers le développement des aptitudes et des capacités de nos enfants. C'est pourquoi nous envisageons d'accroître les efforts dans les activités d'éveil (musique, arts plastiques, activités culturelles) et sportives (vaste choix pour les garçons et les filles) dès le CE2, deux après-midi par semaine.
Nous proposons également de revenir sur la sectorisation en collège (Arthur Rimbaud et Honoré de Balzac). Le maire de Nemours sortant a privilégié une sectorisation qui ne mélange plus les élèves des écoles de Nemours, allant contre les voeux et faisant fi des protestations des associations de parents d'élèves. Il n'est pas acceptable de revenir sur l'une des missions essentielles de l'école : la mixité et la rencontre entre des milieux sociaux différents.

Avec Jacques Nave et son équipe, nous voulons que nos enfants profitent d'une école où la réussite de chacun est une priorité.
 
Jacques Nave, Valérie Lacroûte, Jean-Pierre Béranger, Charles Napoléon, Romain Masson, Ginette Tardy
 

samedi, 19 janvier 2008

Une réunion publique placée sous le signe de la colère.

On attendait un débat constructif, un échange cordial. Il n'en a rien été. Le maire sortant de Nemours s'est laissé emporter. Aux questions concrètes des habitants, il n'a malheureusement pas apporté de réponse convenable. La vie des Nemouriens, leurs problèmes, leur quotidien, cela ne l'intéresse pas. Est-il responsable de quelque chose ? A-t-il vraiment géré la commune ? Comment a-t-il pu être à la tête de notre cité pendant sept années s'il n'est pas capable d'expliquer sereinement son bilan ?

Pourquoi prend-il chaque commentaire pour une attaque personnelle ? Chacun peut apporter sa part dans le débat publique. C'est cela la démocratie !

 

Jacques Nave, Valérie Lacroûte, Jean-Pierre Béranger, Charles Napoléon, Romain Masson, Ginette Tardy

 

jeudi, 17 janvier 2008

L'exactitude compte quand l'on est maire.

Je viens de prendre connaissance de la dernière mouture de Nemours Magazine. Dans cette autre communication électorale financée par les impôts des Nemouriens, on apprend où en sont les quelques travaux de l'équipe Béranger. Tout commencerait miraculeusement aujourd'hui. C'est trop beau pour être vrai !

Une correction. Jean-Pierre Béranger affirme que 2 des 8 millions de Français mobilisés lors de la Grande Guerre (1914-1918) ne sont jamais revenus. C'est faux ! En comptant les troupes coloniales, on arrive péniblement au chiffre de 5,5 millions de mobilisés. Et les morts au champ de bataille ont été 1,3 million. On est loin du compte.
 
Si le budget de la commune est aussi inexact, on va devoir s'attendre à des surprises...

jeudi, 03 janvier 2008

Une nouvelle année s'ouvre à Nemours

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En cette nouvelle année, je forme des voeux de bonheur, de prospérité et de santé pour tous les Nemouriens.

D'où que l'on vienne, l'essentiel est de se retrouver pour que notre ville aille de l'avant.
Ceux qui me connaissent savent que le rassemblement de toutes les bonnes volontés me tient à coeur depuis longtemps. Avec Jacques Nave, nous y oeuvrons au quotidien.
Je souhaite ardemment que cette nouvelle année soit une année utile pour Nemours. Les échéances électorales constituent un moment crucial pour son avenir.
 
Je compte sur vous pour que nous relevions ensemble les défis municipaux ; vous pouvez être certain de ma détermination à agir pour tous les Nemouriens.
 
Romain Masson-Mureau.